LA REVOLUTION BLEUE

1-L'ESSENTIEL
Question: Que faites vous en ce moment?
Réponse: Je milite pour la Révolution bleue.
Question: C'est quoi la révolution bleue?
Réponse:
La révolution bleue exige le remplacement du système responsable du désastre national. Elle appelle à la Révolution pour défendre la Patrie et rétablir la République.
Question: Qu'est ce que la révolution bleue m'apportera? A moi, concrètement?
Réponse: Vous redeviendrez détenteur de l'autorité de l'Etat qui vous a été confisquée par le système. Vous pourrez ainsi participer au sursaut national face aux périls qui menacent tous les Français ( A commencer par vous!)
2-RAPPEL DES FAITS
"Le pouvoir du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple"
-Sur Claude Reichman: Vous y trouverez l'appel initial de Claude Reichman et différents éditoriaux.
-Sur revolutionbleue.over-blog.com. Vous trouverez sur ce blog de nombreuses informations concernant les activités présentes, passées ou futures de la Révolution bleue.
-Sur Vive la Révolution bleue. Vous trouverez sur ce site un diagnostic de la situation , douze mesures de salut public présentées à titre indicatif et une vidéo esquissant la stratégie possible.
S'agissant des menaces qui pèsent sur la France, cliquez sur les sites résistants:
3-ORGANISATION
Procédure express:
Communiquez nous ces éléments à l'avance pour qu'on puisse les annoncer sur la messagerie téléphonique et lors de nos chroniques.
REVOLUTION BLEUE TOULOUSE 31
A ceux qui ne peuvent pas partir en Suisse.
A ceux qui ne veulent plus être les otages des grèves qui tuent l'économie du Centre Ville.
A ceux qui ne veulent plus financer les retraites et primes dorées du secteur public.
A ceux qui ne supportent plus de voir transformer les coupables en victimes et les victimes en garde à vue ou devant les tribunaux.
A ceux qui refusent la repentance de la France.
A ceux qui savent qu'il n'existe pas d'islam républicain.
cahierdoleances@yahoo.fr

Jean-Marie Le Pen, Discours aux Herbiers (22/10/06) 
Mesdames et messieurs,
Permettez-moi tout d’abord, en exergue à mon propos du jour, de vous dire mon plaisir d’être ici, avec vous, au cœur de la Vendée profonde.
Pourquoi ce déplacement ?
Certains diront que, Breton, je considère cette belle région comme une Marche de la Bretagne historique. Il est vrai que les découpages administratifs contemporains ne respectent pas toujours les réalités charnelles et culturelles des anciennes Provinces.
D’autres écriront que le chef de la droite nationale, sensible aux pays de traditions et aux hommes de la terre, attentif aux « petites patries » et conscient de la grandeur monarchique passée de notre pays, ne pouvait manquer de venir saluer, à l’occasion de la campagne, les vestiges de la Chouannerie, étendards éternels de la vieille France catholique et royale.
Oui, c’est vrai, je pense toujours avec émotion à l’insurrection vendéenne, à Charette, la Rochejaquelein ou Lescure, et aux Colonnes Infernales de Turreau.
Le fait de considérer l’Histoire de France comme un tout n’exclut pas de condamner le véritable génocide dont fut victime une population de paysans vendéens dont le seul crime fut d’être fidèle à Dieu et au Roi et j’avoue que les grandes figures de la Vendée militaire m’on attiré ici autant que d’autres personnages, acteurs majeurs de l’histoire de France, tels Georges Clémenceau et Jean de Lattre de Tassigny, tous deux originaires de Mouilleron-en-Pareds, qui se couvrirent de gloire durant les deux guerres mondiales du XXème siècle, et y jouèrent un rôle de premier plan.
J’ai d’ailleurs visité ce matin, à Mouilleron, la Maison de Clémenceau, puis le Musée des Deux Victoires, qui présente à la fois l’action de Clémenceau et de Lattre, avant de me rendre, pour un hommage solennel, à la stèle aux combattants de l’Union Française qui commémore les trois généraux commandants en chef en Indochine, de Lattre de Tassigny, Leclerc et Salan. Chacun de ces hommes a attaché son nom à l’histoire de France. Notre ami Alain de Lacoste-Lareymondie, père de Jean-Marc, notre Secrétaire Départemental de Charente-Maritime, fut, au titre du Conseil d’Etat, chef du Cabinet civil du Général de Lattre en Indochine et membre du Cabinet civil du Général Salan en Algérie.
Clémenceau, le Tigre, médecin de formation, fut pendant la Commune de Paris, à l’âge de 30 ans, maire du 18ème arrondissement, député puis, à la fin du XIXème siècle, le redoutable chef du parti républicain radical. Président du Conseil de 1906 à 1909, partisan acharné de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il réprima durement les grandes grèves du Nord et de l’Est, tout en créant le ministère du travail. Il réorganisa la police et fonda avec Hennion les fameuses Brigades du Tigre pour lutter contre les anarchistes.
A contrecœur, Poincaré le rappela au pouvoir en 1917, au moment où le moral de l’armée comme celui des Français commençait à vaciller.
Patriote intraitable, Clémenceau fit arrêter les « défaitistes » Caillaux et Malvy et mena la guerre jusqu’au bout, ce qui lui valut le surnom de Père La Victoire.
Un de ses propos résume à merveille sa volonté de fer :
« Celui qui peut moralement tenir le plus longtemps est le vainqueur : celui qui est vainqueur, c’est celui qui peut, un quart d’heure de plus que l’adversaire, croire qu’il n’est pas vaincu »
Malheureusement pour lui, on ne peut plaire toujours au peuple et aux élites.
En dépit de son extrême popularité - il entra à l'Académie française par acclamation - il ne fut pas élu Président de la République en 1920 par les parlementaires, que le spectre d'un pouvoir personnel effrayait.
Qui pouvait sérieusement croire pourtant qu’à 79 ans, il allait entamer une carrière de dictateur ? D’une santé pourtant assez fragile, il mourra en 1929 à l’âge de 88 ans.
Jean De Lattre de Tassigny, Maréchal de France, s’illustra lui aussi en temps de guerre. Saint Cyrien puis cavalier de Saumur, il était lieutenant de dragons lorsque la guerre éclata en 1914.
Blessé à quatre reprises, laissé pour mort en septembre 1914 à la suite d’une embuscade de uhlans, présent sur le front à Verdun et au Chemin des Dames, il fut cité huit fois au combat lors de la Grande Guerre.
Après la débâcle de mai 1940, il resta dans l'armée d'armistice jusqu’à l'invasion de la zone libre par les Allemands, en novembre 1942. Il gagna alors l’Angleterre grâce à un avion de la RAF, après que sa femme et son fils l’eussent aidé à s’évader de la prison de Riom où il avait été confiné après avoir donné l’ordre à ses troupes de résister.
Ayant rejoint le Général de Gaulle à Alger, De Lattre réalisa l'amalgame des troupes d'Afrique du Nord avec les Forces Françaises Libres et les volontaires évadés de France et de l'Empire dans la Ière Armée Française.
Consécration suprême, le 8 mai 1945, le général de Lattre de Tassigny signa à Berlin, au nom de la France, l’acte de capitulation des armées allemandes.
Nommé au poste de Haut-commissaire en Indochine, en 1951, chargé de rétablir une situation critique due à la progression du Viêt-Minh, il fut très affecté – qui ne le serait ? - par la mort de son fils Bernard, tué au cours de cette campagne.
Atteint d'un cancer, le « Roi Jean » mourut à Paris le 11 janvier 1952 et fut élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France.
Vous le voyez, mesdames et messieurs, d’évocation des grandes guerres mondiales en rappel des guerres coloniales, Mouilleron apparait un peu comme le lieu de mémoire des derniers conflits d’une histoire de France qui en compte, depuis Alésia, plus de deux cent !
L’alternance des périodes de guerre et de paix n’est pas propre à notre patrie. Elle semble être la condition profonde de tous les peuples du monde.
Embrassant d’une phrase des siècles de vie humaine, ainsi qu’il aimait le faire aux dires de ses biographes, Lénine affirma un jour :
« Toute l’histoire montre que la paix n’est qu’une trêve pour la guerre ; la guerre, le moyen d’obtenir une paix un peu meilleure ».
Cette formule réaliste doit être méditée, et appliquée à la géopolitique mondiale contemporaine.
I- Après la défaite de l’Allemagne et du Japon en 1945, l’ordre international s’est structuré autour de l’affrontement entre l’Est et l’Ouest.
Au camp de la démocratie libérale, dirigé par les Etats-Unis d’Amérique, répondait le camp des Etats dits socialistes, sous la terrible férule de l’URSS.
Les historiens ont qualifié cette période du terme ambigu de « Guerre Froide ». Je dis ambigu puisque jamais aucun conflit armé de grande envergure n’a opposé de façon directe et massive les Etats-Unis et l’URSS, même si, ça et là, ils ont pu s’affronter par peuples interposés.
La Guerre Froide était une paix par l’équilibre des forces militaires, par l’équilibre de la terreur nucléaire, chacun des protagonistes étant contraint à l’abstention prudente par le risque d’une destruction mutuelle.
La paix relative du monde, et singulièrement celle de l’Europe entre 1945 et 1991, doit beaucoup, il faut le dire, à l’existence même de l’arme nucléaire.
Or, on fait souvent à celle-ci le procès injuste d’être un facteur de guerre entre les nations.
Autre lieu commun fréquent, on entend souvent les eurofédéralistes dire que la construction européenne ayant garanti la paix sur le Vieux Continent depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, il faudrait faire l’Europe pour bannir à jamais la guerre.
Faut-il ne rien comprendre à l’histoire….
Je le répète, ce n’est absolument pas la construction européenne qui a garanti pendant cinquante ans la paix en Europe. Celle-ci a été préservée en raison de l’équilibre des forces entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, chacun des deux camps refusant de courir le risque d’une destruction complète, en raison de la puissance de l’autre.
J’ajoute que l’Union fédérale que l’on nous impose désormais contre la volonté des peuples telle qu’exprimée en France et en Hollande à l’occasion du référendum sur la Constitution, cette Europe là, pourrait, hélas, nous conduire à la guerre.
Selon le traité de Maastricht, le passage à la monnaie unique est “ irréversible ”, ce qui signifie qu’on ne peut pas revenir en arrière.
Comme l’affirme régulièrement Joaquin Almunia, Commissaire européen aux Affaires économiques, « l'euro est un mariage à l'ancienne, de ceux qui se faisaient quand le divorce n'existait pas ».
Est-ce à dire que l’Europe pourrait donc employer éventuellement la force pour empêcher un peuple de retrouver sa liberté ?
Ce sous-entendu lourd de sens prouve que les fédéralistes ne comprennent rien à la nature des peuples, ni aux relations qu’ils entretiennent entre eux.
La meilleure façon d’éviter le nationalisme guerrier, c’est précisément de respecter la liberté des nations.
En effet, lorsqu’on méconnaît la liberté des peuples, ceux-ci finissent toujours par briser leurs chaînes.
Le destin des derniers empires en Europe le montre clairement : l’ex-URSS et l’ex-Yougoslavie se sont effondrées sous les coups de boutoir des peuples, occasionnant de terribles guerres. Ce n’est donc pas la nation, mais précisément la négation de la nation qui conduit à la guerre.
La guerre est en effet revenue sur le Vieux Continent, dans le ventre mou traditionnel de l’Europe, les Balkans, après la fin de la Guerre Froide, alors que le Président George Bush père promettait, en 1991, un «nouvel ordre mondial », c’est-à-dire l’émergence d’une ère nouvelle, New Age, pacifique et éclairée, marquée par la réconciliation des peuples.
La fin de l’affrontement Est-Ouest nous disait-on, c’était :
- le triomphe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,
- la victoire de la démocratie, de l’individu, du marché, tous principes au service desquels, nous disait-on, les Etats-Unis d’Amérique se mettaient spontanément.
C’était d’abord oublier que le communisme mort, d’autres systèmes de valeur que celui de l’Occident restaient en course dans la compétition géopolitique mondiale : l’islam par exemple, conquérant et dynamique, tout à la fois religion, politique et société.
Outre l’islam, une autre tendance à la fragmentation traverse le monde moderne : la prégnance du fait national, qui a détruit les empires russes, tchécoslovaques, yougoslaves et zaïrois.
Tout cela est perceptible depuis longtemps : mais les rares Cassandre sont étouffées par le torrent unanime de l’optimisme le plus béat et de l’universalisme le plus naïf.
On a pu entendre que le mouvement d’ouverture des frontières, ainsi que la multiplication des échanges, allait définitivement rapprocher les hommes.
Le nouvel ordre mondial, garant de la paix perpétuelle, devait reposer sur le droit international élaboré par l’O.N.U., Parlement mondial et égalitaire des Etats, qui assurerait par ses résolutions la paix et la sécurité internationale, ainsi que la concorde universelle.
II- Cette célébration utopique d’une ère nouvelle a pourtant rapidement laissé place à la réalité d’une paix impériale très agressive.
Peu à peu en effet, il est apparu que la disparition de l’URSS, pour salutaire quelle fût, déséquilibrait profondément les rapports de forces internationaux, désormais dominés par les Etats Unis, seule superpuissance mondiale.
Il faut bien le dire, la guerre est souvent faite aujourd’hui à l’instigation des américains.
Ce sont eux qui ont voulu et conduit les interventions militaires contre les « Etats perturbateurs » de l’ordre nouveau, c’est à dire l’Irak, la Serbie, l’Afghanistan, et peut-être demain l’Iran, la Corée du Nord ou Cuba.
Bush père, Clinton puis enfin Bush fils ont littéralement assujetti leurs vassaux au service des armes, version moderne du «service d’ost » par lequel Charlemagne obligeait les siens à envoyer des soldats à la guerre pour aider leur suzerain.
Les gouvernements des Etats-Unis n’ont hésité devant aucune manipulation ni aucun mensonge, comme l’a montré la préparation psychologique de l’invasion de l’Irak.
Lors de la première guerre d’Irak en 1991, on a fait croire en effet au monde entier, après l’avoir sciemment désinformé, que l’armée irakienne était la 4ème du monde et que les soldats iraquiens avaient massacré des bébés, arrachés à leurs couveuses dans un hôpital de Koweït City.
Puis, lors de la seconde guerre en 2003, on a dit, répété, martelé que Saddam possédait des armes de destruction massive, lesquelles, on le sait aujourd’hui, n’ont jamais existé.
Lorsqu’on observe le chaos en Irak ou au Kosovo, force est de constater que le monde pacifié promis par la pax americana se heurte à la réalité du désordre établi.
Plus encore que la loi du plus fort, le monde contemporain subit en effet le désordre du plus fort.
La domination mondiale de Washington dessine en effet un ordre partial et contesté.
Celui-ci doit être analysé dans un esprit d’objectivité. Pour en avoir souffert, nous n’acceptons pas la diabolisation gratuite et sans fondements.
C’est un ordre partial, parce que Washington est intervenu au bénéfice du Koweït contre l’Irak au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et au nom de la souveraineté des Etats mais l’Amérique refuse de faire de même au profit des palestiniens dans les territoires occupés, en raison de son indéfectible alliance avec Israël.
Loin d’avoir la posture de médiation et d’arbitrage qui devrait être la leur, les Etats-Unis expriment clairement leur préférence.
Ils ont donc instauré un ordre injuste. C’est la raison pour laquelle cet ordre est partout remis en cause.
Les attentats du 11 septembre dernier à New-York montrent bien que la rébellion couve.
Comme l’a écrit Machiavel « Le vainqueur rêve d’une éternelle paix selon une éternelle victoire. Mais le vaincu sous sa botte se refait une force et une volonté »
Il avait bien observé cette loi de la politique internationale, et d’ailleurs, toute l’histoire montre que le propre des empires est d’être contesté.
Il l’est aujourd’hui par des organisations internationales qui jouent de la vulnérabilité des Etats et des Sociétés modernes par la mise en œuvre d’actions terroristes, comme celle, la plus spectaculaire du World Trade Center à New-York.
En effet, depuis la première Guerre Mondiale où l’on crut avoir soustrait aux conflits les populations civiles par la définition de combattants en uniformes, celles-ci ont hélas été replongées dans la guerre par des actions que l’on peut dire terroristes, si l’on accepte la définition :
Peut être dite terroriste, toute action qui vise des populations civiles sans défense dans le but de chantage sur les autorités politiques d’un pays.
Dans cette sinistre rubrique, on peut ranger les bombardements massifs et délibérés des villes ouvertes, comportant de véritables massacres comme à Dresde, Hiroshima et Nagasaki, véritable terrorisme d’état mis en œuvre pour obtenir la capitulation militaire des pays belligérants.
On peut y ranger aussi les actions terroristes dont les victimes sont des individus ou des groupes de civils, comme au Proche ou Moyen Orient et dans de nombreux pays du Monde et dont on peut et doit craindre la généralisation articulée sur des réseaux intégrés aux populations immigrées.
Pour contestable qu’il soit, pour déstabilisant qu’il apparaisse, il faut bien comprendre le sens, bien entendre le message contenu dans l’utilisation de méthodes terroristes. C’est souvent l’arme du désespoir.
Le nouveau désordre mondial est aussi juridique puisque les Etats Unis ont mis en place un droit de la force, droit qu’il leur permet d’intervenir, de juger et de condamner à leur guise.
Le principe de souveraineté des Etats et de non-ingérence dans les affaires intérieures est ainsi remis en cause au travers de l’émergence du fameux droit d’ingérence.
Crée par l’O.N.U., cette notion d’ingérence a d’ores et déjà permis aux Etats-Unis et à leurs alliés d’intervenir sur les territoires croates, irakiens, soudanais, serbes et afghans.
Et pourquoi pas bientôt en Corse, au Pays Basque voir à Paris ou même dans le Parc de Montretout. Après tout, le Diable y habite...
Le droit d’ingérence de l’O.N.U., c’est d’abord le droit des Etats-Unis de se mêler des affaires des autres.
C’est déjà énorme mais Washington est allé plus loin encore, en soutenant l’émergence d’une juridiction pénale internationale permanente, qui se permet de juger tel ou tel «criminel de guerre », tel Milosevic ou Mladic ou encore notre ami Seselj, Chef du Parti Radical Serbe qui a 82 députés, qui est détenu à La Haye sans jugement depuis plus de 4 ans, à l’exception notable des citoyens américains exclus par principe et en droit de la juridiction de ces instances.
Mais ce n’est pas tout…
A la politique du plus fort, au droit du plus fort s’ajoute également la loi économique du plus fort.
Aux mutations de la guerre militaire s’ajoute désormais la guerre économique.
Les Etats-Unis appliquent en effet en matière de commerce international les principes les plus égoïstes qui soient : se protéger soi- même et pénétrer les marchés des autres.
L’ensemble des nations subit les effets du chaos issu de l’ouverture généralisée des frontières, dont les Etats-Unis s’exonèrent mais qu’ils imposent à tous les autres peuples, par le biais des institutions qu’ils contrôlent : Organisation Mondiale du Commerce, Banque Mondiale, Fonds Monétaire International…
A moyen terme, l’ouverture des frontières détruit nos industries et nos emplois, au profit des pays du tiers monde dans lesquels les coûts salariaux sont jusqu’à 80 fois plus faibles que dans nos contrées.
Privée d’emploi et donc de revenus, une partie de notre population s’appauvrit, tandis qu’on ne compte plus les pays dans lesquels l’esclavage, la malnutrition, et le travail des enfants sont monnaies courantes.
Voilà les fruits vénéneux du libéralisme sauvage : la pauvreté en occident, la jungle dans le tiers monde. Est-ce donc cela le nouvel ordre économique mondial ?
Il s’agit bien plutôt d’un désordre économique, qui produit et entretient un gigantesque désordre démographique.
Fuyant la misère, les masses du Sud se dirigent vers le Nord qui a commis l’erreur d’ouvrir ses frontières, voire de mettre en place des mécanismes sociaux qui aspirent l’immigration. Souvenons nous de l’avertissement contenu dans le discours du Président algérien Boumediene : « le temps est proche où les masses affamées du Sud partiront à la conquête des pays du Nord. Cette immigration ne sera ni pacifique ni fraternelle ».
Les germes de conflits civils et territoriaux sont désormais présents dans les pays occidentaux, dont les sociétés deviennent multi-culturelles.
Aujourd’hui, Mesdames et messieurs, les exemples libanais, yougoslaves ou soviétiques montrent bien que les sociétés multi-culturelles sont toujours multi-conflictuelles.
Pis encore, les flux multiples et divers de population favorisent tous les désordres sanitaires : SIDA, tuberculose, grippe asiatique, sans même parler de la rapide diffusion mondiale des épizooties ou des maladies des cheptels (vache folle, grippe du poulet...).
Désordres économiques, désordres commerciaux, désordres sociaux, désordres démographiques, désordres sanitaires, autant de maux issus de la libre circulation des hommes et des produits.
On le voit bien, le libre échangisme mondial débouche sur une anarchie internationale, qu’arbitre cependant à son profit « Frère Grand ».
III- Confrontée à ces menaces et à ces risques, la France doit avant tout se protéger en se préparant. Elle doit aussi œuvrer à la promotion d’un autre ordre international, juste et durable celui-là.
La vie internationale est une jungle. C’est l’environnement de chaque peuple, mais c’est un environnement hostile.
Aussi devons-nous avant tout retrouver le contrôle et la maîtrise de l’accès à notre territoire.
Protéger la sécurité et la prospérité des français implique de rétablir nos frontières physiques, commerciales et sanitaires.
Pour cela, il est impératif de sortir de cette Europe-là, fédéraliste et colonisatrice, en dénonçant les traités, ce qui est tout à fait possible, pour établir une Europe des Nations, défenseur des intérêts communs de celle-ci.
Soyons clairs, à l’aune des siècles qui forgent et constituent les peuples, à l’aune des dangers qui nous menacent, les traités relèvent de la simple légalité. Mais lorsque l’essentiel est en jeu, c’est-à-dire la survie, la nécessité fait office de légitimité.
Il est désormais impératif de reprendre les moyens de notre indépendance.
En effet, mesdames et messieurs, le monde dans lequel nous vivons est particulièrement dangereux, car le risque de 3ème guerre mondiale y est permanent.
Il est donc du devoir des pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour que la préparation militaire française à une riposte en cas d’attaque, soit la plus efficace possible.
Il faut donc renforcer drastiquement notre effort de Défense Nationale, dans l’optique non de la guerre d’hier, mais de celle de demain, non pour faire la guerre, mais pour s’en protéger. Comme le dit l’adage romain : « Si vis pacem, para bellum », « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».
Je propose donc quatre grandes mesures, pour infléchir les axes principaux de notre politique de défense :
- Porter le budget de la Défense Nationale de 1,8 à 3,6% du PIB, 400 milliards de FF, soit l’équivalent de ce que la France donne chaque année aux immigrés.
- Remettre sur pied une véritable Défense Opérationnelle du Territoire, ce qui suppose d’abord l’établissement d’un service militaire volontaire de 6 mois, assorti de droits spécifiques dans les carrières de la fonction publique, mais aussi la création de corps de garde frontières, d’une Garde Nationale et le développement de réserves significatives. La sécurité intérieure doit devenir une priorité, car la menace pourrait, demain, être intérieure.
- Donner aux forces d’intervention la capacité d’agir de manière autonome, ce qui suppose, entre autres, le renforcement de la marine, par la création de deux groupes de porte-avions, et de l’aviation, par le lancement d’un programme de construction d’ avions gros porteurs.
- Renforcer l’activité de nos arsenaux en cessant d’étaler les programmes d’armement et en subordonnant notre aide internationale ou notre soutien diplomatique à des commandes extérieures.
Il nous faut augmenter de 30% les crédits d’équipement de l’armée de terre, puisque ceux-ci ont diminué de 30% depuis 1990.
De même, au cœur de l’avenir de nos industries d’armement, il nous faut remettre certains programmes d’équipements à l’ordre du jour : missiles antichars, antiaériens, bâtiments de guerre, avions et hélicoptères de combat. Surtout, il faut créer un dispositif capable de faire face et de vaincre une menace terroriste intérieure.
Dans cette perspective, l’esprit de défense, corollaire des moyens physiques de la sécurité, doit être réhabilité dans les familles et à l’école.
Surtout, il faut cesser d’engager systématiquement toutes nos forces sur des théâtres d’opérations extérieurs, alors même que le feu couve dans les banlieues de certaines de nos villes.
Les périls civils ou le terrorisme impliquent en effet de renforcer considérablement nos services de renseignements, comme d’ailleurs nos moyens opérationnels de surveillance du territoire.
Forte et respectée, la France pourra alors promouvoir un ordre international juste et durable.
Celui-ci ne peut reposer que sur le retour à un équilibre géopolitique mondial.
Aux antipodes de l’Europe fédérale que l’on nous construit aujourd’hui, simple pavillon de complaisance couvrant une marchandise américaine, aux antipodes disais-je de cette Europe de vassaux, il faut faire la grande Europe des nations, la grande Europe de Brest à Vladivostok, qui fera pièce aux visées hégémoniques de Washington.
Il existe en effet une solidarité naturelle et des complémentarités évidentes entre les peuples de l’arc boréal.
Cette Europe fera contrepoids à la puissance américaine et aux jeunes géants d’Asie. Elle empêchera nos amis d’outre-Atlantique d’abuser de leur puissance. Elle garantira la paix par la balance des forces.
Elle sera, enfin, l’Europe des identités, des peuples, des Etats indépendants.
Elle fonctionnera selon les principes de la coopération, lorsque les intérêts sont communs, c’est-à-dire en matière diplomatique, mais aussi migratoire, policière, industrielle et écologique.
Bien évidemment, je parle de l’Europe des peuples libres, c’est-à-dire souverains.
Il est en effet impératif de revenir à ce principe de souveraineté des Etats pour rétablir un véritable ordre international, en abandonnant tous les instruments juridiques qui permettent aujourd’hui de s’ingérer dans les affaires intérieures des peuples.
La souveraineté est une des conditions de l’égalité des Etats, donc une condition de l’équilibre géopolitique global, une condition d’un ordre international stable et durable.
Celui-ci repose aussi nécessairement sur le développement des pays du Tiers Monde.
Seule une grande politique de co-développement peut sortir l’Afrique de la misère, tarir les flux d’immigration vers le Nord, contribuer à l’équilibre du monde.
La France est particulièrement bien placée pour mettre en œuvre cette politique, puisqu’elle mène traditionnellement une politique arabe et puisqu’elle a certains moyens d’action en Afrique.
Voilà, Mesdames et messieurs, l’état de la situation internationale et les moyens de limiter les guerres et de garantir la paix pour nous et nos enfants.
Après le temps de la réflexion vient celui de l’action, pour donner vie aux principes et aux analyses.
C’est donc le rendez-vous de l’action que je vous donne, dans la perspective de 2007 bien sûr, mais surtout pour sortir le monde de l’anarchie et du chaos, c’est-à-dire pour rendre à la France le sens de sa mission universelle.
Pour sauver les valeurs auxquelles nous sommes attachés, parce qu’elles seules permettent la vie et parfois le bonheur, nous devons combattre pour sauver les structures, vérifiées par l’Histoire, qui ont permis au travers de douloureux combats, de préserver nos libertés, notre indépendance, notre sécurité, notre culture et notre identité.
Les ensembles cohérents ou qui s’efforcent de l’être, que sont les nations, développent à partir de la notion d’intérêt commun, l’adhésion et la participation du plus grand nombre.
Ils permettent l’harmonie politique et sociale minimum, en laissant le maximum de possibilités de développement individuel.
C’est pourquoi il faut défendre les nations dont la diversité et les frontières jouent le rôle de cloisons de sécurité contre les cataclysmes politiques, migratoires, ou autres.
Il y a des problèmes internationaux, ils doivent être résolus par le concert des nations, au travers d’accords bi ou multilatéraux, au travers de l’Europe des Nations ou de l’Organisation des Nations Unies.
L’objectif n’est pas de faire du passé table rase pour reconstruire un monde nouveau qui ne peut être qu’une utopie meurtrière et une réalisation injuste et désordonnée.
L’objectif n’est pas de refaire le monde, mais de le conserver, de l’adapter dans le respect des règles morales salvatrices et des organisations légitimes.
Encore une fois, dans un monde que menacent les ambitions prométhéennes de certains, il faut garder raison, au plus proche de la terre, des paysages, des hommes et de leurs attaches naturelles, et pour ne pas désespérer, conserver toujours les yeux levés vers le ciel.
Jean-Marie Le Pen, Discours à Parcay-Meslay (29/10/06) 
Introduction

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Je m’adresse à vous, femmes et hommes de la terre, paysans, céréaliers, éleveurs, maraîchers, et à vous vignerons de Touraine et de France.
Des champs de la Beauce aux pâturages de Normandie, des maïs de l’Adour aux plaines de la Somme et des lavandes de Provence aux contreforts du Forez,
Je viens à vous non pas seulement comme candidat à l’élection présidentielle, mais comme petit-fils, arrière-petit-fils d’une lignée sans fin de Le Pen paysan de Bretagne où, même lorsqu’avec mon père on quitte la terre pour le chalut du pêcheur, on reste laboureur de la mer.
C’est donc comme un des vôtres, qui sait beaucoup de votre force et de votre ténacité, mais aussi de vos raisons de douter, que je vous dis :
Alors que depuis plus de dix ans la fin des paysans est annoncée et les « champs du départ » sciemment programmés, un grand avenir économique au contraire se prépare pour vous.
À l’est, dans le sous-continent indien et plus loin encore jusqu’à la Chine, en marche forcée vers la puissance, le matin des paysans arrive. Et c’est à préparer les jeunes agriculteurs de France, pour qu’ils soient à ce grand rendez-vous agricole planétaire, prêts à répondre à l’appel d’offre alimentaire géant que la Chine, l’Inde et l’Asie vont lancer, que je vais consacrer ma présidence.
Certes, pour notre agriculture exportatrice et notre indépendance agro-alimentaire, il y aurait bien des raisons d’être pessimistes. Et ce n’est pas aux éleveurs ou aux vignerons que je vais l’apprendre. Bien de nos éleveurs, par exemple du Massif Central ont été acculés à éliminer leurs troupeaux de Salers, d’Aubrac ou de Limousines au port de tête altier, pour voir en final la France importer des viandes d’Amérique latine parce que nous cessons d’être autosuffisants en viande bovine.
Quant au sort des vignerons, ici, dans la Touraine du gamay et des pinots gris ou noir, est-il nécessaire de vous dire ce que va être leur sort ? Le 22 juin 2006, la Danoise Mariann Fischer Boel, commissaire européen à l’agriculture, a déclenché l’offensive que vous savez : arracher 400 000 hectares de vignes en cinq ans et licencier massivement chez les 144 000 exploitants viticoles français, avec une casse sociale aussi sauvage que dans les mines ou la sidérurgie des années 80.
Je pourrais continuer avec le sucre qui va finir par manquer, parce que les betteraviers de Picardie et du Nord vont devoir laisser la place au sucre importé du Brésil, pendant que les arboriculteurs du sud-ouest ou de Provence cèdent sous les cargos de pommes du Chili et que les apiculteurs des Alpilles voient les ruches décimées non seulement par le Gaucho de Bayer, mais par l’arrivée des miels frelatés de Chine ou du Mexique.
J’arrête l’énumération des fruits à coque de Californie et des ails de Malaisie. Tout cela, vous le savez. Même les roses des meetings socialistes viennent de l’Equateur.
Secteur par secteur et de renoncement en renoncement, les mauvais bergers politiques de la France nous conduisent vers la fin de notre agriculture européenne.
Si rien n’est fait, la date du final est même connue. Je vous la donne : 2014 !
Ière PARTIE
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2014 :La fin de notre agriculture exportatrice
Au 1er janvier 2014 au plus tard, si je ne suis pas en charge des affaires de la France, pour arrêter le processus, l’agriculture européenne se sera en effet écrasée sur cinq murs.
1°) Le mur budgétaire d’abord
La programmation des finances agricoles a été faite pour 7 ans, de 2007 à 2013. Au-delà de cette date, il n’y a plus de crédits planifiés.
Certes, le Parlement européen, élu en 2009, sera chargé d’adopter les perspectives financières de 2014 à 2019. Mais nous savons déjà qu’il existe une ultra majorité de députés, composée des pays de l’Europe du nord, pour réduire les crédits agricoles à un simple financement d’un vague aménagement du territoire rural.
Dès cette semaine, sur le budget européen 2007, on a vu le Conseil des ministres de l’Europe lui-même amputer les crédits agricoles de 150 millions d’euros
2°) Le mur financier ensuite
Le 18 décembre 2005, à la 6ème Conférence ministérielle à Hong Kong, Peter Mandelson, commissaire européen au commerce extérieur, a accepté de supprimer définitivement les aides européennes aux exportations agricoles.
Certes, cela ne représente que moins de 5 milliards d’euros par an. Mais dans un secteur comme la viande bovine par exemple, ces restitutions aux exportations sont importantes pour résister au dumping social, environnemental, phytosanitaire et foncier des pays du sud.
3°) Le mur douanier aussi
En septembre 1986, François Guillaume, alors ministre de l’agriculture du deuxième gouvernement Jacques Chirac et ancien président de la FNSEA, a fait l’erreur tragique, à Punta del Este en Uruguay, d’accepter, pour la première fois depuis 1947, l’inscription de l’agriculture dans les négociations commerciales planétaires. À partir de cette date-là, les barrières douanières protégeant l’agriculture européenne ont été condamnées. C’est la préférence communautaire qui a commencé à être éliminée.
Ce processus va s’achever en 2007 avec le cycle de négociations commerciales mondiales en cours appelé « Cycle de Doha ».
Déjà, à Hong Kong, en décembre 2005, la pression du Brésil a été terrible. Si bien qu’après avoir cédé sur nos aides aux exportations, Peter Mandelson, en juillet 2006, a cédé sur les barrières douanières. Il a accepté de baisser nos droits de douane de 51 %. Ce qui veut dire 800 000 tonnes de bovins latino-américains en plus qui arrivent chez nous. C’est la fin de la préférence communautaire.
4°) Le mur des quotas laitiers
En 2013, ce sera aussi la fin des quotas laitiers. Ces quotas, inventés par Michel Rocard lorsqu’il était ministre de l’agriculture, ont eu certes des effets négatifs avec la disparition de milliers d’élevages. Mais pour les élevages qui ont subsisté, ils représentent une sorte de RMI agricole. Leur disparition en 2013 marquera la disparition d’une grande partie d’élevages restants. En zones de montagne par exemple.
5°) Le mur démographique enfin
La génération actuelle d’agriculteurs termine sa vie professionnelle, là encore, vers 2013. Pour assurer le renouvellement, il faudrait, en France, l’installation de 15 000 jeunes agriculteurs par an. Il ne s’en installe plus que 6 000.
Autrement dit, notre tissu agricole français se détruit définitivement. Si nous attendons, nous ne pourrons plus reconstituer un peuple de paysans pour de nombreuses raisons. Notamment parce que le coût du foncier ne permet plus financièrement à nos jeunes de s’installer sur des fermes rachetées par des Anglais, Néerlandais ou Belges.
Vous le voyez, l’horizon semble bien définitivement bouché. 2014 serait vraiment la fin :
- fin les quotas laitiers ;
- fin du budget agricole européen sanctuarisé ;
- fin du sucre européen ;
- fin du vignoble exportateur ;
- fin de la génération agricole actuelle ;
- fin de « l’homme de terre » de la civilisation rurale, éliminé par « l’homme de sable » des puces au silicium de la société informatique et « l’homme de vent » des marchés financiers mondialisés.
Et pourtant, je vous le dis : c’est l’inverse qui se prépare.
Tout le monde voit le crépuscule tomber sur l’Angélus de Millet, c’est en réalité l’aurore qui se prépare déjà à pointer.
2ème PARTIE
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Choisir
2007 : Le matin des paysans
A - Deux facteurs
déjà en action, sont en train de faire germer à l’est, dans les plis de l’histoire de l’Asie, l’avenir des paysans.
1°) La raréfaction des terres agricoles
D’abord, les terres se raréfient en Asie sous l’effet de deux phénomènes gigantesques et dantesques : l’urbanisation et la désertification.
a) L’urbanisation
spécialement en Chine, mais aussi en Afrique, amène à une « explosion du bidonville global », avec 400 villes de plus d’un million d’habitants aujourd’hui, contre 86 en 1950 et 550 dans huit ans.
En 2007, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il va y avoir plus d’urbains que de ruraux. Les moyennes villes, les bourgades sont « villifiées ». En Chine, en vingt ans, 200 millions de paysans ont migré vers la ville. Les politiques de déréglementation agricole, l’austérité du FMI et de la Banque mondiale et le libre-échange mondial du modèle néo libéral alimentent l’exode rural.
b) D’autant que la désertification est là.
L’Inde est un exemple de mer d’Aral subcontinentale. La révolution verte a épuisé les nappes phréatiques à coup de pompes à 600 dollars pièce et de puits utilisés par 21 millions de cultivateurs de riz, de blé, de maïs, de coton, de luzerne, de canne à sucre. L’eau devient en Inde, comme ailleurs, chère. 15 % du revenu d’une famille peut aller à l’achat de l’eau.
Révolution verte à sec
Certes l’Inde a réussi à nourrir une population qui a doublé. Grâce à une révolution verte faite par l’irrigation. L’Inde a du riz, du blé, du maïs. Les rivières ont été détournées vers les canaux, mais surtout 21 millions de cultivateurs pompent dans les nappes aquifères pour irriguer.
Dans les vingt dernières années, 12 milliards de dollars ont été consacrés à l’achat de ces pompes et au forage des puits. D’où une extraction annuelle de 250 kilomètres cubes d’eau par an. Soit 100 km3 de plus que le renouvellement assuré par les pluies.
Les experts évaluent alors à 200 millions de personnes la population indienne qui risque d’avoir un avenir sans eau.
Suicides paysans
Ainsi, au nord de l’Etat du Gujarat, les puits descendaient à dix mètres. Aujourd’hui, même à 400 mètres de profondeur, les forages ne donnent pas d’eau.
Dans l’ouest de l’Inde, des millions de puits tubulaires sont taris. La révolution verte peut finir.
Bientôt, quand l’Inde s’assèchera, les paysans d’Europe devront la nourrir. C’est folie alors de les faire disparaître en 2013.
L’importation du Nil
D’autant que le Pakistan épuise l’Indus au rythme de 50 km3 d’eau par an pour faire pousser le coton.
L’Iran, l’Egypte, la Jordanie et le Proche-Orient importent, chaque année, sous forme de viandes et de céréales provenant de pays à l’agriculture irriguée, une masse d’eau équivalente au débit annuel du Nil.
Qui va nourrir ces pays ? Qui va nourrir l’Inde ?
Les paysans indiens surendettés se suicident. Comme partout de la même façon : pendaison ou pesticides avalés. On se suicide pour un endettement de 10 000 roupies ou 170 euros.
2°) L’élévation du niveau de vie en Asie
Le temps arrive où l’Inde va être importatrice. Comme la Chine, où l’élévation du niveau de vie de 250 millions de la nouvelle bourgeoisie de Shanghai, de Pékin, de Guanzou et des villes champignons de la province de Guandong, va augmenter la demande en fruits, légumes, vins, viandes.
« Alimenter le monde » au XXIème siècle : voilà le vrai défi.
Qui va le relever ?
Qui va alimenter le monde ?
Parce que le Brésil est sur les rangs, avec ses 25 millions d’hectares en réserve en Amazonie, la France, elle aussi, doit se préparer à répondre à cet appel d’offre.
C’est là qu’est le matin nos paysans.
À l’appel d’offre alimentaire du monde,
ou c’est le Brésil qui emporte le marché des protéines animales et végétales pour le XXIème siècle
ou la France ne lui laisse pas le monopole de l’alimentation.
Le soleil vert du monde qui se lève, va-t-il être brésilien ou français ?
B – La question du retour de quels paysans : qui va nourrir l’Inde et la Chine ?
1°) Le Brésil
veut être la ferme du monde avec 340 millions d’hectares, soit autant qu’aux USA et deux fois plus que dans l’Union européenne à 25, soit presque trois fois plus qu’en Chine. C’est un géant de tout. Du coton, du soja, du riz, du sucre, du café, des oranges, du poulet et des bovins.
C’est le numéro 1 du poulet où le 2ème exportateur brésilien est la société française Doux, connue pour la marque « père Dodu », produisant au sud, à Rio Grande de Sul, avec cinq usines d’aliments, quatre abattoirs, 8 000 employés et un réseau de 3 500 éleveurs.
Un seul Etat des 27 Etats fédérés brésiliens, le Mato Grosso, a 5,4 millions d’hectares de soja. Soit la superficie autorisée pour toute l’Europe par l’accord de l’Uruguay round de 92.
Le Brésil était déjà le premier exportateur mondial de café, de sucre, d’éthanol et de jus d’orange concentré. Depuis peu, il est le premier exportateur mondial de viande bovine devant l’Australie, de soja et de volaille devant les Etats-Unis.
2°) Mais la France
malgré ses 29 millions d’hectares seulement, est aussi un géant de la qualité agricole.
Dans les vingt dernières années, nos paysans ont fait la plus grande révolution de la compétitivité agraire de l’histoire de l’humanité agricole depuis le néolithique.
La France a été capable d’exporter blés, vins, viandes, produits laitiers, fruits sur l’Afrique, le Moyen-Orient, les USA, l’Asie. Sans parler de l’Europe.
C’est la stupidité de nos dirigeants qui a entravé ce géant agricole français de mille chaînes :
- fiscales
- foncières
- bureaucratiques
- sociales
- et européennes l’empêchant d’être à égalité de concurrence sur le marché mondial.
C’est la trahison eurofédéraliste, libre-échangiste et mondialiste de nos dirigeants qui a livré, au GATT et à l’OMC, notre agriculture et nos paysans pour en faire une monnaie d’échange ;
Ils ont abandonné notre agriculture exportatrice à l’hémisphère sud et au Brésil, en échange de parts de marchés pour les assurances, la téléphonie, la banque ou la distribution au profit des multinationales finlandaises, suédoises ou anglo-saxonnes.
Eh bien ! Cela je ne peux l’accepter.
Alors que le matin des paysans arrive, avec un grand avenir pour eux, c’est juste le moment où on voudrait les éliminer… ?
Non ! Non ! Non ! Je ne l’accepte pas.
Ni pour vous, paysans de France
Ni pour dix générations de Le Pen paysans de Bretagne
Ni pour tous les paysans de l’Europe
Alors ici, à Tours, avec des femmes et des hommes qui n’acceptent par le mors et qui veulent vivre libres, je dis aux paysans de France :
Je ne laisserai pas Bruxelles vous amener à l’abattoir de la mondialisation.
Voilà pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle. Avec un programme pour nos paysans et une Marche verte pour les alerter.
a) Mon programme
C’est 9 mesures clefs, au-delà des mesures par secteurs agricoles.
9 mesures fondamentales.
9 mesures comme la preuve par 9 que nos paysans de France peuvent être sauvés.
Ces 9 mesures les voici :
Premièrement, dès la fin juin 2007, dans les jours qui suivront mon élection, comme une nouvelle méthode du redressement agricole national,
je convoquerai des Etats généraux de l’agriculture avec les représentants :
• des maires de nos villages
• de nos organisations professionnelles, dont je dois vous dire qu’en dépit de leurs erreurs dans une ligne eurofédérale, qui a conduit nos paysans dans l’impasse où nous sommes, elles ont su aussi, et en sens inverse, jouer un rôle capital dans la révolution agraire réussie des 30 dernières années.
Ces Etats généraux vont mettre au point le grand programme de redressement agricole.
Ma 2ème mesure sera prise dès le mois de juillet avec un moratoire de la dette agricole, qui sera cantonné dans une caisse publique d’amortissement. Jusqu’au rétablissement de l’équilibre financier des exploitations.
En août, un 3ème train de mesures fortes sera consacré pour l’installation de 15 000 jeunes agriculteurs par an.
Dès la rentrée de septembre, la 4ème mesure se concrétisera par une loi de justice agricole qui mettra en parité, en 5 ans, des retraies agricoles avec les retraites des autres Français, notamment pour le conjoint survivant, comme une mesure de restitution au monde paysan de la plus-value de productivité confisquée depuis trente ans au profit du secteur des services.
En octobre, la 5ème mesure sera une loi de sanctuarisation juridique du droit millénaire du paysan au réensemencement d’une partie de sa récolte, contre le brevetage du vivant par les multinationales. Ainsi, l’essentiel du danger des OGM sera conjuré. Les paysans ne tomberont pas sous la dépendance économique des brevets des multinationales.
En novembre, la 6ème mesure sera une loi de programmation pour un plan en 5 ans d’investissements dans les services publics ruraux.
Avec la loi de finances pour 2008, en décembre, deux autres mesures d’urgence fondamentales arriveront :
- Une 7ème mesure d’exonération, en 5 ans, des entreprises agricoles de toutes charges fiscales et sociales pour rétablir l’égalité de compétitivité face au dumping de l’agriculture de l’hémisphère sud.
- Une 8ème mesure avec la création d’un fonds d’intervention pour les campagnes, sur le modèle du fonds d’intervention pour la ville.
Ma 9ème mesure, enfin, en juillet 2008, sera prise sous présidence française de l’Union européenne. Je ferai réaffirmer et concrétiser la préférence communautaire par l’instauration d’une nouvelle technologie de droits de douane : les droits de douane modulables, remboursables et bonifiables.
Certes, d’autres mesures suivront, secteur par secteur, et d’abord, je le dis ici, en Touraine, pour le secteur viticole.
Nos vignerons vont bénéficier d’un Conservatoire du vignoble.
Mon ministre des affaires européennes ira à Bruxelles faire supprimer les entraves fiscales à la libre circulation des vins et supprimer aussi les barrières administratives qui sont d’autres entraves à cette libre circulation des vins.
Enfin, à l’OMC, je ne laisserai pas Peter Mandelson, le commissaire européen au commerce, brader nos intérêts viticoles et agricoles. Je ferai imposer le registre multilatéral des indications géographiques viticoles et la répartition planétaire équitable des sacrifices viticoles. Les vignerons français et européens ne peuvent être les seuls à arracher 400 000 hectares, quand les vignerons de quatre pays du Pacifique, Australie, Chili, Afrique du Sud, Californie, ont planté, eux, 230 000 hectares en dix années.
L’excédent viticole étant planétaire, les arrachages doivent être équitablement négociés planétairement.
b) La Marche Verte, que je lance à partir du 15 novembre, ira le dire aux paysans de France.
Des vignes de Touraine en villages des Corbières,
De départements en régions,
Des terres du sud aux marches de Lorraine,
Ma caravane présidentielle, au label France,
Va venir vous soulever,
venir vous mobiliser.
Et quand, au printemps 2007, elle arrivera
avec vous rassemblés,
alors paysans de France,
vous serez sauvés !
Jean-Marie Le Pen, Discours à Bordeaux (05/11/06) 
Mesdames et messieurs,
Permettez-moi tout d’abord, en prologue à mon propos du jour, de vous dire tout mon plaisir de m’adresser à vous dans le cadre superbe de ce Palais des Congrès de Bordeaux, entièrement refait il y a deux ans, et où nous avions déjà, l’an dernier, organisé notre Université d’été.
La réfection du bâtiment lui donne, incontestablement, le standing nécessaire à l’accueil d’évènements de grande envergure, servant ainsi de vitrine à Bordeaux, fière capitale d’Aquitaine, grand port de l’Atlantique et magnifique ambassadeur de notre viticulture, fleuron de l’art de vivre à la Française.
J’adresse tout d’abord mes remerciements au Comité aux Manifestations, maître d’œuvre principal de ce banquet patriotique et plus particulièrement à Jean-Michel Dubois, Yann Le Pen, Sandrine Leroy et Catherine Besson.
J’y associe bien sûr la puissance invitante, notre représentant dans le département et la Région, Jacques Colombier, Membre du Bureau Politique, Président du groupe Front National au Conseil Régional d’Aquitaine, que je tiens à féliciter de sa brillante réélection au Conseil municipal de Bordeaux, ainsi toute l’équipe de la fédération, qui assure, avec lui, l’animation de notre action sur la ville.
Vous le savez, mesdames et messieurs, le feuilleton politico-judiciaire de l’affaire Juppé a marqué profondément la vie bordelaise depuis trois ans, jetant le discrédit, le doute et le soupçon sur les mœurs politiques françaices.
En décembre 2004 en effet, l’ancien Premier Ministre, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, a été condamné à une peine de 14 mois de prison avec sursis et d’un an d'inéligibilité par la Cour d'Appel de Versailles.
Cette clémence relative est choquante, d’abord parce que l’exemple venant d’en haut dans la société, les magistrats devraient être intraitables dans les affaires de magouilles politico-financières. Hélas, il n’en est point ainsi et l’immense majorité d’entre elles ont abouti dans des culs de sac, alors que les coupables auraient dû finir en cul de basse fosse.
Comment lutter en effet contre la délinquance et la criminalité lorsque même les élus enfreignent la loi !
Les jeunes qui sont interpellés par la police pour telle ou telle infraction ne se privent pas de dire « j’ai volé, peut-être, mais toujours moins que le ministre ! ».
La clémence dont certains bénéficient est d’autant plus choquante que d’autres, qui ne sont ni connus, ni estimés en haut lieu, et qui essaient simplement de faire tourner leur PME, leur commerce ou leur activité libérale, subissent la loi pénale dans toute sa rigueur, simplement parfois pour des retard de paiement d’URSSAF !
L’inégalité devant la justice est la plus insupportable des inégalités, c’est celle qui heurte le cœur des hommes le plus profondément, le plus durablement, le plus définitivement. Cette injustice est une Immorale.
I- A proprement parler, la justice française est aujourd’hui dans un état de déliquescence matérielle et morale avancées.
A la crise de confiance s’ajoute en effet l’insuffisance notoire des moyens matériels et humains, sans même parler des effets catastrophiques d’une législation pénale laxiste et d’une pratique judiciaire peu dissuasive.
En parfait adepte de la méthode Coué à laquelle la classe politique nous a habitués depuis 20 ans, Pascal Clément, le Garde des Sceaux, s’est récemment félicité de l’augmentation de 5% des crédits du budget de la Justice en 2007.
C’est dérisoire, puisqu’avec 6,3 milliards d’euros seulement, le budget de la Justice représente seulement 2, 3% du budget global de l’Etat en 2007, et à peine 0,37% du PIB.
L'effort consacré au système judiciaire place la France au 29ème rang seulement au niveau mondial.
Le pays consacre 51 euros par an et par habitant à sa justice. La moitié de ce que dépense l'Allemagne.
Il y avait 7. 000 Magistrats en fonction en 2005, à peine quelques centaines de plus qu’en 1830, alors que le nombre de crimes et délits annuels a été multiplié par 15, dans notre pays, depuis 30 ans.
L’Allemagne, elle, compte 26.000 magistrats, soit 3 fois plus que nous, alors que la population n’est qu’une fois et demi supérieure.
Le résultat en est que 8 plaintes sur 10 sont classées sans suite.
Oh, certes, il ne faut pas tout mettre sur le dos des magistrats.
D’abord, 1 infraction sur 3 seulement est élucidée dans notre pays, ce qui met en cause l’efficacité de la police, et pas celle des juges.
Ensuite, les juges subissent la multiplication des textes de lois, des actes règlementaires, des normes européennes et des traités internationaux.
Cette inflation normative, alibi des politiciens, correspond à la complexification de la vie, mais ralentit considérablement l’activité judiciaire.
Enfin, les magistrats savent que les capacités pénitentiaires du pays sont saturées.
Dès lors, pourquoi condamner à des peines privatives de liberté dont on sait qu’elles ne seront pas exécutées, faute de place ?
Il faut bien mesurer en effet, mesdames et messieurs, l’extrême dénuement, la misère même, de notre système carcéral.
Il y avait 58.000 détenus en 2005, pour un nombre de places mises en service à peine égal à 50.000 en 2005.
On s’entasse donc, dans les prisons, ce qui n’est guère propice au redressement moral des détenus, et à leur réinsertion.
Parfois, je le répète, les condamnés n’effectuent purement et simplement pas leur peine !
Il faut savoir qu’en France, le taux moyen d’exécution des peines prononcées est de 70% seulement !
12% de la totalité des peines de prisons font l’objet d’un classement sans mise à exécution, faute de place.
Près d'un condamné sur deux à de la prison ferme n'a toujours pas exécuté sa peine dix-huit mois après son jugement !
Comment un grand pays développé peut-il se retrouver dans une situation aussi ubuesque ?
Pourquoi une telle pénurie ?
Parce que dans ce domaine comme dans bien d’autres, depuis trente ans, les gouvernements successifs n’ont rien construit, rien prévu, rien programmé.
Monsieur Bédier, éphémère Secrétaire d’Etat à l’Administration Pénitentiaire, a lancé en 2002 et 2003 un programme de construction de prison. Le problème, c’est qu’il risque d’être le premier pensionnaire des prisons qu’il construisait…..
Mes chers amis, il faut voir les choses en face : débordé de travail, privé des moyens minimaux indispensables, le corps des magistrats n’a plus les moyens de remplir sa mission fondamentale de protection des citoyens et de la société.
On ne sanctionne plus assez, plus assez vite, plus assez fort.
Résultat, le sentiment d’impunité se répand, poussant les délinquants à des transgressions de plus en plus nombreuses et de plus en plus graves.
Pourtant, une vérité d’évidence s’impose à toutes les sociétés depuis des siècles et des siècles.
Cette vérité, c’est celle qui veut que la dissuasion par la sanction est d’autant plus forte que la peine est rapide, certaine et proportionnée.
Or en France, en première instance, les tribunaux mettent en moyenne 240 jours à traiter les délits, contre 150 jours aux Pays-Bas.
De plus, les condamnations à des peines privatives de liberté sont de moins en moins fréquentes, or l’on sait que ces peines sont les seules qui soient vraiment dissuasives.
En 2005, sur 1651 mineurs déférés au Parquet de Seine Saint-Denis, seuls 132 ont été écroués, entraînant chez les jeunes délinquants un sentiment général d’impunité.
Ainsi, alors qu’il y a 57. 000 jugements de mineurs chaque année, on ne comptabilise que 600 mineurs incarcérés. Or certains sont de véritables dangers pour la société !
Les laisser en liberté relève de l’inconscience pure et simple, ou bien témoigne d’une complicité passive avec la délinquance.
C’est pourtant ce qui se passe dans notre pays.
Au quotidien, la grande majorité des délinquants échappe à toute peine, et les rares sanctions prononcées sont trop faibles.
En effet, le ramollissement de la législation pénale depuis 35 ans est évident.
Dans le droit pénal français, l’échelle des peines s’est raccourcie.
Par exemple, les hautes sanctions ont quasiment disparu : c’est le cas de la peine de mort et de la détention perpétuelle.
On voit désormais des meurtriers sortir de prison au bout de 4 ou 5 ans.
C’est le résultat de la guerre menée aux longues peines par les associations d’extrême gauche.
C’est le résultat de la politique d’individualisation des sanctions appliquée par les magistrats, qui permet de tenir compte du « contexte social du crime », des « progrès du délinquant », pour moduler le temps de la peine.
Dès lors, il n’y a plus de plafonds ou des planchers légaux, et on ne prend en compte, la larme à l’œil, que les situations personnelles.
Tout cela a des conséquences, car en affaiblissant le caractère dissuasif du système judiciaire, on encourage la délinquance, la violence, le crime.
Mais faire garder les appartements ministériels de Monsieur Sarkozy par des CRS - comme fut gardée à l’année par une compagnie de Gendarmes Mobiles ou de CRS la propriété de Latché, même en l’absence de Mitterrand - est pourtant moins important que la sécurité du citoyen ordinaire !
Tout est permis aux uns, tandis qu’on laisse l’immense majorité des autres à la merci des prédateurs qui prolifèrent dans nos villes et nos banlieues.
C’est un fait, notre système répressif n’est plus crédible.
Avant de proposer quelque prescription que ce soit, il importe avant tout d’identifier les causes profondes de la décadence de l’institution judiciaire.
II- Je les crois profondément politiques.
L’idéologie « Bobo » a gagné la Justice, au travers de l’ hyper-politisé et gauchiste Syndicat de la Magistrature, et de l’enseignement donné à l’Ecole Nationale de la Magistrature.
On y apprend notamment que le délinquant est une victime de la société, un défavorisé de la vie, un écorché vif, un cœur d’or blessé, et j’en passe.
Pour bien le connaître et avoir eu souvent maille à partir avec lui, j’affirme que le Syndicat de la Magistrature, quoi que minoritaire dans le corps des magistrats – 30%, quand même !- est un syndicat proprement subversif.
Ce syndicat semble d’abord détester la police, ce qui, pour des magistrats, est quand même un comble.
Sur la couverture d’une brochure récente, il n’hésitait pas à représenter une tête de cochon coiffé d’un képi de policier !
Mais çà n’est pas tout. Le syndicat de la Magistrature s’enorgueillit aussi d’un texte adressé aux magistrats qui débutent intitulé la harangue de Baudot.
Je voudrais vous en lire quelques passages, pour que vous compreniez bien à quel point le travail de sape des idéologues d’extrême gauche a porté ses fruits dans le corps des magistrats, par le biais de ce syndicat.
S’adressant à des jeunes élèves-magistrats, la harangue du sieur Baudot commence ainsi :
« On vous a dotés d´un pouvoir médiocre: celui de mettre en prison. On ne vous le donne que parce qu´il est généralement inoffensif. Evitez d´abuser de ce pouvoir »
« Ne croyez pas que vous allez, nouveaux saints Georges, vaincre l´hydre de la délinquance par une répression impitoyable »
« Si la répression était efficace, il y a longtemps qu´elle aurait réussi. Si elle est inutile, comme je crois, n´entreprenez pas de faire carrière en vous payant la tête des autres ».
« Qu´on le veuille ou non, vous avez un rôle social à jouer. Vous êtes des assistantes sociales. Vous ne décidez pas que sur le papier. Vous tranchez dans le vif. Ne fermez pas vos coeurs à la souffrance ni vos oreilles aux cris ».
« Soyez partiaux…. Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l´enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l´ouvrier contre le patron, pour l´écrasé contre la compagnie d´assurance de l´écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice ».
Voilà ce qu’on inculque, ou plutôt ce qu’on inocule, aux jeunes élèves-magistrats : être partial, considérer le criminel comme une victime de la société, et la prison comme une plaie bien pire que le mal.
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