LA REVOLUTION BLEUE



1-L'ESSENTIEL

Question: Que faites vous en ce moment?
Réponse: Je milite pour la Révolution bleue.
Question: C'est quoi la révolution bleue?

Réponse:

La révolution bleue exige le remplacement du système responsable du désastre national. Elle appelle à la Révolution pour défendre la Patrie et rétablir la République.
Question: Qu'est ce que la révolution bleue m'apportera? A moi, concrètement?
Réponse: Vous redeviendrez détenteur de l'autorité de l'Etat qui vous a été confisquée par le système. Vous pourrez ainsi participer au sursaut national face aux périls qui menacent tous les Français ( A commencer par vous!)


2-RAPPEL DES FAITS


La Révolution bleue a été lancée par Claude Reichman en Novembre 2005, avec un slogan fédérateur ( Non à la chienlit ! Non au trop plein d'impôts et de charges ! Non aux politiciens incapables ! ) et le port de l'écharpe bleue en signe de reconnaissance. Les français furent alors invités à se réunir en divers endroits de nos cités et de nos villages afin d'exprimer leur protestation. C'est ainsi que dix manifestations publiques ont eu lieu depuis Décembre 2005 rien que dans la capitale. Depuis Novembre 2005, la situation n'a fait que s'aggraver au point de devenir insupportable. Dans le même temps, il est apparu que toutes les voies électorales ou réformistes étaient viciées ou bloquées par le verrouillage du système. Dans un tel contexte, la Révolution est donc devenue la seule issue possible. Conçue à l'origine comme un mouvement de protestation, la Révolution bleue doit désormais déboucher sur une révolution politique, économique, sociale et patriotique.

"Le pouvoir du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple"
n'étant plus assuré, la Révolution bleue entend rétablir une République authentique, conduite par des équipes nouvelles, décidées à rendre aux français le pouvoir et l'autorité qui leur ont été confisqués.

Comment se tenir informé?


S'agissant des informations générales, cliquez:
-Sur Claude Reichman: Vous y trouverez l'appel initial de Claude Reichman et différents éditoriaux.
-Sur revolutionbleue.over-blog.com. Vous trouverez sur ce blog de nombreuses informations concernant les activités présentes, passées ou futures de la Révolution bleue.


Sur Chronique:
 
Vous trouverez sur ce blog la chronique hebdomadaire de Gérard Pince
-Sur Vive la Révolution bleue. Vous trouverez sur ce site un diagnostic de la situation , douze mesures de salut public présentées à titre indicatif et une vidéo esquissant la stratégie possible.
S'agissant des menaces qui pèsent sur la France, cliquez sur les sites résistants:

"Résistance", "France Echos", "Occidentalis", "LibertyVox", "Voxgalliae", "5-yearslater.com"

S'agissant, plus spécifiquement du bilan désastreux de l'immigration, cliquez sur Bilan économique de l'immigration.


3-ORGANISATION

Dès l'origine, la Révolution bleue a été voulue comme un mouvement informel: Pas de statuts, pas d'ordres venus "d'en haut", pas de cotisations, pas d'armée mexicaine. Cette conception décentralisée doit favoriser l'extension rapide du mouvement et surtout son appropriation par tous les français. L'organisation repose donc sur des cafés politiques ou des comités autonomes qui recueillent comme en 1789 les doléances des Français et agissent en fonction des opportunités locales ou nationales. La Révolution bleue n'a pas d'attaches avec les partis existants: Elle vise à rassembler tous les Français sans exclusive et dans une optique de Salut Public.


Comment créer un comité local?


Pour créer un comité ou un café politique, reportez vous aux deux vidéos qui figurent sur "Vive la Révolution bleue".
Procédure express:
Choisissez un lieu, une heure et une date pour lancer un comité.
Communiquez nous ces éléments à l'avance pour qu'on puisse les annoncer sur la            messagerie téléphonique et lors de nos chroniques.


REVOLUTION BLEUE TOULOUSE 31


INVITATION DE LA RÉVOLUTION BLEUE

A ceux qui ne peuvent pas partir en Suisse.

A ceux qui ne veulent plus être les otages des grèves qui tuent l'économie du Centre Ville.

A ceux qui ne veulent plus financer les retraites et primes dorées du secteur public.

A ceux qui ne supportent plus de voir transformer les coupables en victimes et les victimes en garde à vue ou devant les tribunaux.

A ceux qui refusent la repentance de la France.

A ceux qui savent qu'il n'existe pas d'islam républicain.



UN CAHIER DE DOLEANCE EST A VOTRE DISPOSITION

cahierdoleances@yahoo.fr




Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours aux Herbiers (22/10/06)

Mesdames et messieurs,

Permettez-moi tout d’abord, en exergue à mon propos du jour, de vous dire mon plaisir d’être ici, avec vous, au cœur de la Vendée profonde.

Pourquoi ce déplacement ?

Certains diront que, Breton, je considère cette belle région comme une Marche de la Bretagne historique. Il est vrai que les découpages administratifs contemporains ne respectent pas toujours les réalités charnelles et culturelles des anciennes Provinces.

D’autres écriront que le chef de la droite nationale, sensible aux pays de traditions et aux hommes de la terre, attentif aux « petites patries » et conscient de la grandeur monarchique passée de notre pays, ne pouvait manquer de venir saluer, à l’occasion de la campagne, les vestiges de la Chouannerie, étendards éternels de la vieille France catholique et royale.

Oui, c’est vrai, je pense toujours avec émotion à l’insurrection vendéenne, à Charette, la Rochejaquelein ou Lescure, et aux Colonnes Infernales de Turreau.

Le fait de considérer l’Histoire de France comme un tout n’exclut pas de condamner le véritable génocide dont fut victime une population de paysans vendéens dont le seul crime fut d’être fidèle à Dieu et au Roi et j’avoue que les grandes figures de la Vendée militaire m’on attiré ici autant que d’autres personnages, acteurs majeurs de l’histoire de France, tels Georges Clémenceau et Jean de Lattre de Tassigny, tous deux originaires de Mouilleron-en-Pareds, qui se couvrirent de gloire durant les deux guerres mondiales du XXème siècle, et y jouèrent un rôle de premier plan.

J’ai d’ailleurs visité ce matin, à Mouilleron, la Maison de Clémenceau, puis le Musée des Deux Victoires, qui présente à la fois l’action de Clémenceau et de Lattre, avant de me rendre, pour un hommage solennel, à la stèle aux combattants de l’Union Française qui commémore les trois généraux commandants en chef en Indochine, de Lattre de Tassigny, Leclerc et Salan. Chacun de ces hommes a attaché son nom à l’histoire de France. Notre ami Alain de Lacoste-Lareymondie, père de Jean-Marc, notre Secrétaire Départemental de Charente-Maritime, fut, au titre du Conseil d’Etat, chef du Cabinet civil du Général de Lattre en Indochine et membre du Cabinet civil du Général Salan en Algérie.

Clémenceau, le Tigre, médecin de formation, fut pendant la Commune de Paris, à l’âge de 30 ans, maire du 18ème arrondissement, député puis, à la fin du XIXème siècle, le redoutable chef du parti républicain radical. Président du Conseil de 1906 à 1909, partisan acharné de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il réprima durement les grandes grèves du Nord et de l’Est, tout en créant le ministère du travail. Il réorganisa la police et fonda avec Hennion les fameuses Brigades du Tigre pour lutter contre les anarchistes.

A contrecœur, Poincaré le rappela au pouvoir en 1917, au moment où le moral de l’armée comme celui des Français commençait à vaciller.

Patriote intraitable, Clémenceau fit arrêter les « défaitistes » Caillaux et Malvy et mena la guerre jusqu’au bout, ce qui lui valut le surnom de Père La Victoire.

Un de ses propos résume à merveille sa volonté de fer :

« Celui qui peut moralement tenir le plus longtemps est le vainqueur : celui qui est vainqueur, c’est celui qui peut, un quart d’heure de plus que l’adversaire, croire qu’il n’est pas vaincu »

Malheureusement pour lui, on ne peut plaire toujours au peuple et aux élites.

En dépit de son extrême popularité - il entra à l'Académie française par acclamation - il ne fut pas élu Président de la République en 1920 par les parlementaires, que le spectre d'un pouvoir personnel effrayait.

Qui pouvait sérieusement croire pourtant qu’à 79 ans, il allait entamer une carrière de dictateur ? D’une santé pourtant assez fragile, il mourra en 1929 à l’âge de 88 ans.

Jean De Lattre de Tassigny, Maréchal de France, s’illustra lui aussi en temps de guerre. Saint Cyrien puis cavalier de Saumur, il était lieutenant de dragons lorsque la guerre éclata en 1914.

Blessé à quatre reprises, laissé pour mort en septembre 1914 à la suite d’une embuscade de uhlans, présent sur le front à Verdun et au Chemin des Dames, il fut cité huit fois au combat lors de la Grande Guerre.

Après la débâcle de mai 1940, il resta dans l'armée d'armistice jusqu’à l'invasion de la zone libre par les Allemands, en novembre 1942. Il gagna alors l’Angleterre grâce à un avion de la RAF, après que sa femme et son fils l’eussent aidé à s’évader de la prison de Riom où il avait été confiné après avoir donné l’ordre à ses troupes de résister.

Ayant rejoint le Général de Gaulle à Alger, De Lattre réalisa l'amalgame des troupes d'Afrique du Nord avec les Forces Françaises Libres et les volontaires évadés de France et de l'Empire dans la Ière Armée Française.

Consécration suprême, le 8 mai 1945, le général de Lattre de Tassigny signa à Berlin, au nom de la France, l’acte de capitulation des armées allemandes.

Nommé au poste de Haut-commissaire en Indochine, en 1951, chargé de rétablir une situation critique due à la progression du Viêt-Minh, il fut très affecté – qui ne le serait ? - par la mort de son fils Bernard, tué au cours de cette campagne.

Atteint d'un cancer, le « Roi Jean » mourut à Paris le 11 janvier 1952 et fut élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France.

Vous le voyez, mesdames et messieurs, d’évocation des grandes guerres mondiales en rappel des guerres coloniales, Mouilleron apparait un peu comme le lieu de mémoire des derniers conflits d’une histoire de France qui en compte, depuis Alésia, plus de deux cent !

L’alternance des périodes de guerre et de paix n’est pas propre à notre patrie. Elle semble être la condition profonde de tous les peuples du monde.

Embrassant d’une phrase des siècles de vie humaine, ainsi qu’il aimait le faire aux dires de ses biographes, Lénine affirma un jour :

« Toute l’histoire montre que la paix n’est qu’une trêve pour la guerre ; la guerre, le moyen d’obtenir une paix un peu meilleure ».

Cette formule réaliste doit être méditée, et appliquée à la géopolitique mondiale contemporaine.

I- Après la défaite de l’Allemagne et du Japon en 1945, l’ordre international s’est structuré autour de l’affrontement entre l’Est et l’Ouest.

Au camp de la démocratie libérale, dirigé par les Etats-Unis d’Amérique, répondait le camp des Etats dits socialistes, sous la terrible férule de l’URSS.

Les historiens ont qualifié cette période du terme ambigu de « Guerre Froide ». Je dis ambigu puisque jamais aucun conflit armé de grande envergure n’a opposé de façon directe et massive les Etats-Unis et l’URSS, même si, ça et là, ils ont pu s’affronter par peuples interposés.

La Guerre Froide était une paix par l’équilibre des forces militaires, par l’équilibre de la terreur nucléaire, chacun des protagonistes étant contraint à l’abstention prudente par le risque d’une destruction mutuelle.

La paix relative du monde, et singulièrement celle de l’Europe entre 1945 et 1991, doit beaucoup, il faut le dire, à l’existence même de l’arme nucléaire.

Or, on fait souvent à celle-ci le procès injuste d’être un facteur de guerre entre les nations.

Autre lieu commun fréquent, on entend souvent les eurofédéralistes dire que la construction européenne ayant garanti la paix sur le Vieux Continent depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, il faudrait faire l’Europe pour bannir à jamais la guerre.

Faut-il ne rien comprendre à l’histoire….

Je le répète, ce n’est absolument pas la construction européenne qui a garanti pendant cinquante ans la paix en Europe. Celle-ci a été préservée en raison de l’équilibre des forces entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, chacun des deux camps refusant de courir le risque d’une destruction complète, en raison de la puissance de l’autre.

J’ajoute que l’Union fédérale que l’on nous impose désormais contre la volonté des peuples telle qu’exprimée en France et en Hollande à l’occasion du référendum sur la Constitution, cette Europe là, pourrait, hélas, nous conduire à la guerre.

Selon le traité de Maastricht, le passage à la monnaie unique est “ irréversible ”, ce qui signifie qu’on ne peut pas revenir en arrière.

Comme l’affirme régulièrement Joaquin Almunia, Commissaire européen aux Affaires économiques, « l'euro est un mariage à l'ancienne, de ceux qui se faisaient quand le divorce n'existait pas ».

Est-ce à dire que l’Europe pourrait donc employer éventuellement la force pour empêcher un peuple de retrouver sa liberté ?

Ce sous-entendu lourd de sens prouve que les fédéralistes ne comprennent rien à la nature des peuples, ni aux relations qu’ils entretiennent entre eux.

La meilleure façon d’éviter le nationalisme guerrier, c’est précisément de respecter la liberté des nations.

En effet, lorsqu’on méconnaît la liberté des peuples, ceux-ci finissent toujours par briser leurs chaînes.

Le destin des derniers empires en Europe le montre clairement : l’ex-URSS et l’ex-Yougoslavie se sont effondrées sous les coups de boutoir des peuples, occasionnant de terribles guerres. Ce n’est donc pas la nation, mais précisément la négation de la nation qui conduit à la guerre.

La guerre est en effet revenue sur le Vieux Continent, dans le ventre mou traditionnel de l’Europe, les Balkans, après la fin de la Guerre Froide, alors que le Président George Bush père promettait, en 1991, un «nouvel ordre mondial », c’est-à-dire l’émergence d’une ère nouvelle, New Age, pacifique et éclairée, marquée par la réconciliation des peuples.

La fin de l’affrontement Est-Ouest nous disait-on, c’était :

- le triomphe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,

- la victoire de la démocratie, de l’individu, du marché, tous principes au service desquels, nous disait-on, les Etats-Unis d’Amérique se mettaient spontanément.

C’était d’abord oublier que le communisme mort, d’autres systèmes de valeur que celui de l’Occident restaient en course dans la compétition géopolitique mondiale : l’islam par exemple, conquérant et dynamique, tout à la fois religion, politique et société.

Outre l’islam, une autre tendance à la fragmentation traverse le monde moderne : la prégnance du fait national, qui a détruit les empires russes, tchécoslovaques, yougoslaves et zaïrois.

Tout cela est perceptible depuis longtemps : mais les rares Cassandre sont étouffées par le torrent unanime de l’optimisme le plus béat et de l’universalisme le plus naïf.

On a pu entendre que le mouvement d’ouverture des frontières, ainsi que la multiplication des échanges, allait définitivement rapprocher les hommes.

Le nouvel ordre mondial, garant de la paix perpétuelle, devait reposer sur le droit international élaboré par l’O.N.U., Parlement mondial et égalitaire des Etats, qui assurerait par ses résolutions la paix et la sécurité internationale, ainsi que la concorde universelle.

II- Cette célébration utopique d’une ère nouvelle a pourtant rapidement laissé place à la réalité d’une paix impériale très agressive.

Peu à peu en effet, il est apparu que la disparition de l’URSS, pour salutaire quelle fût, déséquilibrait profondément les rapports de forces internationaux, désormais dominés par les Etats Unis, seule superpuissance mondiale.

Il faut bien le dire, la guerre est souvent faite aujourd’hui à l’instigation des américains.

Ce sont eux qui ont voulu et conduit les interventions militaires contre les « Etats perturbateurs » de l’ordre nouveau, c’est à dire l’Irak, la Serbie, l’Afghanistan, et peut-être demain l’Iran, la Corée du Nord ou Cuba.

Bush père, Clinton puis enfin Bush fils ont littéralement assujetti leurs vassaux au service des armes, version moderne du «service d’ost » par lequel Charlemagne obligeait les siens à envoyer des soldats à la guerre pour aider leur suzerain.

Les gouvernements des Etats-Unis n’ont hésité devant aucune manipulation ni aucun mensonge, comme l’a montré la préparation psychologique de l’invasion de l’Irak.

Lors de la première guerre d’Irak en 1991, on a fait croire en effet au monde entier, après l’avoir sciemment désinformé, que l’armée irakienne était la 4ème du monde et que les soldats iraquiens avaient massacré des bébés, arrachés à leurs couveuses dans un hôpital de Koweït City.

Puis, lors de la seconde guerre en 2003, on a dit, répété, martelé que Saddam possédait des armes de destruction massive, lesquelles, on le sait aujourd’hui, n’ont jamais existé.

Lorsqu’on observe le chaos en Irak ou au Kosovo, force est de constater que le monde pacifié promis par la pax americana se heurte à la réalité du désordre établi.

Plus encore que la loi du plus fort, le monde contemporain subit en effet le désordre du plus fort.

La domination mondiale de Washington dessine en effet un ordre partial et contesté.

Celui-ci doit être analysé dans un esprit d’objectivité. Pour en avoir souffert, nous n’acceptons pas la diabolisation gratuite et sans fondements.

C’est un ordre partial, parce que Washington est intervenu au bénéfice du Koweït contre l’Irak au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et au nom de la souveraineté des Etats mais l’Amérique refuse de faire de même au profit des palestiniens dans les territoires occupés, en raison de son indéfectible alliance avec Israël.

Loin d’avoir la posture de médiation et d’arbitrage qui devrait être la leur, les Etats-Unis expriment clairement leur préférence.

Ils ont donc instauré un ordre injuste. C’est la raison pour laquelle cet ordre est partout remis en cause.

Les attentats du 11 septembre dernier à New-York montrent bien que la rébellion couve.

Comme l’a écrit Machiavel « Le vainqueur rêve d’une éternelle paix selon une éternelle victoire. Mais le vaincu sous sa botte se refait une force et une volonté »

Il avait bien observé cette loi de la politique internationale, et d’ailleurs, toute l’histoire montre que le propre des empires est d’être contesté.

Il l’est aujourd’hui par des organisations internationales qui jouent de la vulnérabilité des Etats et des Sociétés modernes par la mise en œuvre d’actions terroristes, comme celle, la plus spectaculaire du World Trade Center à New-York.

En effet, depuis la première Guerre Mondiale où l’on crut avoir soustrait aux conflits les populations civiles par la définition de combattants en uniformes, celles-ci ont hélas été replongées dans la guerre par des actions que l’on peut dire terroristes, si l’on accepte la définition :

Peut être dite terroriste, toute action qui vise des populations civiles sans défense dans le but de chantage sur les autorités politiques d’un pays.

Dans cette sinistre rubrique, on peut ranger les bombardements massifs et délibérés des villes ouvertes, comportant de véritables massacres comme à Dresde, Hiroshima et Nagasaki, véritable terrorisme d’état mis en œuvre pour obtenir la capitulation militaire des pays belligérants.

On peut y ranger aussi les actions terroristes dont les victimes sont des individus ou des groupes de civils, comme au Proche ou Moyen Orient et dans de nombreux pays du Monde et dont on peut et doit craindre la généralisation articulée sur des réseaux intégrés aux populations immigrées.

Pour contestable qu’il soit, pour déstabilisant qu’il apparaisse, il faut bien comprendre le sens, bien entendre le message contenu dans l’utilisation de méthodes terroristes. C’est souvent l’arme du désespoir.

Le nouveau désordre mondial est aussi juridique puisque les Etats Unis ont mis en place un droit de la force, droit qu’il leur permet d’intervenir, de juger et de condamner à leur guise.

Le principe de souveraineté des Etats et de non-ingérence dans les affaires intérieures est ainsi remis en cause au travers de l’émergence du fameux droit d’ingérence.

Crée par l’O.N.U., cette notion d’ingérence a d’ores et déjà permis aux Etats-Unis et à leurs alliés d’intervenir sur les territoires croates, irakiens, soudanais, serbes et afghans.

Et pourquoi pas bientôt en Corse, au Pays Basque voir à Paris ou même dans le Parc de Montretout. Après tout, le Diable y habite...

Le droit d’ingérence de l’O.N.U., c’est d’abord le droit des Etats-Unis de se mêler des affaires des autres.

C’est déjà énorme mais Washington est allé plus loin encore, en soutenant l’émergence d’une juridiction pénale internationale permanente, qui se permet de juger tel ou tel «criminel de guerre », tel Milosevic ou Mladic ou encore notre ami Seselj, Chef du Parti Radical Serbe qui a 82 députés, qui est détenu à La Haye sans jugement depuis plus de 4 ans, à l’exception notable des citoyens américains exclus par principe et en droit de la juridiction de ces instances.

Mais ce n’est pas tout…

A la politique du plus fort, au droit du plus fort s’ajoute également la loi économique du plus fort.

Aux mutations de la guerre militaire s’ajoute désormais la guerre économique.

Les Etats-Unis appliquent en effet en matière de commerce international les principes les plus égoïstes qui soient : se protéger soi- même et pénétrer les marchés des autres.

L’ensemble des nations subit les effets du chaos issu de l’ouverture généralisée des frontières, dont les Etats-Unis s’exonèrent mais qu’ils imposent à tous les autres peuples, par le biais des institutions qu’ils contrôlent : Organisation Mondiale du Commerce, Banque Mondiale, Fonds Monétaire International…

A moyen terme, l’ouverture des frontières détruit nos industries et nos emplois, au profit des pays du tiers monde dans lesquels les coûts salariaux sont jusqu’à 80 fois plus faibles que dans nos contrées.

Privée d’emploi et donc de revenus, une partie de notre population s’appauvrit, tandis qu’on ne compte plus les pays dans lesquels l’esclavage, la malnutrition, et le travail des enfants sont monnaies courantes.

Voilà les fruits vénéneux du libéralisme sauvage : la pauvreté en occident, la jungle dans le tiers monde. Est-ce donc cela le nouvel ordre économique mondial ?

Il s’agit bien plutôt d’un désordre économique, qui produit et entretient un gigantesque désordre démographique.

Fuyant la misère, les masses du Sud se dirigent vers le Nord qui a commis l’erreur d’ouvrir ses frontières, voire de mettre en place des mécanismes sociaux qui aspirent l’immigration. Souvenons nous de l’avertissement contenu dans le discours du Président algérien Boumediene : « le temps est proche où les masses affamées du Sud partiront à la conquête des pays du Nord. Cette immigration ne sera ni pacifique ni fraternelle ».

Les germes de conflits civils et territoriaux sont désormais présents dans les pays occidentaux, dont les sociétés deviennent multi-culturelles.

Aujourd’hui, Mesdames et messieurs, les exemples libanais, yougoslaves ou soviétiques montrent bien que les sociétés multi-culturelles sont toujours multi-conflictuelles.

Pis encore, les flux multiples et divers de population favorisent tous les désordres sanitaires : SIDA, tuberculose, grippe asiatique, sans même parler de la rapide diffusion mondiale des épizooties ou des maladies des cheptels (vache folle, grippe du poulet...).

Désordres économiques, désordres commerciaux, désordres sociaux, désordres démographiques, désordres sanitaires, autant de maux issus de la libre circulation des hommes et des produits.

On le voit bien, le libre échangisme mondial débouche sur une anarchie internationale, qu’arbitre cependant à son profit « Frère Grand ».

III- Confrontée à ces menaces et à ces risques, la France doit avant tout se protéger en se préparant. Elle doit aussi œuvrer à la promotion d’un autre ordre international, juste et durable celui-là.

La vie internationale est une jungle. C’est l’environnement de chaque peuple, mais c’est un environnement hostile.

Aussi devons-nous avant tout retrouver le contrôle et la maîtrise de l’accès à notre territoire.

Protéger la sécurité et la prospérité des français implique de rétablir nos frontières physiques, commerciales et sanitaires.

Pour cela, il est impératif de sortir de cette Europe-là, fédéraliste et colonisatrice, en dénonçant les traités, ce qui est tout à fait possible, pour établir une Europe des Nations, défenseur des intérêts communs de celle-ci.

Soyons clairs, à l’aune des siècles qui forgent et constituent les peuples, à l’aune des dangers qui nous menacent, les traités relèvent de la simple légalité. Mais lorsque l’essentiel est en jeu, c’est-à-dire la survie, la nécessité fait office de légitimité.

Il est désormais impératif de reprendre les moyens de notre indépendance.

En effet, mesdames et messieurs, le monde dans lequel nous vivons est particulièrement dangereux, car le risque de 3ème guerre mondiale y est permanent.

Il est donc du devoir des pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour que la préparation militaire française à une riposte en cas d’attaque, soit la plus efficace possible.

Il faut donc renforcer drastiquement notre effort de Défense Nationale, dans l’optique non de la guerre d’hier, mais de celle de demain, non pour faire la guerre, mais pour s’en protéger. Comme le dit l’adage romain : « Si vis pacem, para bellum », « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

Je propose donc quatre grandes mesures, pour infléchir les axes principaux de notre politique de défense :

- Porter le budget de la Défense Nationale de 1,8 à 3,6% du PIB, 400 milliards de FF, soit l’équivalent de ce que la France donne chaque année aux immigrés.

- Remettre sur pied une véritable Défense Opérationnelle du Territoire, ce qui suppose d’abord l’établissement d’un service militaire volontaire de 6 mois, assorti de droits spécifiques dans les carrières de la fonction publique, mais aussi la création de corps de garde frontières, d’une Garde Nationale et le développement de réserves significatives. La sécurité intérieure doit devenir une priorité, car la menace pourrait, demain, être intérieure.

- Donner aux forces d’intervention la capacité d’agir de manière autonome, ce qui suppose, entre autres, le renforcement de la marine, par la création de deux groupes de porte-avions, et de l’aviation, par le lancement d’un programme de construction d’ avions gros porteurs.

- Renforcer l’activité de nos arsenaux en cessant d’étaler les programmes d’armement et en subordonnant notre aide internationale ou notre soutien diplomatique à des commandes extérieures.

Il nous faut augmenter de 30% les crédits d’équipement de l’armée de terre, puisque ceux-ci ont diminué de 30% depuis 1990.

De même, au cœur de l’avenir de nos industries d’armement, il nous faut remettre certains programmes d’équipements à l’ordre du jour : missiles antichars, antiaériens, bâtiments de guerre, avions et hélicoptères de combat. Surtout, il faut créer un dispositif capable de faire face et de vaincre une menace terroriste intérieure.

Dans cette perspective, l’esprit de défense, corollaire des moyens physiques de la sécurité, doit être réhabilité dans les familles et à l’école.

Surtout, il faut cesser d’engager systématiquement toutes nos forces sur des théâtres d’opérations extérieurs, alors même que le feu couve dans les banlieues de certaines de nos villes.

Les périls civils ou le terrorisme impliquent en effet de renforcer considérablement nos services de renseignements, comme d’ailleurs nos moyens opérationnels de surveillance du territoire.

Forte et respectée, la France pourra alors promouvoir un ordre international juste et durable.

Celui-ci ne peut reposer que sur le retour à un équilibre géopolitique mondial.

Aux antipodes de l’Europe fédérale que l’on nous construit aujourd’hui, simple pavillon de complaisance couvrant une marchandise américaine, aux antipodes disais-je de cette Europe de vassaux, il faut faire la grande Europe des nations, la grande Europe de Brest à Vladivostok, qui fera pièce aux visées hégémoniques de Washington.

Il existe en effet une solidarité naturelle et des complémentarités évidentes entre les peuples de l’arc boréal.

Cette Europe fera contrepoids à la puissance américaine et aux jeunes géants d’Asie. Elle empêchera nos amis d’outre-Atlantique d’abuser de leur puissance. Elle garantira la paix par la balance des forces.

Elle sera, enfin, l’Europe des identités, des peuples, des Etats indépendants.

Elle fonctionnera selon les principes de la coopération, lorsque les intérêts sont communs, c’est-à-dire en matière diplomatique, mais aussi migratoire, policière, industrielle et écologique.

Bien évidemment, je parle de l’Europe des peuples libres, c’est-à-dire souverains.

Il est en effet impératif de revenir à ce principe de souveraineté des Etats pour rétablir un véritable ordre international, en abandonnant tous les instruments juridiques qui permettent aujourd’hui de s’ingérer dans les affaires intérieures des peuples.

La souveraineté est une des conditions de l’égalité des Etats, donc une condition de l’équilibre géopolitique global, une condition d’un ordre international stable et durable.

Celui-ci repose aussi nécessairement sur le développement des pays du Tiers Monde.

Seule une grande politique de co-développement peut sortir l’Afrique de la misère, tarir les flux d’immigration vers le Nord, contribuer à l’équilibre du monde.

La France est particulièrement bien placée pour mettre en œuvre cette politique, puisqu’elle mène traditionnellement une politique arabe et puisqu’elle a certains moyens d’action en Afrique.

Voilà, Mesdames et messieurs, l’état de la situation internationale et les moyens de limiter les guerres et de garantir la paix pour nous et nos enfants.

Après le temps de la réflexion vient celui de l’action, pour donner vie aux principes et aux analyses.

C’est donc le rendez-vous de l’action que je vous donne, dans la perspective de 2007 bien sûr, mais surtout pour sortir le monde de l’anarchie et du chaos, c’est-à-dire pour rendre à la France le sens de sa mission universelle.

Pour sauver les valeurs auxquelles nous sommes attachés, parce qu’elles seules permettent la vie et parfois le bonheur, nous devons combattre pour sauver les structures, vérifiées par l’Histoire, qui ont permis au travers de douloureux combats, de préserver nos libertés, notre indépendance, notre sécurité, notre culture et notre identité.

Les ensembles cohérents ou qui s’efforcent de l’être, que sont les nations, développent à partir de la notion d’intérêt commun, l’adhésion et la participation du plus grand nombre.

Ils permettent l’harmonie politique et sociale minimum, en laissant le maximum de possibilités de développement individuel.

C’est pourquoi il faut défendre les nations dont la diversité et les frontières jouent le rôle de cloisons de sécurité contre les cataclysmes politiques, migratoires, ou autres.

Il y a des problèmes internationaux, ils doivent être résolus par le concert des nations, au travers d’accords bi ou multilatéraux, au travers de l’Europe des Nations ou de l’Organisation des Nations Unies.

L’objectif n’est pas de faire du passé table rase pour reconstruire un monde nouveau qui ne peut être qu’une utopie meurtrière et une réalisation injuste et désordonnée.

L’objectif n’est pas de refaire le monde, mais de le conserver, de l’adapter dans le respect des règles morales salvatrices et des organisations légitimes.

Encore une fois, dans un monde que menacent les ambitions prométhéennes de certains, il faut garder raison, au plus proche de la terre, des paysages, des hommes et de leurs attaches naturelles, et pour ne pas désespérer, conserver toujours les yeux levés vers le ciel.

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours à Parcay-Meslay (29/10/06)

Introduction


____________

Je m’adresse à vous, femmes et hommes de la terre, paysans, céréaliers, éleveurs, maraîchers, et à vous vignerons de Touraine et de France.

Des champs de la Beauce aux pâturages de Normandie, des maïs de l’Adour aux plaines de la Somme et des lavandes de Provence aux contreforts du Forez,

Je viens à vous non pas seulement comme candidat à l’élection présidentielle, mais comme petit-fils, arrière-petit-fils d’une lignée sans fin de Le Pen paysan de Bretagne où, même lorsqu’avec mon père on quitte la terre pour le chalut du pêcheur, on reste laboureur de la mer.

C’est donc comme un des vôtres, qui sait beaucoup de votre force et de votre ténacité, mais aussi de vos raisons de douter, que je vous dis :

Alors que depuis plus de dix ans la fin des paysans est annoncée et les « champs du départ » sciemment programmés, un grand avenir économique au contraire se prépare pour vous.

À l’est, dans le sous-continent indien et plus loin encore jusqu’à la Chine, en marche forcée vers la puissance, le matin des paysans arrive. Et c’est à préparer les jeunes agriculteurs de France, pour qu’ils soient à ce grand rendez-vous agricole planétaire, prêts à répondre à l’appel d’offre alimentaire géant que la Chine, l’Inde et l’Asie vont lancer, que je vais consacrer ma présidence.

Certes, pour notre agriculture exportatrice et notre indépendance agro-alimentaire, il y aurait bien des raisons d’être pessimistes. Et ce n’est pas aux éleveurs ou aux vignerons que je vais l’apprendre. Bien de nos éleveurs, par exemple du Massif Central ont été acculés à éliminer leurs troupeaux de Salers, d’Aubrac ou de Limousines au port de tête altier, pour voir en final la France importer des viandes d’Amérique latine parce que nous cessons d’être autosuffisants en viande bovine.

Quant au sort des vignerons, ici, dans la Touraine du gamay et des pinots gris ou noir, est-il nécessaire de vous dire ce que va être leur sort ? Le 22 juin 2006, la Danoise Mariann Fischer Boel, commissaire européen à l’agriculture, a déclenché l’offensive que vous savez : arracher 400 000 hectares de vignes en cinq ans et licencier massivement chez les 144 000 exploitants viticoles français, avec une casse sociale aussi sauvage que dans les mines ou la sidérurgie des années 80.

Je pourrais continuer avec le sucre qui va finir par manquer, parce que les betteraviers de Picardie et du Nord vont devoir laisser la place au sucre importé du Brésil, pendant que les arboriculteurs du sud-ouest ou de Provence cèdent sous les cargos de pommes du Chili et que les apiculteurs des Alpilles voient les ruches décimées non seulement par le Gaucho de Bayer, mais par l’arrivée des miels frelatés de Chine ou du Mexique.

J’arrête l’énumération des fruits à coque de Californie et des ails de Malaisie. Tout cela, vous le savez. Même les roses des meetings socialistes viennent de l’Equateur.

Secteur par secteur et de renoncement en renoncement, les mauvais bergers politiques de la France nous conduisent vers la fin de notre agriculture européenne.

Si rien n’est fait, la date du final est même connue. Je vous la donne : 2014 !

Ière PARTIE

________

Subir

2014 :La fin de notre agriculture exportatrice

Au 1er janvier 2014 au plus tard, si je ne suis pas en charge des affaires de la France, pour arrêter le processus, l’agriculture européenne se sera en effet écrasée sur cinq murs.

1°) Le mur budgétaire d’abord

La programmation des finances agricoles a été faite pour 7 ans, de 2007 à 2013. Au-delà de cette date, il n’y a plus de crédits planifiés.

Certes, le Parlement européen, élu en 2009, sera chargé d’adopter les perspectives financières de 2014 à 2019. Mais nous savons déjà qu’il existe une ultra majorité de députés, composée des pays de l’Europe du nord, pour réduire les crédits agricoles à un simple financement d’un vague aménagement du territoire rural.

Dès cette semaine, sur le budget européen 2007, on a vu le Conseil des ministres de l’Europe lui-même amputer les crédits agricoles de 150 millions d’euros

2°) Le mur financier ensuite

Le 18 décembre 2005, à la 6ème Conférence ministérielle à Hong Kong, Peter Mandelson, commissaire européen au commerce extérieur, a accepté de supprimer définitivement les aides européennes aux exportations agricoles.

Certes, cela ne représente que moins de 5 milliards d’euros par an. Mais dans un secteur comme la viande bovine par exemple, ces restitutions aux exportations sont importantes pour résister au dumping social, environnemental, phytosanitaire et foncier des pays du sud.

3°) Le mur douanier aussi

En septembre 1986, François Guillaume, alors ministre de l’agriculture du deuxième gouvernement Jacques Chirac et ancien président de la FNSEA, a fait l’erreur tragique, à Punta del Este en Uruguay, d’accepter, pour la première fois depuis 1947, l’inscription de l’agriculture dans les négociations commerciales planétaires. À partir de cette date-là, les barrières douanières protégeant l’agriculture européenne ont été condamnées. C’est la préférence communautaire qui a commencé à être éliminée.

Ce processus va s’achever en 2007 avec le cycle de négociations commerciales mondiales en cours appelé « Cycle de Doha ».

Déjà, à Hong Kong, en décembre 2005, la pression du Brésil a été terrible. Si bien qu’après avoir cédé sur nos aides aux exportations, Peter Mandelson, en juillet 2006, a cédé sur les barrières douanières. Il a accepté de baisser nos droits de douane de 51 %. Ce qui veut dire 800 000 tonnes de bovins latino-américains en plus qui arrivent chez nous. C’est la fin de la préférence communautaire.

4°) Le mur des quotas laitiers

En 2013, ce sera aussi la fin des quotas laitiers. Ces quotas, inventés par Michel Rocard lorsqu’il était ministre de l’agriculture, ont eu certes des effets négatifs avec la disparition de milliers d’élevages. Mais pour les élevages qui ont subsisté, ils représentent une sorte de RMI agricole. Leur disparition en 2013 marquera la disparition d’une grande partie d’élevages restants. En zones de montagne par exemple.

5°) Le mur démographique enfin

La génération actuelle d’agriculteurs termine sa vie professionnelle, là encore, vers 2013. Pour assurer le renouvellement, il faudrait, en France, l’installation de 15 000 jeunes agriculteurs par an. Il ne s’en installe plus que 6 000.

Autrement dit, notre tissu agricole français se détruit définitivement. Si nous attendons, nous ne pourrons plus reconstituer un  peuple de paysans pour de nombreuses raisons. Notamment parce que le coût du foncier ne permet plus financièrement à nos jeunes de s’installer sur des fermes rachetées par des Anglais, Néerlandais ou Belges.

Vous le voyez, l’horizon semble bien définitivement bouché. 2014 serait vraiment la fin :

- fin les quotas laitiers ;

- fin du budget agricole européen sanctuarisé ;

- fin du sucre européen ;

- fin du vignoble exportateur ;

- fin de la génération agricole actuelle ;

- fin de « l’homme de terre » de la civilisation rurale, éliminé par « l’homme de sable » des puces au silicium de la société informatique et « l’homme de vent » des marchés financiers mondialisés.

Et pourtant, je vous le dis : c’est l’inverse qui se prépare.

Tout le monde voit le crépuscule tomber sur l’Angélus de Millet, c’est en réalité l’aurore qui se prépare déjà à pointer.

2ème PARTIE

________

Choisir

2007 : Le matin des paysans

A - Deux facteurs

déjà en action, sont en train de faire germer à l’est, dans les plis de l’histoire de l’Asie, l’avenir des paysans.

1°) La raréfaction des terres agricoles

D’abord, les terres se raréfient en Asie sous l’effet de deux phénomènes gigantesques et dantesques : l’urbanisation et la désertification.

a) L’urbanisation

spécialement en Chine, mais aussi en Afrique, amène à une « explosion du bidonville global », avec 400 villes de plus d’un million d’habitants aujourd’hui, contre 86 en 1950 et 550 dans huit ans.

En 2007, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il va y avoir plus d’urbains que de ruraux. Les moyennes villes, les bourgades sont « villifiées ». En Chine, en vingt ans, 200 millions de paysans ont migré vers la ville. Les politiques de déréglementation agricole, l’austérité du FMI et de la Banque mondiale et le libre-échange mondial du modèle néo libéral alimentent l’exode rural.

b) D’autant que la désertification est là.

L’Inde est un exemple de mer d’Aral subcontinentale. La révolution verte a épuisé les nappes phréatiques à coup de pompes à 600 dollars pièce et de puits utilisés par 21 millions de cultivateurs de riz, de blé, de maïs, de coton, de luzerne, de canne à sucre. L’eau devient en Inde, comme ailleurs, chère. 15 % du revenu d’une famille peut aller à l’achat de l’eau.

Révolution verte à sec

Certes l’Inde a réussi à nourrir une population qui a doublé. Grâce à une révolution verte faite par l’irrigation. L’Inde a du riz, du blé, du maïs. Les rivières ont été détournées vers les canaux, mais surtout 21 millions de cultivateurs pompent dans les nappes aquifères pour irriguer.

Dans les vingt dernières années, 12 milliards de dollars ont été consacrés à l’achat de ces pompes et au forage des puits. D’où une extraction annuelle de 250 kilomètres cubes d’eau par an. Soit 100 km3 de plus que le renouvellement assuré par les pluies.

Les experts évaluent alors à 200 millions de personnes la population indienne qui risque d’avoir un avenir sans eau.

Suicides paysans

Ainsi, au nord de l’Etat du Gujarat, les puits descendaient à dix mètres. Aujourd’hui, même à 400 mètres de profondeur, les forages ne donnent pas d’eau.

Dans l’ouest de l’Inde, des millions de puits tubulaires sont taris. La révolution verte peut finir.

Bientôt, quand l’Inde s’assèchera, les paysans d’Europe devront la nourrir. C’est folie alors de les faire disparaître en 2013.

L’importation du Nil

D’autant que le Pakistan épuise l’Indus au rythme de 50 km3 d’eau par an pour faire pousser le coton.

L’Iran, l’Egypte, la Jordanie et le Proche-Orient importent, chaque année, sous forme de viandes et de céréales provenant de pays à l’agriculture irriguée, une masse d’eau équivalente au débit annuel du Nil.

Qui va nourrir ces pays ? Qui va nourrir l’Inde ?

Les paysans indiens surendettés se suicident. Comme partout de la même façon : pendaison ou pesticides avalés. On se suicide pour un endettement de 10 000 roupies ou 170 euros.

2°) L’élévation du niveau de vie en Asie

Le temps arrive où l’Inde va être importatrice. Comme la Chine, où l’élévation du niveau de vie de 250 millions de la nouvelle bourgeoisie de Shanghai, de Pékin, de Guanzou et des villes champignons de la province de Guandong, va augmenter la demande en fruits, légumes, vins, viandes.

« Alimenter le monde » au XXIème siècle : voilà le vrai défi.

Qui va le relever ?

Qui va alimenter le monde ?

Parce que le Brésil est sur les rangs, avec ses 25 millions d’hectares en réserve en Amazonie, la France, elle aussi, doit se préparer à répondre à cet appel d’offre.

C’est là qu’est le matin nos paysans.

À l’appel d’offre alimentaire du monde,

ou c’est le Brésil qui emporte le marché des protéines animales et végétales pour le XXIème siècle

ou la France ne lui laisse pas le monopole de l’alimentation.

Le soleil vert du monde qui se lève, va-t-il être brésilien ou français ?

B – La question du retour de quels paysans : qui va nourrir l’Inde et la Chine ?

1°) Le Brésil

veut être la ferme du monde avec 340 millions d’hectares, soit autant qu’aux USA et deux fois plus que dans l’Union européenne à 25, soit presque trois fois plus qu’en Chine. C’est un géant de tout. Du coton, du soja, du riz, du sucre, du café, des oranges, du poulet et des bovins.

C’est le numéro 1 du poulet où le 2ème exportateur brésilien est la société française Doux, connue pour la marque « père Dodu », produisant au sud, à Rio Grande de Sul, avec cinq usines d’aliments, quatre abattoirs, 8 000 employés et un réseau de 3 500 éleveurs.

Un seul Etat des 27 Etats fédérés brésiliens, le Mato Grosso, a 5,4 millions d’hectares de soja. Soit la superficie autorisée pour toute l’Europe par l’accord de l’Uruguay round de 92.

Le Brésil était déjà le premier exportateur mondial de café, de sucre, d’éthanol et de jus d’orange concentré. Depuis peu, il est le premier exportateur mondial de viande bovine devant l’Australie, de soja et de volaille devant les Etats-Unis.

2°) Mais la France

malgré ses 29 millions d’hectares seulement, est aussi un géant de la qualité agricole.

Dans les vingt dernières années, nos paysans ont fait la plus grande révolution de la compétitivité agraire de l’histoire de l’humanité agricole depuis le néolithique.

La France a été capable d’exporter blés, vins, viandes, produits laitiers, fruits sur l’Afrique, le Moyen-Orient, les USA, l’Asie. Sans parler de l’Europe.

C’est la stupidité de nos dirigeants qui a entravé ce géant agricole français de mille chaînes :

- fiscales

- foncières

- bureaucratiques

- sociales

- et européennes l’empêchant d’être à égalité de concurrence sur le marché mondial.

C’est la trahison eurofédéraliste, libre-échangiste et mondialiste de nos dirigeants qui a livré, au GATT et à l’OMC, notre agriculture et nos paysans pour en faire une monnaie d’échange ;

Ils ont abandonné notre agriculture exportatrice à l’hémisphère sud et au Brésil, en échange de parts de marchés pour les assurances, la téléphonie, la banque ou la distribution au profit des multinationales finlandaises, suédoises ou anglo-saxonnes.

Eh bien ! Cela je ne peux l’accepter.

Alors que le matin des paysans arrive, avec un grand avenir pour eux, c’est juste le moment où on voudrait les éliminer… ?

Non ! Non ! Non ! Je ne l’accepte pas.

Ni pour vous, paysans de France

Ni pour dix générations de Le Pen paysans de Bretagne

Ni pour tous les paysans de l’Europe

Alors ici, à Tours, avec des femmes et des hommes qui n’acceptent par le mors et qui veulent vivre libres, je dis aux paysans de France :

Je ne laisserai pas Bruxelles vous amener à l’abattoir de la mondialisation.

Voilà pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle. Avec un programme pour nos paysans et une Marche verte pour les alerter.

a) Mon programme

C’est 9 mesures clefs, au-delà des mesures par secteurs agricoles.

9 mesures fondamentales.

9 mesures comme la preuve par 9 que nos paysans de France peuvent être sauvés.

Ces 9 mesures les voici :

Premièrement, dès la fin juin 2007, dans les jours qui suivront mon élection, comme une nouvelle méthode du redressement agricole national,

je convoquerai des Etats généraux de l’agriculture avec les représentants :

• des maires de nos villages

• de nos organisations professionnelles, dont je dois vous dire qu’en dépit de leurs erreurs dans une ligne eurofédérale, qui a conduit nos paysans dans l’impasse où nous sommes, elles ont su aussi, et en sens inverse, jouer un rôle capital dans la révolution agraire réussie des 30 dernières années.

Ces Etats généraux vont mettre au point le grand programme de redressement agricole.

Ma 2ème mesure sera prise dès le mois de juillet avec un moratoire de la dette agricole, qui sera cantonné dans une caisse publique d’amortissement. Jusqu’au rétablissement de l’équilibre financier des exploitations.

En août, un 3ème train de mesures fortes sera consacré pour l’installation de 15 000 jeunes agriculteurs par an.

Dès la rentrée de septembre, la 4ème mesure se concrétisera par une loi de justice agricole qui mettra en parité, en 5 ans, des retraies agricoles avec les retraites des autres Français, notamment pour le conjoint survivant, comme une mesure de restitution au monde paysan de la plus-value de productivité confisquée depuis trente ans au profit du secteur des services.

En octobre, la 5ème mesure sera une loi de sanctuarisation juridique du droit millénaire du paysan au réensemencement d’une partie de sa récolte, contre le brevetage du vivant par les multinationales. Ainsi, l’essentiel du danger des OGM sera conjuré. Les paysans ne tomberont pas sous la dépendance économique des brevets des multinationales.

En novembre, la 6ème mesure sera une loi de programmation pour un plan en 5 ans d’investissements dans les services publics ruraux.

Avec la loi de finances pour 2008, en décembre, deux autres mesures d’urgence fondamentales arriveront :

- Une 7ème mesure d’exonération, en 5 ans, des entreprises agricoles de toutes charges fiscales et sociales pour rétablir l’égalité de compétitivité face au dumping de l’agriculture de l’hémisphère sud.

- Une 8ème mesure avec la création d’un fonds d’intervention pour les campagnes, sur le modèle du fonds d’intervention pour la ville.

Ma 9ème mesure, enfin, en juillet 2008, sera prise sous présidence française de l’Union européenne. Je ferai réaffirmer et concrétiser la préférence communautaire par l’instauration d’une nouvelle technologie de droits de douane : les droits de douane modulables, remboursables et bonifiables.

Certes, d’autres mesures suivront, secteur par secteur, et d’abord, je le dis ici, en Touraine, pour le secteur viticole.

Nos vignerons vont bénéficier d’un Conservatoire du vignoble.

Mon ministre des affaires européennes ira à Bruxelles faire supprimer les entraves fiscales à la libre circulation des vins et supprimer aussi les barrières administratives qui sont d’autres entraves à cette libre circulation des vins.

Enfin, à l’OMC, je ne laisserai pas Peter Mandelson, le commissaire européen au commerce, brader nos intérêts viticoles et agricoles. Je ferai imposer le registre multilatéral des indications géographiques viticoles et la répartition planétaire équitable des sacrifices viticoles. Les vignerons français et européens ne peuvent être les seuls à arracher 400 000 hectares, quand les vignerons de quatre pays du Pacifique, Australie, Chili, Afrique du Sud, Californie, ont planté, eux, 230 000 hectares en dix années.

L’excédent viticole étant planétaire, les arrachages doivent être équitablement négociés planétairement.

b) La Marche Verte, que je lance à partir du 15 novembre, ira le dire aux paysans de France.

Des vignes de Touraine en villages des Corbières,

De départements en régions,

Des terres du sud aux marches de Lorraine,

Ma caravane présidentielle, au label France,

Va venir vous soulever,

venir vous mobiliser.

Et quand, au printemps 2007, elle arrivera

avec vous rassemblés,

alors paysans de France,

vous serez sauvés !

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours à Bordeaux (05/11/06)

Mesdames et messieurs,

Permettez-moi tout d’abord, en prologue à mon propos du jour, de vous dire tout mon plaisir de m’adresser à vous dans le cadre superbe de ce Palais des Congrès de Bordeaux, entièrement refait il y a deux ans, et où nous avions déjà, l’an dernier, organisé notre Université d’été.

La réfection du bâtiment lui donne, incontestablement, le standing nécessaire à l’accueil d’évènements de grande envergure, servant ainsi de vitrine à Bordeaux, fière capitale d’Aquitaine, grand port de l’Atlantique et magnifique ambassadeur de notre viticulture, fleuron de l’art de vivre à la Française.

J’adresse tout d’abord mes remerciements au Comité aux Manifestations, maître d’œuvre principal de ce banquet patriotique et plus particulièrement à Jean-Michel Dubois, Yann Le Pen, Sandrine Leroy et Catherine Besson.

J’y associe bien sûr la puissance invitante, notre représentant dans le département et la Région, Jacques Colombier, Membre du Bureau Politique, Président du groupe Front National au Conseil Régional d’Aquitaine, que je tiens à féliciter de sa brillante réélection au Conseil municipal de Bordeaux, ainsi toute l’équipe de la fédération, qui assure, avec lui, l’animation de notre action sur la ville.

Vous le savez, mesdames et messieurs, le feuilleton politico-judiciaire de l’affaire Juppé a marqué profondément la vie bordelaise depuis trois ans, jetant le discrédit, le doute et le soupçon sur les mœurs politiques françaices.

En décembre 2004 en effet, l’ancien Premier Ministre, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, a été condamné à une peine de 14 mois de prison avec sursis et d’un an d'inéligibilité par la Cour d'Appel de Versailles.

Cette clémence relative est choquante, d’abord parce que l’exemple venant d’en haut dans la société, les magistrats devraient être intraitables dans les affaires de magouilles politico-financières. Hélas, il n’en est point ainsi et l’immense majorité d’entre elles ont abouti dans des culs de sac, alors que les coupables auraient dû finir en cul de basse fosse.

Comment lutter en effet contre la délinquance et la criminalité lorsque même les élus enfreignent la loi !

Les jeunes qui sont interpellés par la police pour telle ou telle infraction ne se privent pas de dire « j’ai volé, peut-être, mais toujours moins que le ministre ! ».

La clémence dont certains bénéficient est d’autant plus choquante que d’autres, qui ne sont ni connus, ni estimés en haut lieu, et qui essaient simplement de faire tourner leur PME, leur commerce ou leur activité libérale, subissent la loi pénale dans toute sa rigueur, simplement parfois pour des retard de paiement d’URSSAF !

L’inégalité devant la justice est la plus insupportable des inégalités, c’est celle qui heurte le cœur des hommes le plus profondément, le plus durablement, le plus définitivement. Cette injustice est une Immorale.

I- A proprement parler, la justice française est aujourd’hui dans un état de déliquescence matérielle et morale avancées.

A la crise de confiance s’ajoute en effet l’insuffisance notoire des moyens matériels et humains, sans même parler des effets catastrophiques d’une législation pénale laxiste et d’une pratique judiciaire peu dissuasive.

En parfait adepte de la méthode Coué à laquelle la classe politique nous a habitués depuis 20 ans, Pascal Clément, le Garde des Sceaux, s’est récemment félicité de l’augmentation de 5% des crédits du budget de la Justice en 2007.

C’est dérisoire, puisqu’avec 6,3 milliards d’euros seulement, le budget de la Justice représente seulement 2, 3% du budget global de l’Etat en 2007, et à peine 0,37% du PIB.

L'effort consacré au système judiciaire place la France au 29ème rang seulement au niveau mondial.

Le pays consacre 51 euros par an et par habitant à sa justice. La moitié de ce que dépense l'Allemagne.

Il y avait 7. 000 Magistrats en fonction en 2005, à peine quelques centaines de plus qu’en 1830, alors que le nombre de crimes et délits annuels a été multiplié par 15, dans notre pays, depuis 30 ans.

L’Allemagne, elle, compte 26.000 magistrats, soit 3 fois plus que nous, alors que la population n’est qu’une fois et demi supérieure.

Le résultat en est que 8 plaintes sur 10 sont classées sans suite.

Oh, certes, il ne faut pas tout mettre sur le dos des magistrats.

D’abord, 1 infraction sur 3 seulement est élucidée dans notre pays, ce qui met en cause l’efficacité de la police, et pas celle des juges.

Ensuite, les juges subissent la multiplication des textes de lois, des actes règlementaires, des normes européennes et des traités internationaux.

Cette inflation normative, alibi des politiciens, correspond à la complexification de la vie, mais ralentit considérablement l’activité judiciaire.

Enfin, les magistrats savent que les capacités pénitentiaires du pays sont saturées.

Dès lors, pourquoi condamner à des peines privatives de liberté dont on sait qu’elles ne seront pas exécutées, faute de place ?

Il faut bien mesurer en effet, mesdames et messieurs, l’extrême dénuement, la misère même, de notre système carcéral.

Il y avait 58.000 détenus en 2005, pour un nombre de places mises en service à peine égal à 50.000 en 2005.

On s’entasse donc, dans les prisons, ce qui n’est guère propice au redressement moral des détenus, et à leur réinsertion.

Parfois, je le répète, les condamnés n’effectuent purement et simplement pas leur peine !

Il faut savoir qu’en France, le taux moyen d’exécution des peines prononcées est de 70% seulement !

12% de la totalité des peines de prisons font l’objet d’un classement sans mise à exécution, faute de place.

Près d'un condamné sur deux à de la prison ferme n'a toujours pas exécuté sa peine dix-huit mois après son jugement !

Comment un grand pays développé peut-il se retrouver dans une situation aussi ubuesque ?

Pourquoi une telle pénurie ?

Parce que dans ce domaine comme dans bien d’autres, depuis trente ans, les gouvernements successifs n’ont rien construit, rien prévu, rien programmé.

Monsieur Bédier, éphémère Secrétaire d’Etat à l’Administration Pénitentiaire, a lancé en 2002 et 2003 un programme de construction de prison. Le problème, c’est qu’il risque d’être le premier pensionnaire des prisons qu’il construisait…..

Mes chers amis, il faut voir les choses en face : débordé de travail, privé des moyens minimaux indispensables, le corps des magistrats n’a plus les moyens de remplir sa mission fondamentale de protection des citoyens et de la société.

On ne sanctionne plus assez, plus assez vite, plus assez fort.

Résultat, le sentiment d’impunité se répand, poussant les délinquants à des transgressions de plus en plus nombreuses et de plus en plus graves.

Pourtant, une vérité d’évidence s’impose à toutes les sociétés depuis des siècles et des siècles.

Cette vérité, c’est celle qui veut que la dissuasion par la sanction est d’autant plus forte que la peine est rapide, certaine et proportionnée.

Or en France, en première instance, les tribunaux mettent en moyenne 240 jours à traiter les délits, contre 150 jours aux Pays-Bas.

De plus, les condamnations à des peines privatives de liberté sont de moins en moins fréquentes, or l’on sait que ces peines sont les seules qui soient vraiment dissuasives.

En 2005, sur 1651 mineurs déférés au Parquet de Seine Saint-Denis, seuls 132 ont été écroués, entraînant chez les jeunes délinquants un sentiment général d’impunité.

Ainsi, alors qu’il y a 57. 000 jugements de mineurs chaque année, on ne comptabilise que 600 mineurs incarcérés. Or certains sont de véritables dangers pour la société !

Les laisser en liberté relève de l’inconscience pure et simple, ou bien témoigne d’une complicité passive avec la délinquance.

C’est pourtant ce qui se passe dans notre pays.

Au quotidien, la grande majorité des délinquants échappe à toute peine, et les rares sanctions prononcées sont trop faibles.

En effet, le ramollissement de la législation pénale depuis 35 ans est évident.

Dans le droit pénal français, l’échelle des peines s’est raccourcie.

Par exemple, les hautes sanctions ont quasiment disparu : c’est le cas de la peine de mort et de la détention perpétuelle.

On voit désormais des meurtriers sortir de prison au bout de 4 ou 5 ans.

C’est le résultat de la guerre menée aux longues peines par les associations d’extrême gauche.

C’est le résultat de la politique d’individualisation des sanctions appliquée par les magistrats, qui permet de tenir compte du « contexte social du crime », des « progrès du délinquant », pour moduler le temps de la peine.

Dès lors, il n’y a plus de plafonds ou des planchers légaux, et on ne prend en compte, la larme à l’œil, que les situations personnelles.

Tout cela a des conséquences, car en affaiblissant le caractère dissuasif du système judiciaire, on encourage la délinquance, la violence, le crime.

Mais faire garder les appartements ministériels de Monsieur Sarkozy par des CRS - comme fut gardée à l’année par une compagnie de Gendarmes Mobiles ou de CRS la propriété de Latché, même en l’absence de Mitterrand - est pourtant moins important que la sécurité du citoyen ordinaire !

Tout est permis aux uns, tandis qu’on laisse l’immense majorité des autres à la merci des prédateurs qui prolifèrent dans nos villes et nos banlieues.

C’est un fait, notre système répressif n’est plus crédible.

Avant de proposer quelque prescription que ce soit, il importe avant tout d’identifier les causes profondes de la décadence de l’institution judiciaire.

II- Je les crois profondément politiques.

L’idéologie « Bobo » a gagné la Justice, au travers de l’ hyper-politisé et gauchiste Syndicat de la Magistrature, et de l’enseignement donné à l’Ecole Nationale de la Magistrature.

On y apprend notamment que le délinquant est une victime de la société, un défavorisé de la vie, un écorché vif, un cœur d’or blessé, et j’en passe.

Pour bien le connaître et avoir eu souvent maille à partir avec lui, j’affirme que le Syndicat de la Magistrature, quoi que minoritaire dans le corps des magistrats – 30%, quand même !- est un syndicat proprement subversif.

Ce syndicat semble d’abord détester la police, ce qui, pour des magistrats, est quand même un comble.

Sur la couverture d’une brochure récente, il n’hésitait pas à représenter une tête de cochon coiffé d’un képi de policier !

Mais çà n’est pas tout. Le syndicat de la Magistrature s’enorgueillit aussi d’un texte adressé aux magistrats qui débutent intitulé la harangue de Baudot.

Je voudrais vous en lire quelques passages, pour que vous compreniez bien à quel point le travail de sape des idéologues d’extrême gauche a porté ses fruits dans le corps des magistrats, par le biais de ce syndicat.

S’adressant à des jeunes élèves-magistrats, la harangue du sieur Baudot commence ainsi :

« On vous a dotés d´un pouvoir médiocre: celui de mettre en prison. On ne vous le donne que parce qu´il est généralement inoffensif. Evitez d´abuser de ce pouvoir »

« Ne croyez pas que vous allez, nouveaux saints Georges, vaincre l´hydre de la délinquance par une répression impitoyable »

« Si la répression était efficace, il y a longtemps qu´elle aurait réussi. Si elle est inutile, comme je crois, n´entreprenez pas de faire carrière en vous payant la tête des autres ».

« Qu´on le veuille ou non, vous avez un rôle social à jouer. Vous êtes des assistantes sociales. Vous ne décidez pas que sur le papier. Vous tranchez dans le vif. Ne fermez pas vos coeurs à la souffrance ni vos oreilles aux cris ».

« Soyez partiaux…. Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l´enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l´ouvrier contre le patron, pour l´écrasé contre la compagnie d´assurance de l´écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice ».

Voilà ce qu’on inculque, ou plutôt ce qu’on inocule, aux jeunes élèves-magistrats : être partial, considérer le criminel comme une victime de la société, et la prison comme une plaie bien pire que le mal.

A l’occasion de l’examen du budget 2007, la principale préoccupation du Syndicat de la Magistrature a d’ailleurs été de limiter les crédits destinés à la construction de nouveaux établissements pénitentiaires.

C’est la vieille hostilité à la prison, qui rappelle si agréablement à la gauche Bobo le fameux « surveiller et punir » de Michel Foucault, lequel voulait supprimer les prisons.

Son idéal, c’est le Tout-sauf-Réprimer, qui fut théorisé par Marc Ancel, le maître à penser de Badinter, dans sa fameuse et fumeuse théorie de la « Défense Sociale Nouvelle », véritable manifeste du désarmement matériel intellectuel et moral de la société face à la délinquance et la criminalité.

Cette idéologie est très forte dans le corps des magistrats : en novembre et décembre 2005, suite aux émeutes, il y a eu 6.000 interpellations, mais seulement 1.328 demandes d’écrous, donc probablement la moitié effectivement réalisée !

C’est l’inversion de toutes les valeurs qui devraient structurer une justice digne de ce nom.

Par nature, un magistrat doit être impartial, protéger les victimes des délinquants et considérer la prison, lorsqu’elle est justifiée, comme une véritable nécessité sociale.

Or, chez nous, on finit par mettre sur le même plan les délinquants et les honnêtes gens, ce qui explique une bonne part de nos problèmes d’insécurité.

Mais la paralysie du service public de la sécurité est une insulte aux honnêtes citoyens.

Mais le sentiment se répand qu’il y a, antiracisme oblige, deux poids et deux mesures.

Déjà, les Français avaient le sentiment qu’il y avait une justice à deux vitesses : une justice clémente et complice pour l’establishment, et une justice impitoyable pour l’automobiliste et le fumeur.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

Jamais cette maxime de La Fontaine n’a été aussi actuelle.

J’en ai fait moi-même souvent la bien cruelle expérience, tant il est évident que j’ai souvent perdu mes procès parce que je m’appelle Le Pen et non en raison de ce qui m’était reproché.

J’ai subi, vous le savez, l’injustice pénale, dans l’affaire de la torture en Algérie, l’injustice électorale dans l’affaire de ma domiciliation lors des régionales de 2004, l’injustice fiscale pour avoir le droit d’habiter chez moi, dans le Parc de Montretout, l’injustice politique dans l’affaire de Mantes – La – Jolie et plus récemment pour une opinion émise sur les perspectives de l’immigration.

Et ce ne sont là que quelques unes des injustices qui m’ont été faite depuis 30 ans. Je ne peux pas toute les rappeler, car la liste serait trop longue et trop fastidieuse.

Mais moi, je n’en ai oublié aucune.

Audiard disait :

« La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s’installe ».

Alors oui, je le dis, le doute s’est installé et je n’ai plus confiance dans la justice de mon pays, que je crois, malgré la présence de nombreux magistrats honnêtes, globalement corrompue, aux ordres et profondément pervertie par des idéologies néfastes.

J’y crois d’autant moins que l’Affaire d’Outreau a montré où peut conduire un pouvoir judiciaire sans contrôle.

Selon le Conseil de l’Europe d’ailleurs, la justice française se singularise par l’extrême faiblesse du nombre des procédures disciplinaires engagées contre les magistrats pour faute déontologique ou insuffisance professionnelle et l’Etat français est très souvent condamné par la Cour de Justice Européenne pour ses dénis de justice.

Il est temps de changer tout cela, parce que cela ne peut tout simplement plus durer.

III- S’il est une affaire de principe, c’est en effet bien celle là.

Il n’y a pas de droit ni de justice sans morale, sans distinction du bien et du mal, enseigné tout au long de la vie sociale, dans la famille, par l’exemple, à l’école - non seulement par l’enseignement, mais par le comportement des maîtres - , dans le travail, et plus généralement dans la cité.

L’exercice d’une justice ferme, sereine, égale et impartiale est la première condition de l’équilibre social.

La justice, c’est d’abord la garantie de la sécurité des citoyens.

En ce sens, la justice est la première mission de la souveraineté.

Certes, elle n’est plus un des trois pouvoirs définis par Montesquieu dans l’Esprit des lois, lui-même conseiller au Parlement de Bordeaux, puisque notre Constitution de 1958 ne la dénomme qu’autorité judiciaire.

Mais la Justice, service public, noble par sa finalité, a pour mission de défendre la liberté, la sécurité, l’équité, mais aussi la paix et la concorde publique. Elle est rendue au nom du  Peuple et est une émanation de la Nation.

D’ailleurs, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen place la « sûreté », c’est-à-dire la sécurité, au rang des quatre droits fondamentaux reconnus à la personne humaine, au même titre que "la liberté, la propriété et la résistance à l'oppression".

La sécurité est donc, bien naturellement, la première justification de l'Etat et la première raison de la délégation d'assurer l'ordre civil que les citoyens consentent aux pouvoirs publics, y compris à l’ordre judiciaire.

La sécurité est la première des libertés : celle qui permet tout simplement d’aller et de venir paisiblement.

Pour être affaire de liberté, la sécurité n’est cependant pas que cela : lorsque la sécurité n’est plus assurée, la loi de la jungle règne et l’insécurité frappe en priorité les plus faibles, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent se défendre physiquement, comme les femmes, les enfants, les handicapés, les pauvres ou les personnes âgées, ni avoir recours à des protections privées.

La sécurité est donc bien évidemment une condition de l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Dès lors, chacun de nous perçoit bien toute l’importance sociale de la mission des juges.

Il faut donc garantir à la fois leur indépendance et leur neutralité politique et philosophique, ce qui suppose de prendre deux décisions essentielles.

1) Il faut d’abord supprimer l’Ecole Nationale de la Magistrature, véritable séminaire des différentes idéologies judiciaires gauchistes. Elle sera remplacée par des Centre Régionaux de Formation des Magistrats. Le recrutement des magistrats doit aussi s’effectuer par concours ouvert aux métiers du droit (avocats, commissaires de police, fonctionnaires) et leur formation doit s’effectuer sur le tas.

2) Je crois également que la fonction de magistrat n’est pas compatible avec l’exercice d’un syndicalisme politisé.

Je propose donc de substituer aux syndicats – dont l’un au moins, le Syndicat de la Magistrature, est outrageusement politisé – un système d’arbitrage judiciaire des conflits sociaux de la magistrature.

L’indépendance des juges est en effet fondamentale, mais aussi leur neutralité politique ou philosophique.

C’est à cette condition et à cette condition seulement que l’on permettra au Conseil Supérieur de la Magistrature de remplir systématiquement sa mission de contrôle disciplinaire des magistrats, indispensable au bon fonctionnement de la Justice.

Le rétablissement de l’institution dans ses principes moraux, pour être indispensable, n’est cependant pas suffisant.

3) Il faut également augmenter sensiblement le budget de la Justice, pour accroître ses moyens matériels et juridiques, en augmentant le nombre de magistrats, le nombre de tribunaux d’instance, le nombre de greffiers, le nombre de policiers affectés aux palais de justice ou la peur des prédateurs complices des accusés a fait son entrée.

C’est là une condition de la sérénité judiciaire, tant au moment de l’instruction des affaires, de leur étude, qu’au moment des instances elles-mêmes.

Il n’est pas rare en effet d’entendre des menaces à l’intention des juges, émanant des familles, des parties civiles ou de leurs copains, à l’occasion des procès.

C’est intolérable, et il faudra y mettre bon ordre.

4) De même, il faut donner à la justice les moyens juridiques de son action.

Je propose bien sûr le rétablissement de la peine de mort pour les crimes plus graves, mais j’affirme également qu’au-delà de cette mesure particulière, la loi pénale doit prévoir la sanction, fut-elle symbolique, de tous les forfaits, fussent-ils bénins.

La tolérance-zéro, appliquée avec tant de succès à New York au cours de la dernière décennie, doit devenir un des principes fondamentaux de notre ordre juridique.

Il n’est que temps de revenir au principe selon lequel la peur de la sanction dissuade les délinquants, en supprimant notamment la catastrophique « individualisation des peines »et en réintroduisant l’automaticité des peines planchers.

Par ailleurs, l’exemple venant d’en haut, les détenteurs de l’autorité publique convaincus de corruption, d’enrichissement personnel ou de financement politique illégaux seront condamnés à des peines de prison ferme et effective, et devront rembourser au budget de l’Etat les sommes détournées.

Il est temps d’en finir avec l’impunité démoralisatrice dont ont bénéficié les hommes politiques dans les affaires qui empoisonnent la vie politique de la Vème République.

Au quotidien, la délinquance qui gêne le plus les Français est celle des mineurs. Son explosion depuis 10 ans, conséquence du laxisme des familles, de l’école et de l’Etat, suppose en effet des solutions drastiques : abaissement de l’âge de la minorité pénale à 10 ans, incarcération des mineurs multirécidivistes et des chefs de bandes.

Dans ce dernier cas, les peines de prisons infligées s’accompagneront de mesure de resocialisation et de réinsertion en milieu fermé.

Un mot, sur la réinsertion.

Oui, il faut donner aux primo-délinquants une chance de réinsertion, mais pas n’importe comment et à n’importe quel prix.

N’y a-t-il pas de quoi indigner les honnêtes citoyens, surtout les jeunes de familles pauvres, qui apprennent que certains détenus en cours de réinsertion, habitent des châteaux à 12 ou 15 avec 40 moniteurs pour les encadrer ?

Ou que d’autres, comme ceux que j’ai vu moi-même en Corse à Porto-Vecchio, encadrés par trois éducateurs, font le tour de Corse en un mois, sur le yacht de Gaston Defferre, le Palinodie?

Le lendemain de leur départ, leurs copains marocains essayaient de noyer le capitaine de notre bateau !

Je crois aussi qu’il faut rétablir la légitime défense pour les biens comme pour les personnes, et mettre en place une présomption de légitime défense pour les fonctionnaires de police dans l’exercice de leur fonction.

Dans leur écrasante majorité en effet, les Français ont une opinion positive de leur police.

Or en proposant de filmer les gardes à vue, Sarkozy laisse penser à l’opinion que les policiers sont des brutes, confortant ainsi la gauche française, qui n’a eu de cesse d’attaquer la police depuis 30 ans.

Elle a d’abord multiplié les campagnes de presse sur les « violences policières » ou les « bavures ».

Peu à peu, cette vieille thématique anarchiste s’est embourgeoisée, elle a été toilettée, modernisée, répétée en toute occasion, et l’idée s’est diffusée que les criminels, déjà réputés victimes-de-la-société, étaient en outre maltraités par les forces de l’ordre.

Ensuite, on a mis en cause le « racisme des policiers ».

On ne voit pas pourquoi cette profession serait plus raciste que les autres.

Mais, a répondu la gauche, parce qu’ils arrêtent surtout des maghrébins et des africains, pardi !

La vérité est bien simple, et bien moins offensante pour la police.

Depuis de nombreuses années, les rapports parlementaires ou administratifs eux-mêmes ne dissimulent plus que la délinquance est largement d’origine immigrée.

Récemment encore, le journal Le Point du 14 mars 2005, s’appuyant sur des synthèses émanant de la Direction Centrale de la Sécurité Publique et de la Direction Centrale de la Police Judiciaire, révélait que 60 à 70% des délinquants sont issus de l’immigration.

En aout dernier, le préfet de la région Alsace, Jean-Paul Faugère notait « l'apparition dans les quartiers sensibles des groupes de jeunes ethniquement homogènes ».

Mais ce qu’un préfet peut sous-entendre au détour d’une note confidentielle, vous, braves citoyens français vous n’avez pas le droit de le dire, sauf à passer pour un raciste et à risquer d’être condamné sur dénonciation du MRAP, de la LICRA ou de SOS-Racisme, quand ce n’est pas la Ligue des Droits de l’Homme de gauche.

Cette peur d’avoir une image raciste explique le dramatique choix du « Tout-sauf-réprimer » effectués par les pouvoirs publics à l’occasion des émeutes de novembre 2005.

Surtout pas de blessés chez les émeutiers, telles étaient les consignes de Sarkozy.

Et il n’y en a pas eu, de blessés, chez eux, tandis qu’on en déplorait 224 parmi les forces de l’ordre et les pompiers.

Je le dis sans détours aux policiers et aux gendarmes : le Ministre de l’Intérieur vous utilise comme de vulgaires figurants de sa campagne électorale, et les grands syndicats censés vous représenter sont là pour étouffer votre révolte légitime et défendre non vos intérêts propres, mais ceux du Système !

Non, Mesdames et messieurs, Sarkozy ne fait pas ce qu’il faut pour assurer la sécurité des citoyens.

Par exemple, il n’expulse pas tous les délinquants étrangers. Or l’acte de délinquance est incompatible avec les notions de présence sur notre sol ou de citoyenneté française : tout manquement à cette règle doit donc entraîner le refus d’acquisition de la nationalité française.

C’est cela, la vraie justice que les Français attendent !

5) Comme ils attendent d’ailleurs un accès plus rapide et moins coûteux aux prétoires.

Il est intolérable qu’un immigré en situation irrégulière ne paie rien à l’occasion de ses passages devant la justice, tandis que les nationaux, eux, ne bénéficient pas toujours de l’aide juridictionnelle, et doivent acquitter, entre autre, des honoraires d’avocats renchéris par 20% de TVA !

Il faut dire qu’en France, la justice est coûteuse aux justiciables et que beaucoup de pauvres sont privés de faire valoir leurs droits parce qu’elle est hors de prix pour eux, comme le sont d’ailleurs de plus en plus les soins ou les médicaments remboursés dans certains cas, comme l’optique ou les soins dentaires, au taux de 1 % de dépenses réelles !

Une fois élu, je lancerai un audit des coûts d’accès à la Justice.

Voici, mesdames et messieurs, quelques-unes des mesures à prendre pour restaurer la sécurité dans notre pays.

Mais elles n’ont de sens que s’il y a assez de places de prison, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

6) Je propose donc deux grands axes de réformes dans ce domaine.

D’abord, j’affirme qu’il existe un droit à un emprisonnement digne, ayant mesuré l’inhumanité des prisons françaises actuelles, surpeuplées et délabrées.

Cet état de fait déplorable, joint aux besoins non pris en compte depuis des années, nécessite de lancer un programme de création de 100.000 places de prison supplémentaires sur cinq ans, comme je l’avais d’ailleurs déjà proposé en 2002.

Cet effort doit être couplé à une réflexion sur la différenciation des structures d’emprisonnement, tant il est vrai qu’il ne faut pas mélanger les gros et les petits délinquants, les primo-délinquants et les multirécidivistes, les prévenus et les condamnés.

On sait bien en effet que le mélange des différentes catégories de détenus gêne l’effort de redressement moral et de réinsertion sociale de ceux qui veulent s’amender.

Cette différenciation des structures d’emprisonnement implique donc de stopper immédiatement la grande braderie du patrimoine immobilier de l’Etat : l’armée, l’assistance publique, l’administration du Domaine, cèdent en effet aujourd’hui des casernes, des structures hospitalières, des terrains et des bâtiments, qui pourraient être utiles tant à l’effort d’équipement carcéral qu’à la séparation des différentes catégories de détenus.

Enfin, signe de l’importance de leur mission et au regard de la précarité de leur statut, je propose la revalorisation des traitements et des retraites des gardiens de prisons.

Voilà, mesdames et messieurs, à grands traits, les principaux axes de la politique à mettre en oeuvre pour redresser l’institution judiciaire, assurer la sécurité de nos compatriotes et surtout leur redonner confiance en la justice de leur pays.

Mon propos d’aujourd’hui n’a pas pour ambition de réformer l’ensemble de l’édifice judiciaire, encore qu’il y aurait beaucoup à dire et à faire dans les domaines civil, administratif ou fiscal.

Mais il faut aller au plus pressé, qui est le problème de la sécurité de la Nation des biens et des personnes et le rôle essentiel qu’y joue la justice pénale.

Avant de conclure, permettez moi de vous annoncer les cinq grandes réformes que je conduirai si le peuple français me fait confiance :

1) Punir impitoyablement ceux qui se seront attaqués à la police ou à la gendarmerie.

2) Faire de la prison un lieu humain mais fermement discipliné ; Construire 100.000 places.

3) Etablir des peines promptes, certaines incompressibles, et la peine de mort pour les crimes les plus graves.

4) Modifier le statut des juges et leur recrutement et le revaloriser ; Supprimer l’ENM.

5) Bannir toute politisation de la Magistrature.

Le temps va venir où il faut que les bons se rassurent et que les méchants tremblent.

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours du Bourget (12/11/06)


Françaises, Français,

Amis,

Compagnons,

Camarades…

Vous n’êtes pas sans l’avoir remarqué, mesdames et messieurs, plus les élections approchent, plus nos adversaires se rangent à nos idées.

PLAGIAT ET MENSONGES

Sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’éducation, sur l’Europe, sur la mondialisation, sur les grands équilibres géostratégiques… Ceux qui se montrent par ailleurs si acharnés à nous combattre nous donnent raison sur tout !

Visiblement notre discours rassembleur de Valmy n’a pas rassemblé seulement tous les patriotes sincères, mais il a servi de chemin de Damas à leurs têtes égarées, puisque depuis cette date, tous ces libéraux-sociaux et autres sociaux-libéraux n’ont plus que la Nation et la République à la bouche.

A la bouche sinon au cœur…

Eux qui depuis 30 ans n’ont eu de cesse d’insulter, de moquer, de ridiculiser la Nation, et avec elle le Front National, seul parti à la défendre.

Soudain, alors qu’approche l’échéance présidentielle, tous ces euro-mondialistes voient désormais la France en tricolore !

Et reniant d’un coup tout ce qu’ils ont adoré, tout ce qu’ils ont servi, tout ce qu’ils ont créé, ils vous promettent, selon la démagogie du candidat, d’accomplir en 10 ans ou en 100 jours, tout ce qu’ils n’ont pas su faire depuis 30 ans !

Alors que par leurs politiques de gauche comme de droite, tout va de mal en pis dans le pays, sans vergogne, ils vous promettent de raser demain gratis, ils vous mentent !

Ils vous mentent sur les promesses d’augmentation de salaires, quand, dans le même temps, la spéculation immobilière stimulée par les fonds de pensions américains, continue d’aggraver le coût du logement.

Un coût du logement déjà multiplié par 3 depuis 10 ans. Au point qu’il est devenu un luxe, même pour le salarié des classes moyennes, de pouvoir se loger dans la ville où il travaille.

Ils vous mentent sur le pouvoir d’achat, quand le seul passage à l’euro, a vu, malgré leurs pieux mensonges, 25 produits de première nécessité comme le pain, l’eau, le lait… pratiquement doubler en 5 ans.

Au point que si ça continue, le pouvoir d’achat d’un euro équivaudra bientôt à celui d’un franc.

Ils vous mentent sur le chômage qui baisse, alors que le travail précaire ne fait qu’augmenter, et que cette politique de chômage de masse est - de l’aveu même des théoriciens libéraux - non pas un problème, mais LA solution qui permet à la fois pression sur les salaires et gel des revendications, soit la solution choisie par le pouvoir depuis 30 ans.

Ils vous mentent sur l’immigration sur l’insécurité…

Oui, ils vous mentent comme ils vous ont toujours menti !

Menti sur les bienfaits de la rigueur.

Menti sur les bienfaits du passage à l’euro.

Menti sur les bienfaits de la mondialisation heureuse.

Menti sur l’état général du pays.

Sans jamais admettre leurs erreurs, sans jamais assumer leur bilan, seulement fidèles à l’adage selon lequel « les promesses électorales n’engagent que ceux qui les écoutent », ils osent, avec un incroyable cynisme, vous faire encore ces mêmes promesses qu’ils n’ont jamais tenues, qu’ils ne peuvent pas tenir, qu’ils sont là pour ne pas tenir, et qu’ils ne tiendront pas plus demain qu’hier et pas plus demain qu’aujourd’hui.

Inquiets que demain vous sortiez les sortants, ils vous promettent de remettre à l’honneur cette République qu’ils ont bafouée, cette Nation qu’ils se sont acharnés à détruire.

Sans jamais reculer devant aucune contradiction, aucune invraisemblance, les socialistes osent déclarer, sans rire, vouloir lutter contre la dette et la bureaucratie tatillonne.

Les libéraux euro-mondialistes à la solde du MEDEF jurant, pour ne pas être en reste, lutter désormais pour l’entreprise nationale et l’investissement patriote !

CASSE SOCIALE ET NATIONALE

Eux qui ont tout cassé depuis 30 ans !

Car ils ont tout cassé,

L’emploi, le pouvoir d’achat, la cohésion sociale, l’entreprise, la laïcité, l’armée de conscription, l’école, l’agriculture, l’enfance, la natalité…

Depuis 30 ans, tout ces gens qui se sont succédés au pouvoir, se sont ingéniés par idéologie, par démagogie, à détruire tout ce qui fonctionnait dans notre pays.

Il aura fallu de l’acharnement dans l’arrogance pour mener à la catastrophe la France des 30 glorieuses, cette France de l’économie mixte voulue à la libération, où la libre entreprise, d’essence nationale, se voyait inscrite et valorisée dans la cohérence d’une perspective globale assurée par le Plan.

Il en aura fallu de l’acharnement dans l’incompétence pour mener la France des « 30 glorieuses » à cette France des « 30 piteuses », cette

France des « 30 honteuses » dans laquelle nous nous enfonçons depuis le milieu des années 70.

Leur France du déclin, du reniement et du renoncement à propos de laquelle, depuis cette époque, je ne cesse de tirer la sonnette d’alarme.

Ils ont cassé la cohésion nationale et sociale par une immigration massive sans garantie et sans moyens d’assimilation, inaugurée par Chirac en 1974, sous le nom de « regroupement familial », non plus immigration de travail, en lien avec nos nécessités de développement, mais immigration de peuplement sans volonté d’assimiler ni de former…

Ils ont voulu cela, créant ainsi les conditions des affrontements communautaires et de la ruine économique dont Cachan est la parfaite illustration.

Ils ont cassé l’égalité républicaine.

Ils ont cassé l’égalité par l’abandon de la laïcité, seul principe capable de maintenir le « vivre ensemble », malgré nos diversités ancestrales ou récentes, par la frontière bien marquée entre la sphère publique et la sphère privée…

Laïcité abandonnée par clientélisme communautaire, cette sordide soumission aux lobbies et autres minorités qui a récemment donné une loi liberticide de plus.

Laïcité abandonnée par la mise en avant permanente et arrogante d’origines ethniques souvent mythifiées, au détriment des valeurs communes.

Ces valeurs communes unificatrices qui faisaient de la France un pays de diversité et de fraternité où le Breton, comme l’Auvergnat, l’Antillais comme le Savoyard étaient à la fois fiers de leur région ou contrée d’origine.

Fiers et heureux de se côtoyer fraternellement dans la même ville et d’entonner la Marseillaise, d’une même voix sur le même banc des stades, à une action d’éclat de Fontaine ou de Kopa !

Ils ont cassé l’Ecole qui n’aurait jamais du devenir le lieu de toutes les expérimentations pédagogiques, l’asile des délires d’apprentis sorciers, mais rester ce creuset où le jeune enfant apprenait à devenir Français et citoyen et d’abord, bien sur, à lire, à écrire et à compter..

Jadis, la France s’honorait d’une école formatrice, intégratrice, qui n’était pas ce lieu de marginalisation où des diplômes au rabais sont dispensés à tout va, comme autant de fausse monnaie, et qui voit un quart de ces effectifs sortir sans savoir ni lire, ni écrire !

Ils ont cassé la sécurité sociale, détruite par les fraudes et les abus, dont la CMU, ce sommet d’irresponsabilité où l’Etat providence se voit étendu par abstraction au monde entier, sans même parler des 150 000 dossiers de l’AME, réservé…….aux clandestins..

A croire que le but pervers de cette machine à déficit, soucieuse de toutes les misères dés lors qu’elles ne sont pas celles des Français, est de pousser à la privatisation !

Ils ont cassé l’enfance, âge fragile du rêve et de l’intériorité, par le déferlement mercantile de la consommation, de la mode et de la pornographie.

Ils ont cassé la natalité, par la banalisation de l’avortement où l’enfant, réduit à un objet pénible à produire, n’est plus conçu comme le vital renouvellement des générations, et le vecteur de l’amour entre elles mais comme une charge qu’ils veulent faire assumer demain par l’immigration.

Ils ont cassé notre agriculture et abîmé nos campagnes, par une politique de surproduction planifiée à Bruxelles pour aboutir en 2012 à sa disparition.

Ils ont cassé la liberté d’entreprendre, par des réglementations kafkaïennes, des charges ahurissantes, comme ils ont cassé l’artisanat en dévalorisant la tradition, la transmission, en même temps qu’ils dévalorisaient les métiers manuels, les métiers de la pêche et le petit commerce, véritables instruments de la promotion sociale par capillarité.

Et en cassant ainsi, méthodiquement, la liberté d’entreprendre et l’égalité citoyenne qui forgent le sens de la responsabilité, c’est la fraternité française qu’ils ont fini par détruire, cet art et ce bonheur du vivre ensemble aujourd’hui disparu.

La crise est aujourd’hui si grave, dans un pays au bord de la ruine et menacé de guerre civile, que tous ces casseurs, après 30 ans de mensonges et de destructions, admettent enfin, du bout des lèvres, ce qu’ils ne peuvent plus cacher, ni à Marseille ni ailleurs.

Sentant la colère du peuple qui gronde après 30 ans de dos ronds, sentant la désespérance monter jusque dans les classes moyennes, malgré la propagande des médias, la multiplication des jeux de l’écran et des stades, ils osent enfin parler, à gauche comme à droite, de l’impérieuse nécessité de la rupture et du changement.

Pour une fois au Front National nous sommes d’accord avec eux !

Et tout le peuple de France, d’ailleurs, se montre pour une fois unanime sur la nécessité de cet urgent et impérieux projet.

UN VRAI DIAGNOSTIC

Oui, il faut rompre, changer !

Mais changer et rompre avec quoi, avec qui, sinon avec la politique de destruction qu’ils ont menée ensemble, à droite comme à gauche, les uns après les autres avec l’alternance, puis carrément main dans la main durant ces cohabitations qui constituèrent

dans une cinquième république à bout de souffle, le stade suprême de la mascarade et de l’impuissance politique !

Durant ces 30 ans, je n’ai cessé de sonner l’alarme, de faire le bon diagnostic, de prévoir, de prédire où allait finir par conduire cette politique désastreuse et suicidaire.

Et malheureusement pour la France, la réalité m’a donné raison.

Vilipendés comme réactionnaires, extrémistes, fascistes et que sais-je encore par tout ces arrogants doctrinaires, ces idéologues sectaires, nous étions en réalité l’avant-garde, l’espoir du renouveau et j’ose le dire sans peur du paradoxe, la conscience progressiste de ce pays !

Malgré les coups bas, les calomnies, les insultes, les diffamations, alors que nous luttions simplement pour la France, durant 30 ans nous avons tenu bon, seulement guidés sous les sifflets par l’amour indéfectible de notre pays. Armés de notre seul bon sens et de la sûre intuition que notre vision était la bonne.

Cette vision à laquelle, peu ou prou, tous se rallient aujourd’hui, à reculons, en catimini, et soyons en sûrs, à contre cœur, pour nous donner implicitement raison.

Y en a-t-il un seul, à gauche comme à droite, pour avoir le courage de le reconnaître aujourd’hui ?

Y a-t-il un seul de ces politiciens pour avoir l’honnêteté de nous rendre justice ?

Un seul de tous ces casseurs politiques, qui n’ont fait durant 30 ans que s’enfoncer dans l’erreur, pour reconnaître que face à la mondialisation sauvage, face à l’individualisme consumériste destructeur de responsabilité et d’harmonie, la communauté nationale, la grande et belle idée de Nation, était la solution ?

Cette solution que nous proposons, nous et nous seul, depuis 30 ans ?

La seule capable, en ces temps troublés, de défendre la liberté, la sécurité, la prospérité, l’identité, la culture, la langue de notre peuple Français.

S’ils avaient seulement une once d’honnêteté politique et de sens moral, ils s’en iraient en nous souhaitant bonne chance.

Or au lieu de ça que font-ils ? Que disent-ils ?

Ils répètent toujours ce même slogan, inlassable, injustifiable :

« Tout sauf Jean-Marie le Pen ».

L’HOMME DU VRAI CHANGEMENT

Pourquoi tout sauf Le Pen, si l’on admet, par ailleurs, que Jean-Marie Le Pen avait raison sur tout ?

Sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’Europe, sur l’euro, sur l’Irak, sur le Sida, sur la mondialisation…

Etrange incohérence, sans même parler de morale, que cette attitude qui consiste à ostraciser, à vilipender, celui qu’on plagie par ailleurs et à qui on donne si ouvertement raison.

S’ils avaient seulement une once d’honnêteté et de sens de la responsabilité, ils sortiraient humblement par la petite porte en demandant pardon.

Pardon au peuple de France pour ces millions de chômeurs, ces millions de délinquants, ces milliards d’endettements…

Or au lieu de ça que font-ils, que disent-ils ?

Que vous proposent-ils en fait de rupture et de changement ?

Je vous le donne en mille…

Tout simplement de continuer avec eux !

Oui ! Que vous continuiez avec les Sarkozy, les Royal, les Fabius, les Strauss-Kahn, les Villiers les Bayrou… Tous ministres, anciens ministres et autres serviteurs de ministres dans tous ces gouvernements qui se sont succédés pour mener le pays à la ruine.

Comme si de rien n’était !

Quel incroyable culot !

Quel mépris insensé faut-il avoir de l’électeur, du citoyen, de la France et des Français.

Les croient-ils assez bêtes ?

Français !

Pensent-ils que vous avez oublié qui gouvernait quand ils ont organisé le « regroupement familial » ?

Pensent-ils que vous avez oublié qui gouvernait quand ils ont mis en place la politique de la rigueur ?

Pensent-ils que vous avez oublié qui gouvernait quand ils ont programmé la liquidation de notre industrie et de notre agriculture ?

Pensent-ils que vous avez oublié qu’ils ont bradé la souveraineté nationale à l’Europe de Maastricht, ouvrant le pays à la déferlante migratoire et à la concurrence sauvage du mondialisme.

Pensent-ils que vous avez oublié qui a mis en place la CSG qui faisait payer le prix du chômage aux salariés ?

Le RMI, qui avait pour but d’endiguer la légitime révolte contre un chômage de masse organisé ?

Les privatisations qui bradaient le bien commun de la Nation ?

La retraite à 60 ans qui ne tenait pas compte de l’allongement de la vie et de l’augmentation massive du nombre des retraités et entraînait irrémédiablement la faillite du système.

Les 35 heures qui au lieu de partager les richesses, pénalisaient les PME et les bas salaires par une conception soviétique du travail, tout en favorisant la flexibilité dans les grandes entreprises et les loisirs des futurs bobos ?

Et le seul qui pendant ce temps, disait la vérité, faisait le bon diagnostic, proposait les solutions justes, prévoyait, annonçait l’imminence de la catastrophe, c’était moi, Jean-Marie Le Pen et mon parti, le Front National…

C’est sur moi, tel Cassandre, que devaient se concentrer vos attaques et votre rejet ?!

Et pourquoi donc ?

Parce que Français aimant la France, j’ai longtemps sacrifié sur l’autel menteur de la propagande et des médias, mon image et ma popularité ?

Parce que j’ai osé vous dire la vérité, coûte que coûte, seul face au Système, par l’amour du peuple et de la France ?

Alors à tous ces manipulateurs qui croient encore pouvoir échapper à votre légitime colère par ce vieux stratagème, je dis qu’ils n’échapperont plus longtemps à la justice du temps.

Car le mensonge vieillit, aussi vrai que la vérité conserve.

Et, n’est-ce pas ?, La France, quand on l’aime, on a toujours 20 ans !

Tout le monde doit comprendre que, si pour la classe politique je suis toujours l’homme à abattre, c’est que les politiciens ont bien peur que ces promesses électorales qu’ils vous font aujourd’hui à reculons, comme autant de concessions tactiques, de reniement, ces promesses que je me suis d’abord faites à moi même et qui constituent mon programme depuis 30 ans… ils ont bien peur que je les tienne !

Ce programme de réformes qu’ils ont combattu tant qu’ils le pouvaient, sournoisement.

Ce programme de réformes vitales pour le redressement du pays qu’ils admettent maintenant comme nécessaire,

ils redoutent que je l’accomplisse.

Eux qui ont sollicité les fonctions qu’ils occupent,

Eux qui sont payés pour promettre et ne pas tenir.

Eux qui ont chaque fois promis et jamais tenu !

Oui !

S’ils combattent, aujourd’hui comme hier Jean-Marie Le Pen, tout en lui donnant raison, c’est parce que moi, et moi seul, indépendant des puissances d’argent, des groupes de pressions et des lobbies, suis l’Homme du changement et non de la rupture bidon.

Quand tous, à gauche comme à droite, s’accordent enfin sur notre diagnostic pour relever la France, outre l’antériorité, c’est notre authenticité et notre cohérence qui fait la différence…

Car il est évident que ce programme de redressement national, consubstantiel à notre mouvement, les renvoie à leurs mensonges et à leurs contradictions.

DE PÂLES CONCURRENTS

Prenez l’exemple de Sarkozy.

Sarkozy, c’est qui ?

Un jour busho-atlantiste à Washington,

le lendemain national-républicain à Périgueux…

« Sarkozy l’américain » soudain touché par la grâce et converti par mon discours de Valmy !

Jusqu’à la prochaine volte face, au prochain sondage, ce n’est plus « Sarko le libéral », le « communautaire », le « valet des américains », c’est Sarko le franchouillard, le patriote !

Par cet étonnant hommage à mes idées, à mon style, le petit Nicolas serait-il en train de réaliser que la seule façon pour lui de rester demain au pouvoir, c’est de briguer un poste de ministre chez Jean-Marie Le Pen ?

Il faut reconnaître que ces derniers temps il en fait des tonnes l’ancien député-maire de Neuilly !

Sans doute pour tenter de nous faire oublier sa calamiteuse visite chez le président Bush.

D’où cette frénésie à vouloir depuis nous la jouer français. Un repositionnement qui, de débriefing en brain-storming, sent encore son marketing à l’américaine !

Sacré Sarko ! Atlantiste en Amérique pour plaire à ses mentors, tiers-mondiste au Sénégal pour doubler Ségolène… Et Français de retour en France, sitôt qu’il chute dans les sondages.

Fabius le comparait à un caniche mais il a tort, comme animal politique, il tiendrait plutôt du caméléon !

Face à tant d’incohérences, de volte faces, pour ne pas risquer le ridicule d’un Sarko caniche à Washington puis coq gaulois à Périgueux, Ségolène, elle, en fait le moins possible.

Profitant d’un physique avantageux, elle exhibe ses toilettes et sourit aux Français. C’est Lady Nunuche ou la Fée Gribouille.

Tandis que Sarko s’agite, elle se tait, déjà échaudée, par ses multiples bourdes alors que la campagne commence à peine :

- camps militaires pour délinquants, alors que nous n’avons plus d’armée,

- jurys populaires de sinistre mémoire, quand il suffirait pour rendre le pouvoir aux citoyens de rétablir la proportionnelle intégrale…

- nucléaire iranien, nien, nien.

Chaque fois qu’elle ouvre la bouche, miss Poitou-Charentes, c’est un tollé dans son propre parti !

Et il faut reconnaître que pour la critique interne, les socialistes se posent un peu là, Strauss-Kahn et Fabius s’en chargeant avec un bel acharnement !

Une foire d’empoigne, en fait de primaire à gauche, qui nous donne déjà une belle idée de ce que pourrait donner le retour du PS aux affaires !

Du coup, tétanisée par la certitude de mal faire et la méchanceté des ses futurs soutiens, ce qui devait être un débat à gauche pour éclairer les Français tourne aux monologues juxtaposés.

Trois monologues sous les coups bas, les sifflets, par ailleurs terrifiants de froideur convenue, pendant lesquels trois robots technocrates, énarques et bobos, et n’ont d’autre souci que d’éviter le faux pas qui pourrait les faire chuter demain dans les gazettes.

Un bel exemple de transparence politique, et de respect des citoyens !

Sarko la girouette et Sego la gaffeuse, dont les popularités virtuelles se dégonflent déjà dans les sondages.

Ces sondages de commande dont je n’ai jamais tenu compte.

Ces sondages de commande dont on nous gave mais qui ne peuvent occulter l’inquiétude grandissante des Français qui se demandent qui, de « monsieur Karcher » ou de « la fée Gribouille», est le plus dangereux ?!

Sans vouloir jouer les prophètes, j’ai bien peur que pour ces deux là, la dernière ligne droite de la campagne présidentielle soit longue, très longue… « Its a long, long, way » comme disait Sarko.

Et que Sargolène ou Ségozy, ces deux « vedettes américaines » ne soient déjà plus aux avant postes quand les choses sérieuses vont commencer !

Car, dans cet univers encombré de conseillers en marketing, de conseilleurs non payeurs, on a trop tendance à oublier qu’en politique, le seul sondage qui vaille, c’est celui des urnes.

Et tant qu’on n’aura pas supprimé l’isoloir,

Tant qu’on n’aura pas supprimé ce lieu et ce moment secret où le Français, malmené par les pressions et la propagande, peut, durant l’instant d’un vote, prendre sa revanche sur tout ceux qui le manipulent et l’humilient,

on ne peut être sûr de rien !

Souvenez vous d’un certain 21 avril et d’un certain référendum européen.

STATEGIE D’IMAGE ET MEPRIS DES FRANCAIS

Oui ! Je suis intimement persuadé que ce qui fait la pérennité et la stature d’un politique, ce sont les rapports d’esprit, de cœur et d’âme d’un homme avec le peuple, et non les contrats que le lient avec des instituts de sondages et autres agences de pub qui nous les vendent comme des yaourts !

Ces stratégies de com., ces ciblages, ces positionnements marketing… risquent, le moment venu, de ne plus peser bien lourd face à des citoyens qui se réveillent, face à un pays qui se lève pour demander des comptes !

Ces stratégies d’image ne révèlent en fait que le souverain mépris qu’ils nourrissent pour le peuple français.

Mépris des petits patrons, qualifiés de paternalistes, de passéistes, parce qu’ils refusent d’être sacrifiés, eux et leurs salariés, sur l’hôtel de la mondialisation, des stocks options, des copains du MEDEF et des fonds de pensions.

Mépris des petits commerçants, toujours identifiés aux profiteurs du marché noir et affublés du sobriquet d’épiciers, et qui, dans les faits, subissent la concurrence déloyale de ces grandes surfaces qui défigurent l’abord des villes, transformant peu à peu le centre de nos petites bourgades en désert.

Mépris des paysans, accusés par les bobos des villes de dénaturer la nature, alors que ce sont eux qui, de leur mains, par un travail millénaire, ont façonné nos campagnes, et qui, pour tout remerciement, sont promis demain, comme les marins-pêcheurs, à la liquidation pure et simple, puisque la PAC et les technocrates de Bruxelles ont programmé leur mort en 2012.

Mépris des ouvriers, rebelles aux restructurations et aux délocalisations qui les jettent par millions à la rue, et à qui nos énarques, enrichis dans le même temps par les stocks-options, reprochent encore leur manque de sens du sacrifice, leur manque de modernité, qui signifie pour eux chômage et misère…

Mépris des fonctionnaires, forcément absentéistes, qu’on veut rendre responsables de la destruction des services publics, alors que le plus souvent, fidèles à leur mission, ils en sont les premières victimes…

La grande masse des fonctionnaires, nous ne la confondons pas, au Front national, avec les oligarchies syndicales qui se sont glissées en elle comme dans un fromage !

Mépris des femmes, mères et travailleuses, seules condamnées dans notre pays à la double peine, soit disant libérées de la quiétude du foyer pour devenir les petits soldats du salariat pressuré et de la consommation idiote. Avec comme hochet, la parité et la lecture abrutissante des magazines people, quand ces femmes ont un si urgent besoin de places de crèche, de salaire parental et autre aménagement du temps de travail…

Mépris des vieux, rebaptisés « seniors » quand ils ont un pouvoir d’achat, et sinon abandonnés à la solitude par cette société qui a détruit la famille et ses liens affectifs, et qui ne parle plus, en guise de solution, que de légaliser l’euthanasie…

Mépris des jeunes, à qui on croit pouvoir masquer la société de chômage, d’insécurité et de dettes qui les attend, par la Star Academy et un bac au rabais…

Mépris des immigrés aussi, parqués dans les culs de sac de l’immigration que sont les cités, traités tantôt comme des victimes, tantôt comme des criminels, selon les besoins de politiques qui les voient toujours comme des primitifs et qui les manipulent à coup de sobriquets grotesques : beurs, potes, encadrés par des « assoces » aux noms tout aussi suspects que « ni pute ni soumise »…

Mépris que tout cela.

Mépris des Françaises et des Français, tous réputés paresseux, passéistes, craintifs, nombrilistes, chauvins, racistes…

En un mot ringards, et qui ne méritent pas les exceptionnels dirigeants qui les ont conduits où ils sont, et dont les réussites étonnent le monde !

Dirigeants pourtant ridiculisés par des médias étrangers, plus lucides et plus libres que les nôtres, et qui n’ont d’yeux que pour l’Amérique, le modèle suédois, la social-démocratie allemande, le miracle coréen et que sais-je encore !

Tout plutôt que la France et l’exception française !

Un mépris de la France de la responsabilité et du travail que nos pseudo élites qualifient avec dégoût de populiste.

Ce populisme - qui signifie d’abord amour et défense des intérêts du peuple - qu’ils exècrent, qui leur fait peur, puisqu’en transcendant la gauche et la droite, il n’aspire qu’à la réconciliation des Français par la reprise en main de leur destin.

Oui ! Tous ces Français méprisés qui risquent de voter fort mal en 2007, comme ils ont déjà fort mal voté en avril 2002 et en 2004…

Alors assez de mépris !

Nous tous citoyens de ce pays : patrons et artisans, ouvriers et paysans, employés et commerçants, hommes et femmes, jeunes et vieux…

Nous, peuple de France qui, de Bouvines à Verdun, des terrils du Nord aux plaines de Champagne, avons, siècle après siècle, façonné de nos têtes et de nos mains, ce pays de liberté, d’égalité et de fraternité qu’ils s’acharnent à détruire…

Soyons fiers de ce que nous sommes,

Fiers de notre histoire pour ce qu’elle incarne de courage, d’intelligence, de travail, de persévérance, d’héroïsme et de génie.

Cette insoumission gauloise que tous ces technocrates, ces agents du mépris, veulent éradiquer.

Cette insoumission qui nous fait dire que rien n’est inéluctable, que nous ne croyons pas au « sens de l’histoire » comme ils disent pour justifier leurs errements.

Il n’y a pas de fatalité ni à l’immigration, ni au chômage, ni aux délocalisations, ni à la violence, ni aux ravages de la mondialisation.

Il n’y a de sens de l’histoire que celui que le peuple veut lui donner.

C’est lui et lui seul qui décide.

Et c’est à lui que je propose mon projet présidentiel que suivra d’ici quelques semaines un projet législatif détaillé.

Mon projet s’adosse sur des valeurs que nous ne brandissons pas comme des slogans, des accroches publicitaires mais auquel nous croyons du plus profond de nos cœurs et de nos âmes.

Ainsi s’organisent les fondements de notre action politique.

MES PRINCIPES D’ACTION

Liberté, Egalité, Responsabilité et Fraternité, voilà sur quoi se fonde notre action.

La liberté d’abord car c’est notre bien le plus cher.

C’est notre liberté individuelle mais aussi celle de notre pays que j’entends rétablir.

LIBERTÉ

Chers compatriotes, nous devons à tout prix rendre à notre Nation la liberté de décider de son avenir.

Celui-ci passe par la maitrise de notre monnaie, de nos frontières, de notre budget.

EUROPE

Nous ne serons plus jamais un peuple libre si nous ne récupérons pas notre souveraineté juridique, alors qu’une norme sur 4 applicables en France et d’ores et déjà issue de l’Union Européenne.

Nous devons retrouver notre souveraineté territoriale, en rétablissant les frontières internes à l’Union Européenne, ce qui nous permettra de décider alors qui entre et qui réside sur notre territoire,

Alors que notre droit de véto a déjà disparu pour les dispositions relatives aux droits d’asile, aux visas et à l’immigration clandestine en attendant qu’il nous soit retiré, demain, sur les conditions d’entrée et de séjour des immigrés légaux.

Veto d’ores et déjà illusoire puisque les 1 M 500 immigrés légalisés par l’Italie et par l’Espagne lors des derniers mois peuvent déjà s’installer en toute légalité en France.

Notre souveraineté économique, sacrifiée sur l’autel de la monnaie unique doit être restaurée.

.

Nous devons retrouver la liberté d’user de nos instruments de politiques économiques et monétaires, qui seuls peuvent permettre d’agir sur l’emploi et les délocalisations.

Et ceci sans oublier la politique sociale de M. Bolkestein, la sécurité intérieure, la justice, la politique en matière de services publics dans lesquelles l’Europe ne cesse de s’immiscer.

C’est au nom de cette liberté que, dès mon élection, je proposerai d’ajouter à la Constitution française, un article disposant que toute modification des traités européens fera l’objet d’une consultation obligatoire du peuple français par la voie du référendum.

Bien sûr, une autre Europe est possible et je mettrais toute mon énergie à la construire.

Une Europe de la coopération des Etats et des entreprises, de la coopération industrielle et policière, de la coopération diplomatique et environnementale.

Mais une coopération associant des Nations libres et souveraines.

Il faut aussi donner à cette Grande Europe des Nations, la dimension géopolitique optimale qui est celle du continent Boréal, de Brest à Vladivostok, ensemble cohérent de peuples de civilisation chrétienne, ayant des intérêts vitaux et une culture en commun et exposés à des risques identiques.

Ce sont ces propositions de bon sens que je ferais à nos partenaires européens et qui, j’en suis sûr, trouvera leur assentiment.

Mais si l’Union européenne persiste à vouloir aller dans le mur, la France n’ira pas s’y écraser avec elle !

Mais la liberté, c’est aussi l’indépendance énergétique et alimentaire.

C’est d’abord maintenir notre effort de production d’énergie nucléaire, intensifier nos recherches en matière d’énergies nouvelles, favoriser l’utilisation de carburants d’origine végétales, de la biomasse.

C’est également développer les sociétés publiques exerçant leur activité dans ce domaine stratégique pendant qu’il conviendra de diversifier nos sources d’approvisionnement.

Lorsque la France retrouvera demain sa liberté de mouvement, nous nous devrons de ne pas la laisser entre les mains de l’oligarchie politico-économique qui en faisait hier un si mauvais usage.

REFERENDUM ET PROPORTIONNELLE

Rendre la liberté au peuple et ceci n’en déplaise à Mme Royal, ne passe pas par l’instauration de « jurys populaires soviéts idéo » mais par le rétablissement de la proportionnelle intégrale aux élections européennes, nationales, régionales, départementales, municipales, professionnelles et sociales.

C’est par ce seul moyen que les décisions qui s’appliquent aux peuples peuvent être l’émanation de la volonté de celui-ci.

Oui le  Peuple français doit avoir la liberté aussi de choisir ses gouvernants loin des manipulations des modes de scrutin qu’on lui impose depuis 30 ans.

Oui, le Peuple français doit être consulté sur les grandes décisions politiques qui le concernent grâce à la mise en place d’une république référendaire où toutes les réformes fondamentales seront soumises au référendum du peuple.

.

LIBERER LES FORCES PRODUCTIVES

La liberté, cette valeur fondamentale doit être insufflée dans l’économie.

Dans un monde changeant où l’accélération technologique devenait fulgurante, où la mondialisation se généralise et s’aggrave, il était fatal que le capitalisme, devenu patrimonial, privilégiât l’actionnaire sur l’entrepreneur et le salarié.

Il fallait alors lutter contre l’immobilisme que favorisaient, par intérêt ou par lâcheté, gouvernants ou patrons du CAC 40 et « autres barons du MEDEF »..

Il fallait donc libérer les forces productives, l’innovation que notre peuple porte en lui-même.

Il fallait faciliter les capacités d’adaptation de tous les actifs, entrepreneurs, professions libérales, salariés du public ou du privé qui souhaitaient ces réformes, contrairement à ce que disent dirigeants de droite et syndicats de gauche, assis sur leur rente de situation. Seuls vrais craintifs de l’avenir, comme le sont toujours les privilégiés figés dans la défense de leurs prébendes.

Il fallait favoriser l’émergence d’une classe créative de richesses, la retenir, stopper l’hémorragie de nos talents vers l’étranger, développer ce dynamisme entrepreneurial qui permet à chacun, s’il le souhaite, de créer son entreprise et d’en vivre !

Mais pour cela, il fallait faire confiance au peuple,

à son sens de l’initiative et de la responsabilité qui furent toujours à l’origine de nos réussites.

Il fallait croire à ses capacités inégalées, à son énergie immense, à tout ce qui faisait de la France la Grande Nation !

Car nos adversaires de droite comme de gauche ont oublié que le travail est au cœur de la citoyenneté.

Il n’est pas seulement production de richesses et moyen de subsistance et d’indépendance, mais, aussi intégration de l’individu en lui fournissant son statut social, son domaine de réalisation de soi, son revenu et son réseau relationnel.

C’est pourquoi il nous faut en finir avec le chômage plutôt que de l’indemniser. Il nous faut réduire les inégalités de revenu par l’enrichissement des plus défavorisés, plutôt que par la redistribution. Rendre marginal l’Etat Providence par l’élévation du niveau de vie en assurant à tous, la maîtrise de leur destin économique.

Permettre la libération de toutes les forces productives en favorisant, l’esprit d’entreprise, les artisans les commerçants les petites et moyennes entreprises créatrices d ‘emplois, exportatrices et innovantes, terreau de notre puissance économique et de notre équilibre social et moyen irremplaçable d’assurer dans l’indépendance à l'égard de l’Etat, la promotion sociale des meilleurs, issus des couches populaires.

Avec ces patrons entreprenants, nous entamerons donc une longue concertation visant à supprimer les contraintes administratives et fiscales superflues qui pèsent sur la création d’entreprises et sur l’embauche.

LE TRAVAIL

Mais nous libérerons aussi le travail :

Face aux interdictions de travailler + de 35 H, moins de 35 heures, aux interdits des heures supplémentaires, aux interdits de travailler à plus de 65 ans, aux interdits de cumul de deux activités, aux interdits d’exercer une retraite et une activité,

Je réponds liberté !

Ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus, doivent pouvoir le faire.

Ceux qui peuvent et veulent travailler moins en se privant d’une retraite à taux plein doivent pouvoir le faire .

En un mot, les Français doivent pouvoir organiser leur travail comme ils l’entendent.

Aux père et à la mère qui le veulent, nous donnerons la liberté de ne pas travailler hors de chez eux, si lui ou elle, préfère se consacrer à l’éducation de ses enfants grâce à l’instauration d’un salaire parental et d’un statut juridique et social pour la mère de famille.

Une femme sur deux dans notre pays aimerait avoir un enfant supplémentaire, c’est notre devoir aussi de leur donner cette liberté là, si nécessaire, au demeurant, à l’équilibre démographique de la France.

Encore faut-il que le fruit de ce travail ne soit pas ponctionné de manière confiscatoire par un Etat pléthorique et gaspilleur.

Car, la liberté que je défends, n’est pas la loi de la jungle des économistes libéraux.

Elle n’est pas la politique menée main dans la main par nos gouvernants, valets depuis 40 ans de la même politique économique, privilégiant la finance à la production, et qui a choisi le mondialisme contre les développements économiques de la Nation.

Cette politique dite « libérale » produisant chômage de masse, pauvreté, assistanat, travail clandestin et stagnation des salaires.

Amer constat de 30 ans de pouvoir de la droite du CAC 40 appuyée sur la gauche de la trahison ouvrière.

Notre politique à nous, notre révolution, c’est de rendre aux Français la liberté de jouir des fruits de leur travail.

Ce n’est que justice après 30 ans de confiscations successives, destinées à détruire une des libertés fondamentales du citoyen, la constitution d’un patrimoine transmissible à sa famille.

Mes propositions répondent donc à un objectif de justice et d’efficacité.

MESURES FISCALES

Nous simplifierons le système fiscal français dont la complexité perturbe les grands équilibres économiques.

Nous instaurerons d’abord 4 tranches d’impôt sur le revenu du travail, elles s’échelonneront entre 0, 10, 15 et 20 %. Nous devrons tendre vers la suppression progressive de cet impôt qui freine l’initiative et décourage l’activité.

Les seuils d’application en seront établis pour favoriser les plus démunis d’entre nous.

Nous conserverons bien entendu la prime pour l’emploi et le quotient familial, étant entendu que nous accorderons une part fiscale dès le premier enfant.

Toutes les autres déductions fiscales seront supprimées, à l’exception de celle concernant l’investissement dans les PME-PMI.

Les mêmes taux s’appliqueront à l’impôt sur les successions en ligne directe.

L’impôt sur les sociétés sera organisé selon les mêmes principes, 3 taux s’appliqueront : 10, 15 et 20 %.

Là encore, les seuils d’imposition s’établiront pour favoriser la croissance et le développement des PME-PMI.

C’est encore le même esprit qui présidera à la réforme des plus-values de cession des entreprises.

Elles seront réduites à 10 % du montant de ces plus-values pour les cessions inférieures à 5 millions d’euros, au-delà c’est un taux de 15 % qui s’appliquera.

Le régime actuel de 26 % d’imposition subsistera pour les produits d’une activité purement spéculative.

Dans un premier temps, sans supprimer l’ISF, nous exonérerons de celui-ci la résidence principale.

Ces propositions révolutionnaires dans un Etat surfiscalisé permettront à nos compatriotes de jouir du fruit de leur travail.

Elles contribueront dans des proportions raisonnables au fonctionnement d’un Etat qui se reconcentrera sur ses missions régaliennes, en assurant ainsi la nécessaire solidarité nationale.

Elles sont surtout les seules capables de relancer l’activité économique et la croissance, clef du redressement.

Les sociétés, elles, pourront faire les investissements qui sont nécessaires à leur survie et devenir ainsi dans le même temps performantes et compétitives.

N’oublions jamais que ce sont elles les TPE, les PME, les PMI qui créent l’emploi pas l’Etat !

En libérant le monde économique des contraintes absurdes d’un Etat qui n’a plus rien de providentiel, je donnerai parallèlement aux salariés la liberté de voir émerger des syndicats réellement représentatifs en supprimant le monopole- fromage des syndicats issus de la résistance.

60 après !

LIBERTE INDIVIDUELLE

La liberté enfin c’est la nôtre, nos libertés individuelles qui se réduisent comme peau de chagrin.

Liberté de pensée, de conscience, de religion.

Et, par-dessus tout, liberté de choisir entre le bien et le mal, cette fameuse morale qui déplait tant à notre classe politique, tant cela l’arrange que leurs turpitudes ne soient pas mesurées à l’aune de cette échelle de valeurs.

Ne leur en déplaise, une société juste et humaine passe par la réaffirmation des notions de bien : le courage, l’honnêteté, la droiture, la compassion, le respect des lois auxquelles s’opposent clairement les notions de mal : le mensonge, la lâcheté, l’égoïsme, l’amoralité.

Cela va sans dire.

Mais dans une société où c’est le provocateur-poète Gainsbourg qui chantait de « casser la gueule aux dealers » alors que les nantis de la classe politique racontent complaisamment à la presse people quand ils ont tiré sur leur premier joint, cela va mieux en le disant.

L’EGALITE

Le second principe fondamental qui guide notre action est l’égalité, mais celle que l’Etat se doit de faire respecter entre ses nationaux, pas l’égalité avec le monde entier.

Non, nous ne voulons pas de la discrimination raciale de M. Sarkozy appelée pudiquement « positive » et qui consiste à donner plus de droits aux uns qu’aux autres sur le critère de l’origine ethnique.

Nous ne voulons pas non plus de la discrimination religieuse de M. de Villiers.

LA PREFERENCE NATIONALE

Nous considérons que si différence de traitement il doit y avoir, celle-ci doit se faire entre ceux qui sont français et ceux qui ne le sont pas, seule différence de traitement qui soit en même temps légitime, légale et morale.

Je réaffirme aujourd’hui que le Français, même SDF, doit avoir plus de droits que l’étranger aussi brillant et sympathique soit-il car le grand-père du SDF est mort à Verdun pour défendre notre patrie, parce que, outre, être des citoyens, nous sommes des héritiers, héritiers d’un patrimoine immense, matériel, intellectuel, artistique, juridique, social, qui a été constitué, non par nous, mais, par au long des siècles, le travail, les efforts, les souffrances des générations qui nous ont précédés et que nous avons le devoir sacré de transmettre à nos enfants et à ceux qui naîtront d’eux.

Nous devons rendre aux Français leur privilège dans leur propre pays et ceci passe par la préférence nationale à l’emp

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours à la Plaine-Saint-Denis (21/01/07)


Mesdames et Messieurs,

Mes chers amis,

Permettez-moi avant toute chose de remercier les organisateurs de cette " Galette ", qui fut précédée d'un succulent déjeuner, et au premier chef le Secrétaire Départemental de Paris Martial Bild, ainsi que le Directeur des Grandes Manifestations, maître des cérémonies de la Campagne, Jean-Michel Dubois, ainsi que toute son équipe.

Je voudrais également, une fois n'est pas coutume, vous féliciter, vous tous qui participez à ce banquet patriotique.

Je voudrais vous féliciter parce qu'au moment où tant de nos compatriotes semblent se désintéresser de la vie politique, en se réfugiant dans l'abstention lors des consultations électorales, vous faites partie de ceux qui ont compris que l'avenir de la Nation passe, aujourd'hui comme hier et peut-être plus encore aujourd'hui qu'hier, par le réveil des énergies et la mobilisation de chacun au service de la Patrie.

Effectivement, mesdames et messieurs, il y a urgence.

Cette détermination qui est la vôtre, j'aimerais vous inviter à la traduire, pour ceux qui n'auraient pas encore franchi ce pas décisif, dans l'adhésion au FN.

L'adhésion à une formation politique n'est, en effet, pas de même nature qu'un simple don ou qu'une simple participation financière à l'effort commun.

Elle participe d'un acte supérieur de caractère presque spirituel, et la politique se nourrit avant tout d'un certain mysticisme, au cœur de la foi qui déplace les montagnes.

C'est la raison pour laquelle notre mouvement, en pleine ascension vers le pouvoir, fait actuellement un gros effort de recrutement que je vous demande, à tous, de relayer auprès de vos familles, de vos amis ou de vos relations professionnelles.

Il est, en effet, temps pour le Front National de s'affirmer comme la grande force de rassemblement de l'ensemble du peuple de France, une force de changement, capable de répondre à l'attente de nos compatriotes et s'inscrivant dans une démarche gouvernementale à vocation majoritaire.

Il est temps pour nous d'envisager, sereinement mais avec détermination, notre accession aux responsabilités du pouvoir.

Il est temps de nous préparer et de nous organiser.

Il est temps de mettre en œuvre notre programme de reconstruction nationale qui, seul, est de nature à arracher la France à la décadence et notre peuple au déclin.

Ceux d'entre vous qui ont atteint un certain âge se souviennent sans doute de cette inscription que l'on pouvait lire autrefois sur les horloges de nos églises: " vulnerant omnes, ultima necat ", " toutes blessent, la dernière tue ".

Mesdames et Messieurs, il est toujours plus tard qu'on ne le croit.

Les nuages qui s'accumulent au-dessus de nos têtes risquent de faire éclater bientôt l'orage destructeur.

Il en est un, particulièrement gros, particulièrement sombre, particulièrement menaçant, qui obscurcit singulièrement le ciel Français.

I - Je voudrais en effet évoquer devant vous un domaine qui est rarement évoqué par les hommes politiques, et qui pourtant, depuis l'aube de l'humanité, est peut-être le principal facteur d'explication de l'Histoire des peuples.

Ce facteur clef, c'est la démographie.

En un certain sens, il n'y a de problèmes politiques, économiques ou sociaux qu'en raison des évolutions démographiques.

Permettez-moi de vous en donner quelques exemples.

Si l'on en croit l'INSEE, le chiffre de la population Française est de 63 millions et demi de personnes au 1er janvier 2007.

J'affirme pour ma part que le chiffre réel de la population résidente en France dépasse 68 millions de personnes, en raison notamment de l'immigration non comptabilisée.

Mais retenons pour l'instant ce chiffre de 63,5 millions, ce qui représente 13 % de la population totale de l'Europe des 27.

On me dira que c'est beaucoup, que la France est l'un des pays les plus peuplés d'Europe, que la population française a cru de 50% dans la deuxième moitié du XXème siècle.

J'observe d'abord que cette croissance est relative, et que sur la même période, celles de l'Espagne et du Portugal ont été multipliées par 2, celles de la Turquie et de l'Egypte par 4, celles du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie par 6.

C'est là la cause première du mouvement historique d'immigration des peuples du Sud vers le Nord depuis 40 ans.

Souvenons-nous de l'avertissement en forme de menace lancé il y a près de 45 ans par le Président FLN algérien Boumedienne :

" Le temps est proche où les masses affamées du Sud vont monter à l'assaut des pays du Nord. Cette immigration ne sera ni pacifique, ni fraternelle ".

Depuis l'aube de l'humanité, le trop plein démographique, la faim ou le besoin d'espace poussent en effet les hommes à quitter leur territoire pour en occuper d'autres.

Mais aujourd'hui, le phénomène prend une dimension cosmique puisqu'en 100 ans, le chiffre de la population mondiale est passé de 1 milliard à près de 7 milliards, en progression continue, malgré la faim, la misère, les épidémies, les guerres et les massacres.

Déjà, deux pays ont largement dépassé le milliard d'habitants : la Chine, 1,3 milliards et l'Inde, 1,2 milliard.

Mais lorsque les mouvements sont trop amples, trop chaotiques, trop incontrôlés, les peuples cohabitent un temps, mais finissent par s'affronter.

A ceux, qui comme les spécialistes de l'INED, se félicitent que le nombre d'enfants par femme soit passé à 2 en 2006, je réponds qu'il s'agit là de la fécondité de la totalité des femmes résidant en France et non de celle des femmes d'origine française.

Il faut aller chercher ailleurs que dans les statistiques de l'INSEE pour découvrir par exemple que le département record de la fécondité est la Seine-Saint-Denis, et que dans ce département, 40% des naissances sont de mère étrangère.

Oui, mesdames et messieurs, le vrai bilan démographique, c'est celui d'une substitution de population, comme le reconnaissent maintenant même des démographes officiels.

Comment ne pas le voir ?

Encouragés par l'abandon de nos frontières, la perte de leur contrôle et par une législation sociale de préférence étrangère, il est entré au moins 10 millions d'immigrés en France depuis 30 ans, à partir surtout du regroupement familial initié par Giscard et Chirac.

-Le solde annuel net de l'immigration est de 500.000 personnes supplémentaires chaque année.

-20% des mariages comprennent un époux étranger, et 15% des naissances sont issues d'au moins un parent étranger.

Le vrai bilan démographique, c'est l'effondrement des naissances Françaises.

Il y a en effet environ 700.000 naissances d'enfants Français de souche, sur un total de 830.000 naissances.

Le nombre d'enfants par femme française est donc plus proche de 1,80 que de 2.

On me répondra que la moyenne de l'Europe est à 1,5 ou que la situation est pire en Allemagne et en Russie, pays dans lesquels les décès dépassent d'ores et déjà les naissances, entraînant, année après année, une diminution du chiffre de la population.

Mais ce n'est pas une raison pour prendre le même chemin !

Si nous ne faisons pas assez d'enfants, si la France se prive de 200.000 naissances chaque année, si les couples sans enfants dépassent les couples avec enfants comme ce sera bientôt le cas, alors nous serons submergés.

L'immigration sera présentée par les mercantiles comme un besoin économique. Elle illustrera en réalité une règle essentielle de l'humanité : l'occupation des espaces vides, la soumission des peuples vieux.

Dès 1985, la pyramide des âges a commencé à s'inverser en se rétrécissant à la base, là où figurent les jeunes hommes et les jeunes femmes.

En outre, notre pays connaît un phénomène extraordinaire, aux conséquences incalculées : l'allongement de la durée de la vie de 15 ans en 50 ans.

La France va devoir faire face au défi du vieillissement : si rien n'est fait dans les 5 ans, l'âge moyen sera de 45 ans en 2050, contre 39 actuellement.

Les plus de 60 ans représenteront 46 %, de la population en 2050. Près de la moitié de la population ! Ce chiffre était de 25 % en 2005.

D'après les chiffres du rapport Charpin, qui date déjà de 1999, l'on sait que la France devrait passer d'ici à 2040 de quatre à sept retraités pour dix actifs, et même, en 2050, à huit retraités pour 10 actifs.

La déformation de la pyramide des âges ajoute en effet ses effets à l'allongement de la vie. L'espérance de vie moyenne est de 80 ans aujourd'hui, elle n'était que de 74 ans en 1981.

C'est un fait, les Français vivent plus vieux, ils gagnent même un trimestre de vie par an.

On se rend donc bien compte de la stupidité criminelle des 35 heures ou de la retraite forcée à 60 ans : la durée de la vie active ne cesse de décroître tandis que la longévité humaine s'accroît, et avec elle le poids relatif des retraites et des soins de santé.

A la vérité, mesdames et messieurs, les pouvoirs publics successifs depuis 30 ans n'ont rien fait pour prévenir ou empêcher les spirales démographiques funestes dans laquelle la France se débat aujourd'hui.

C'est un aveuglement criminel, une faute impardonnable que ne peut absoudre ou effacer la baguette magique de la fée Gribouille.

Je serais curieux, de savoir, aujourd'hui, ce que pensent l'Altesse Royal(e) et le petit Prince de la Porte de Versailles, de la chute des naissances Françaises…

S'en sentent-ils au moins responsables, eux qui comme Bayrou ont été ministres de longues années ?

Je serai curieux de savoir ce qu'ils proposent pour rétablir la natalité française, pour rétablir la fécondité des Françaises. En fait, je le déduis de la politique qu'ils ont cautionnée : ils pensent que l'immigration y pourvoira, voulant oublier les exemples pourtant éclatants du Kosovo et du Sri Lanka.

Sarko et Ségo ne le diront jamais : les Français subissent un véritable déracinement dans leur propre pays.

Ce phénomène est d'autant plus fort que dans notre société fondée sur le matérialisme, il n'y a plus de valeurs transcendantes, et donc plus de structures morales solides.

Naguère, quatre piliers supportait l'édifice national : la famille, l'Ecole, la Religion, l'Armée. Depuis 68 surtout, la révolution silencieuse de l'anarchie et du mondialisme les ont ruinés.

La famille a été une des premières victimes de la désintégration morale des piliers institutionnels de notre pays.

Oui, il faut le dire : la famille traditionnelle, au cœur de la transmission des grandes valeurs morales et sociales qui structuraient notre peuple, est en train de disparaître, encore qu'elle reste la structure à laquelle les Français restent globalement les plus attachés.

La cause essentielle de ce déclin est que l'idéologie de l'argent - roi oblige les familles à sacrifier le bonheur familial au besoin d'argent.

Le coût de la vie et la dégradation du pouvoir d'achat des allocations familiales depuis 50 ans expliquent la nécessité pratique de travailler pour les femmes, ce qui, souvent, hypothèque leur rôle de mère.

Or, c'est dans la famille que dans les premières années de la vie de l'enfant s'acquièrent par mimétisme et par éducation les fondements sociaux et affectifs de la vie. L'école maternelle, quels que soient le dévouement et la compétence des personnels, ne peut remplacer le cadre familial.

Qu'a-t'on fait pour la famille depuis 40 ans ?

Songez qu'en un demi-siècle, les prestations familiales ont diminué de près de 70% pour les familles avec 3 enfants, et la dégradation de leur pouvoir d'achat est continue.

En 1945 pourtant, les allocations familiales avaient été mise en place dans un objectif avoué de favoriser la natalité Française et d'aider toutes les familles, quelle que soit leur revenu. Il n'y avait donc pas de conditions de ressources pour bénéficier des aides à la famille.

Petit à petit, sous l'influence d'une certaine idéologie socialiste de préférence étrangère, on a multiplié les plafonds : si vous gagnez trop, vous n'avez pas droit au complément familial, ni à telle aide pour la garde des enfants, ni à l'allocation de rentrée scolaire, ni à l'allocation adulte handicapé, ni à l'allocation parent isolé, ni à tant d'autres.

Voilà le bilan des trente cinq dernières années en matière de politique familiale : la part des allocations accordées sous conditions de ressources est passée de 1 sur 6 en 1970 à 4 sur 6 aujourd'hui.

On peut dès lors considérer que la politique familiale est devenue une modalité de la politique sociale.

Un malheur n'arrivant jamais seul, cette politique sociale est également devenue anti-nationale.

Au nom de l'égalité absolue de traitement, les étrangers ont aujourd'hui accès sans limites à nos avantages sociaux, au RMI, à la couverture maladie universelle, aux allocations familiales, à l'aide au logement....

Même les immigrés en situation irrégulière ont des droits :

- droit à l'hébergement d'urgence,

- droits aux soins médicaux gratuits,

- droit à la scolarisation des enfants,

- aide sociale à l'enfance

- droits à la sécurité sociale aussi, en matière de maladies professionnelles et d'accidents du travail, pour le plus grand bénéfice des entreprises qui les embauchent, et au détriment des travailleurs français !

C'est délirant et surréaliste, mais hélas, c'est vrai.

Au nom de la lutte contre la discrimination, ce sont les Français, les familles françaises qui sont aujourd'hui moins bien traités chez nous, dans leur propre pays, que n'importe quel étranger.

La politique du gouvernement organise en effet une la préférence étrangère ou la préférence individuelle au détriment de la préférence familiale.

Pour les politiciens qui nous gouvernent, la famille française n'est plus, en effet, la valeur essentielle à défendre.

Dès lors, en la matière, l'inaction des pouvoirs publics accentue les tendances spontanées de la société.

En abandonnant la famille, on a contribué à dévaloriser le mariage.

Ainsi, le pouvoir d'achat des familles s'est dégradé considérablement par rapport à celui des célibataires et des couples sans enfant, encourageant le célibat ou diminuant le désir d'enfants.

En 30 ans, le nombre des mariages a chuté de 30 % et le nombre de divorces a été multiplié par 3.

Le temps passé dans le cadre familial ne cesse de se réduire. Il y a à ce jour 8 millions de personnes vivant seules, soit deux fois plus qu'il y a trente ans.

Il s'agit d'abord des personnes âgées qui vivent seules, généralement après le décès de leur conjoint.

Il y a également les moins de trente ans, qui sont de plus en plus nombreux à vivre seuls.

Enfin, la solitude s'explique par la montée des divorces, que j'évoquais à l'instant.

Il y a aujourd'hui près de 3 millions de familles monoparentales. Ce chiffre a augmenté de 22% en 10 ans. C'est la conséquence de la dévalorisation de la famille depuis 68, de l'hyper-individualisme contemporain et du refus des engagements durables.

Malheureusement, les premiers à en souffrir sont les enfants, dont l'équilibre est toujours perturbé par la séparation des parents : chez ces enfants-là, les troubles affectifs et les échecs scolaires sont bien plus nombreux que chez les autres.

L'équilibre social s'en ressent, au travers de la multiplication des transgressions des jeunes, au travers de la délinquance des mineurs.

L'homme ou la femme ne peuvent pas vivre seuls. La nature humaine est sociable, familiale, et pousse chacun à la stabilité.

D'ailleurs, la difficulté à vivre dans une telle société est patente dans toutes les catégories de la population.

De plus en plus souvent, nos compatriotes cherchent à fuir le quotidien dans des paradis artificiels, et les signes cliniques du désarroi de la population se multiplient.

La dévalorisation de la valeur morale du travail, le développement, encouragé par l'Etat, des jeux sportifs ou de hasard, dégrade l'esprit de responsabilité, de prévision, de solidarité.

Permettez-moi de vous rappeler aussi que:

- Notre pays détient le record du monde de consommation de tranquillisants.

- En 25 ans, les admissions en hôpitaux psychiatriques ont été multipliées par 3.

- Il y a environ 12.000 suicides réussis chaque année, sur environ 160.000 tentatives. Le suicide est la 1ère cause de mortalité chez les 25-34 ans.

- Et que dire de l'aggravation de l'alcoolisme ou de la toxicomanie ?

Les spécialistes en sociologie disent que la société française s'atomise, terme froid qui n'évoque rien, ni les souffrances ressenties, ni les transgressions qui se banalisent.

Appelant un chat un chat, je dis pour ma part que la France se décompose.

La destruction de la famille traditionnelle entraîne d'abord un affaiblissement de la morale sociale, puisque les valeurs fondamentales qui structurent la société sont moins transmises ou moins bien transmises aux jeunes.

Le déclin de la famille accentue également notre affaiblissement démographique, portant préjudice à notre puissance politique et économique, ainsi qu'aux équilibres sociaux.

Il faut le rappeler sans cesse : la famille est la cellule de base de notre société.

Elle est le socle de l'identité de la Nation et de son avenir. Elle est le lieu privilégié de l'éducation des enfants et de la transmission des patrimoines matériels et culturels, ainsi que des valeurs morales.

Mesdames et Messieurs, les gouvernements successifs depuis 30 ans sont responsables de cette situation, parce qu'ils ont imposé ce modèle de société, et parce qu'ils sont incapables de prendre les décisions de bon sens qui permettraient de remettre le pays sur les rails.

Le vrai bilan démographique montre l'exigence cruciale d'une politique résolue contre la déferlante migratoire, pour la natalité française et le dynamisme du peuple Français.

Je vois trois grands axes à cet effort de redressement : la relance de la natalité française, la garantie du niveau de vie des familles et la protection de l'enfance.

Tout d'abord, la relance de la natalité suppose des mesures immédiates :

1 - La création d'un revenu parental destiné à offrir aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement entre l'exercice d'une activité professionnelle et l'éducation de leurs enfants ou l'alternance de ces deux activités.

2 - La mise en place d'un statut juridique et social pour la mère (ou le père) de famille : protection sociale, droit à la formation professionnelle et droit à la retraite.

3 - La création d'un prêt familial aux logements. L'État doit consentir un effort pour permettre à chaque famille française d'accéder à la propriété.

4 - La promotion de l'adoption prénatale.

Elle permettra à tout couple ne pouvant pas avoir d'enfants d'adopter l'enfant à naître d'une autre femme, qui ne désire pas le garder. Cette adoption conférera les droits de la naissance légitime à l'enfant adopté.

Parallèlement, les conditions d'adoption des enfants français abandonnés seront simplifiées.

Second axe, la garantie du niveau de vie des familles :

1 - Il faut redonner aux prestations familiales un caractère familial et national, et non plus exclusivement social. Les allocations familiales seront réservées aux familles françaises, revalorisées et indexées sur le coût de la vie. Elles retrouveront pour objectif de couvrir une partie conséquente du coût réel de l'enfant à charge.

2 - Je propose également d'instaurer la carte France-Famille. Elle remplacera la carte famille nombreuse et sera délivrée gratuitement à partir du deuxième enfant, donnant droit à des réductions dans les transports et les lieux culturels (théâtre, cinéma, musée…) ainsi que dans les complexes sportifs (piscines…).

Enfin, j'entends développer la protection de l'enfance, en luttant plus durement contre la maltraitance et en appliquant la loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, qui interdit toutes les formes de violences et tout particulièrement la violence pornographique.

Concernant l'accueil de la vie, j'observe que la législation mise en place depuis la loi Giscard-Chirac-Veil ne répond pas aux objectifs initialement fixés par le législateur: protéger la vie et répondre à la détresse des femmes ayant recours à l'avortement.

J'entends donc mettre en place une véritable politique de fond, une politique préventive, une politique incitative: l'adoption prénatale, la création d'un revenu parental, la définition d'un statut juridique et social pour la mère de famille et la revalorisation des allocations familiales réservées aux familles françaises constitueront les moyens concrets pour réduire le nombre des avortements et relancer la natalité française.

Chacun doit être conscient en effet qu'il n'y a pas de redressement national sans redressement démographique.

Parallèlement à ces mesures nouvelles de valorisation et de protection de la famille, je m'engage à demander aux Français à l'occasion du dernier referendum du quinquennat - je rappelle que je compte en organiser un par année de la mandature - de promouvoir une nation moderne soucieuse du respect de la dignité humaine par l'inscription dans les textes qui fondent son existence et son développement du caractère sacré de la vie.

Vous le voyez, mesdames et messieurs, le Front National est le seul à pouvoir répondre à l'attente de notre peuple en matière de redressement familial et démographique, parce que nos propositions sont globales et qu'elles prennent en compte toutes les aspects de ces questions essentielles.

Nous sommes surtout les seuls à savoir qu'avant de traiter les conséquences, il faut agir sur les causes, faute de quoi l'on se contente de soigner le mal en appliquant des cautères sur des jambes de bois.

Les causes de l'affaiblissement de la France, vous les connaissez : la perte des valeurs qui ont fait notre civilisation, l'effondrement de l'autorité de l'Etat, la soumission aux diktats étrangers, la tentation mortelle de l'abandon et du renoncement.

Tous le reste est conséquence, même l'immigration, même l'insécurité, même la dénatalité....

Alors oui, mes chers amis, c'est sur nous mêmes et seulement sur nous mêmes que nous devons compter.

L'année 2007 sera décisive.

Quels que soient les tripatouillages, les magouilles, les manœuvres destinés à nous combattre, les élections présidentielles et législatives seront l'occasion pour les Français de dire leur mécontentement, leurs attentes, leurs espoirs.

C'est bien à une conjonction de la demande de notre peuple et de l'offre qui est la nôtre que nous allons assister.

J'ai souvent eu l'occasion de dire que la seule légitimité du combat politique était la perspective d'accéder au pouvoir.

Pendant très longtemps, nous avons avancé, portés par notre foi et poussés par la nécessité, mais ne sachant pas avec certitude sur quoi déboucherait notre marche.

On prête à Napoléon la formule suivante : " celui qui ne sait pas où il va ne va jamais très loin ".

Nous, nous savons où nous allons et nous y allons résolument. Après trente ans d'engagement, trente ans de combat, trente ans de progression constante, le Front National touche au but qui sera d'ailleurs aussi un commencement.

Le Front National, c'est aujourd'hui le recours et l'espérance. Demain, avec vous, grâce à vous, ce sera la France enfin retrouvée.

Je vous remercie

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche