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LA REVOLUTION BLEUE



1-L'ESSENTIEL

Question: Que faites vous en ce moment?
Réponse: Je milite pour la Révolution bleue.
Question: C'est quoi la révolution bleue?

Réponse:

La révolution bleue exige le remplacement du système responsable du désastre national. Elle appelle à la Révolution pour défendre la Patrie et rétablir la République.
Question: Qu'est ce que la révolution bleue m'apportera? A moi, concrètement?
Réponse: Vous redeviendrez détenteur de l'autorité de l'Etat qui vous a été confisquée par le système. Vous pourrez ainsi participer au sursaut national face aux périls qui menacent tous les Français ( A commencer par vous!)


2-RAPPEL DES FAITS


La Révolution bleue a été lancée par Claude Reichman en Novembre 2005, avec un slogan fédérateur ( Non à la chienlit ! Non au trop plein d'impôts et de charges ! Non aux politiciens incapables ! ) et le port de l'écharpe bleue en signe de reconnaissance. Les français furent alors invités à se réunir en divers endroits de nos cités et de nos villages afin d'exprimer leur protestation. C'est ainsi que dix manifestations publiques ont eu lieu depuis Décembre 2005 rien que dans la capitale. Depuis Novembre 2005, la situation n'a fait que s'aggraver au point de devenir insupportable. Dans le même temps, il est apparu que toutes les voies électorales ou réformistes étaient viciées ou bloquées par le verrouillage du système. Dans un tel contexte, la Révolution est donc devenue la seule issue possible. Conçue à l'origine comme un mouvement de protestation, la Révolution bleue doit désormais déboucher sur une révolution politique, économique, sociale et patriotique.

"Le pouvoir du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple"
n'étant plus assuré, la Révolution bleue entend rétablir une République authentique, conduite par des équipes nouvelles, décidées à rendre aux français le pouvoir et l'autorité qui leur ont été confisqués.

Comment se tenir informé?


S'agissant des informations générales, cliquez:
-Sur Claude Reichman: Vous y trouverez l'appel initial de Claude Reichman et différents éditoriaux.
-Sur revolutionbleue.over-blog.com. Vous trouverez sur ce blog de nombreuses informations concernant les activités présentes, passées ou futures de la Révolution bleue.


Sur Chronique:
 
Vous trouverez sur ce blog la chronique hebdomadaire de Gérard Pince
-Sur Vive la Révolution bleue. Vous trouverez sur ce site un diagnostic de la situation , douze mesures de salut public présentées à titre indicatif et une vidéo esquissant la stratégie possible.
S'agissant des menaces qui pèsent sur la France, cliquez sur les sites résistants:

"Résistance", "France Echos", "Occidentalis", "LibertyVox", "Voxgalliae", "5-yearslater.com"

S'agissant, plus spécifiquement du bilan désastreux de l'immigration, cliquez sur Bilan économique de l'immigration.


3-ORGANISATION

Dès l'origine, la Révolution bleue a été voulue comme un mouvement informel: Pas de statuts, pas d'ordres venus "d'en haut", pas de cotisations, pas d'armée mexicaine. Cette conception décentralisée doit favoriser l'extension rapide du mouvement et surtout son appropriation par tous les français. L'organisation repose donc sur des cafés politiques ou des comités autonomes qui recueillent comme en 1789 les doléances des Français et agissent en fonction des opportunités locales ou nationales. La Révolution bleue n'a pas d'attaches avec les partis existants: Elle vise à rassembler tous les Français sans exclusive et dans une optique de Salut Public.


Comment créer un comité local?


Pour créer un comité ou un café politique, reportez vous aux deux vidéos qui figurent sur "Vive la Révolution bleue".
Procédure express:
Choisissez un lieu, une heure et une date pour lancer un comité.
Communiquez nous ces éléments à l'avance pour qu'on puisse les annoncer sur la            messagerie téléphonique et lors de nos chroniques.


REVOLUTION BLEUE TOULOUSE 31


INVITATION DE LA RÉVOLUTION BLEUE

A ceux qui ne peuvent pas partir en Suisse.

A ceux qui ne veulent plus être les otages des grèves qui tuent l'économie du Centre Ville.

A ceux qui ne veulent plus financer les retraites et primes dorées du secteur public.

A ceux qui ne supportent plus de voir transformer les coupables en victimes et les victimes en garde à vue ou devant les tribunaux.

A ceux qui refusent la repentance de la France.

A ceux qui savent qu'il n'existe pas d'islam républicain.



UN CAHIER DE DOLEANCE EST A VOTRE DISPOSITION

cahierdoleances@yahoo.fr




Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours à Yvetot (27/01/07)

Mesdames et messieurs, Chers amis,

Permettez-moi, en prologue à mon intervention de ce jour, de vous livrer mon sentiment sur le déroulement de la campagne présidentielle: enlisée dans les problèmes particuliers du droit au logement opposable ou de l'ISF, réduite aux gaffes de Ségolène Royal et au feuilleton des candidatures Hulot, Bové et Chirac, elle me semble, pour l'instant, manquer son objectif principal : informer correctement les citoyens sur l'état global du pays et établir les grands besoins de la France de demain.

Pour cela, me dire-vous, il faut avoir le courage de regarder les réalités en face.

L'homme politique doit pour ce faire, endosser pendant un temps - le temps de la réflexion - le costume du sociologue, de l'observateur extérieur, afin d'établir les constats nécessaires, afin de comprendre les causes profondes des difficultés du corps social qu'il entend diriger.

Une chose me frappe, depuis 10 ans, dans la psychologie collective de la France contemporaine : c'est la montée de la peur, la montée de sentiments anxiogènes, en tout domaine et en toute occasion.

L'explication en est relativement simple : le sentiment d'insécurité se répand partout parce que, de fait, la société est de moins en moins sûre, de moins en moins protectrice, de plus en plus dangereuse.

Pourtant, et c'est un paradoxe, jamais la société n'a été aussi règlementée qu'aujourd'hui : songez qu'il y a aujourd'hui 180.000 textes de lois applicables, des millions de règlements, de normes, de directives !

Mais il faut savoir que sur chaque sujet, les textes sont divers, multiples et contradictoires, créant une insécurité fiscale, une insécurité pénale, une insécurité civile, un insécurité commerciale ou une insécurité administrative qui paralyse les comportements des citoyens et des acteurs économiques.

L'insécurité juridique n'est hélas que l'une des nombreuses insécurités que subit le peuple Français.

Ainsi, à l'insécurité physique dont témoigne l'explosion de la délinquance, s'ajoute l'insécurité de l'emploi en raison de la montée du chômage de masse, voire l'insécurité sanitaire en raison du retour des épidémies, comme la méningite, en pleine recrudescence ici même dans le département de Seine Maritime, depuis quelques années.

Bref, on a peur dans la rue, on a peur au travail, on a peur à table, on a peur en regardant la télévision.

Il faut le dire, mesdames et messieurs, notre société est devenue une société d'insécurité.

I- Prenons le cas de la montée de la délinquance.

Souvenez-vous, il y a quelques années encore, il ne fallait pas trop parler de la délinquance, parce que cela faisait, disait-on, " le jeu de Le Pen ".

Depuis les émeutes de novembre 2005, qui virent des hordes de voyous saccager non seulement les banlieues mais aussi des quartiers du centre ville de Paris, on n'entend plus dire nulle part que " Le Pen joue sur les peurs ".

Tout le monde voit bien que la délinquance et la criminalité sont un des principaux problèmes de la société française, sauf les pouvoirs publics, qui continuent, équipe gouvernementale après équipe gouvernementale, à nous mentir comme des arracheurs de dents.

La meilleure preuve en est la contradiction énorme entre les statistiques officielles de l'insécurité en 2005, un peu plus de 3, 8 millions de crimes et délits, et l'enquête de victimation de l'Observatoire national de la délinquance, qui mentionne près de 13 millions d'infractions en 2005, qu'il s'agisse des atteintes aux biens (9 millions de faits) ou des agressions sur les individus (4 millions).

Tout un chacun voit bien d'ailleurs que sa vie quotidienne apporte un démenti cinglant et définitif aux insupportables rodomontades électoralistes de Monsieur Sarkozy.

En effet, l'insécurité apparaît avec les injures, les insultes, les tags, les crachats, pour monter, crescendo, dans les différents types d'agression physique ou d'atteintes aux biens, culminant dans le meurtre ou l'incendie de voiture.

Le malheur, comme le répètent les spécialistes du droit pénal, c'est que la délinquance n'intéresse pas les pouvoirs publics, dès lors qu'elle n'atteint pas le niveau criminel.

Sans doute, la plupart des hommes politiques, plus lâches qu'aveugles, n'ont-ils pas osé s'attaquer à ce problème, car ils étaient paralysés à l'idée de passer pour des " fascistes ".

Il est vrai que depuis la révolution de 68, toutes les valeurs qui pacifiaient la société française, ont été systématiquement attaquées, sans que les autorités en place aient la force d'âme ou le courage de les défendre afin de les préserver :

L'autorité parentale a été diabolisée au nom des droits de l'enfant.

L'autorité des maîtres d'école a été rejetée comme ringarde

L'autorité et l'exemplarité de l'Etat ont été sacrifiées sur l'autel de l'argent sale et de la corruption politico-financière.

Je dis que ces valeurs pacifiaient jadis la société - non que les époques précédentes aient été parfaites, mais assurément on y vivait mieux qu'aujourd'hui - parce qu'elles assuraient l'apprentissage des règles fondamentales de la vie en collectivité : la politesse, le respect de soi et d'autrui, l'honnêteté, le sens de l'effort et du travail, l'amour de la patrie et le civisme.

Alors c'est vrai, quand on laisse dépérir ces principes essentiels, la société va plus mal, et de ce point de vue, la simple lâcheté des hommes politiques explique la montée des transgressions, l'explosion de la délinquance et de la violence dans les relations sociales.

Toutefois, la situation d'insécurité actuelle est aussi et surtout le résultat d'un choix politique délibéré, lui même proprement criminel.

Dans les années cinquante en effet, un magistrat de la Cour de cassation, M. Marc Ancel, publie un livre intitulé La défense sociale nouvelle.

Ses disciples, dont certains seront Ministres de la Justice, furent Pierre Arpaillange, Simone Rozès, Robert Badinter.

Cette nouvelle doctrine, qui a dominé les discours officiels en même temps qu'elle a inspirée les réformes législatives depuis 25 ans, entend non pas défendre la société contre les délinquants, mais défendre les délinquants contre la société, réputé intrinsèquement criminogène.

Pour parvenir à ce résultat, le juge devra d'abord tenir le plus grand compte de la personnalité du délinquant et des facteurs qui l'ont poussé au crime. Il devra ensuite prononcer des sanctions qui seront dépouillées de toute idée de blâme et de responsabilité morale.

Ces sanctions pourront parfois être des peines, mais surtout des sanctions civiles ou administratives, comme les travaux d'intérêt général, lesquels constitue véritablement une prime à la récidive, puisque le délinquant est assuré d'accomplir une peine symbolique, au plein sens du terme.

En effet, la mesure prononcée est constamment révisable. Aujourd'hui, c'est simple : les pires criminels accomplissent, au mieux, la moitié de leur peine !

Voilà comment on a sciemment désarmé l'autorité publique et surtout livré les honnêtes citoyens aux exactions des délinquants, voire, parfois, à la barbarie des fauves à visage d'homme.

On en a aujourd'hui une conséquence pratique : quand un policier fait feu avec son arme sur le délinquant qui met sa vie en danger, c'est le policier qui se retrouve au tribunal… accusé par le délinquant !

Toute acquise à la doctrine de la défense sociale nouvelle, la gauche française n'a eu de cesse depuis 30 ans d'attaquer la police.

Elle a d'abord multiplié les campagnes de presse sur les " violences policières ".

Peu à peu, depuis 30 ans, cette vieille thématique anarchiste a été toilettée, modernisée, répétée en toute occasion, et l'idée s'est diffusée que les criminels, déjà réputés victimes-de-la-société, étaient en outre maltraités par les forces de l'ordre.

Sur ces dernières pèse d'ailleurs une présomption de culpabilité d'excès, et la hiérarchie policière, jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, semble ne plus craindre que les média et " la bavure ", preuve s'il en était besoin de l'inféodation absolue du pouvoir politique au pouvoir médiatique.

Ensuite, on a mis en cause le " racisme des policiers ". On ne voit pas pourquoi cette profession serait plus raciste que les autres. Mais, a répondu la gauche, parce qu'ils arrêtent surtout des maghrébins et des africains, pardi !

La vérité est bien simple, et bien moins offensante pour la police.

La principale raison de cette insécurité, réside, vous le savez bien, dans l'immigration, décidée dans les années soixante pour peser à la baisse sur les salaires des travailleurs français et qui a été transformée en immigration de peuplement par le regroupement familial, décidé par Chirac et l'ouverture du droit d'asile au monde entier, avec les frontières-Schengen, devenues des passoires !

Depuis de nombreuses années, les rapports parlementaires eux-mêmes ne dissimulent plus que la délinquance est largement d'origine immigrée.

A l'intérieur de cette catégorie, les étrangers qui ne représentent officiellement que 7% de la population, représentent 31% de la population des prisons, selon le rapport Dell'Agnola.

Si l'on y ajoute les bi-nationaux, ce chiffre atteint 60%.

Plus récemment encore, le journal Le Point du 14 mars 2005, s'appuyant sur des synthèses émanant de la Direction Centrale de la Sécurité Publique et de la Direction Centrale de la Police Judiciaire révélait que 60 à 70% des délinquants sont issus de l'immigration.

En août dernier, le préfet de la région Alsace, Jean-Paul Faugère notait " l'apparition dans les quartiers sensibles des groupes de jeunes ethniquement homogènes ".

Mais ce qu'un préfet peut sous-entendre au détour d'une note confidentielle, vous, braves citoyens français vous n'avez pas le droit de le dire, sauf à passer pour un raciste.

Cette peur d'avoir une image raciste explique le dramatique choix du " Tout-sauf-réprimer " effectués par les pouvoirs publics à l'occasion des émeutes de novembre 2005.

Surtout pas de blessés chez les émeutiers, telles étaient les consignes de Sarkozy.

Et il n'y en a pas eu, de blessés, chez eux, tandis qu'on en déplorait 224 parmi les forces de l'ordre et les pompiers.

Sans compter les 2 victimes civiles des émeutiers, l'une brûlée dans l'incendie d'un véhicule, l'autre rouée de coups à l'occasion des émeutes.

Les choses sont claires : les citoyens français ne peuvent plus attendre des forces de l'ordre qu'elles se donnent les moyens de faire respecter la loi, ou de dissuader le délinquant de commettre ses forfaits.

C'est malheureusement le cas aussi dans d'autres domaines.

Prenez le cas de notre armée. En théorie, l'Armée est instituée par l'Etat pour protéger le corps social. C'est, là encore, le premier devoir de la puissance publique.

Eh bien je vous le dis, nous n'avons plus d'armée, et notre sécurité internationale est mise en péril par l'effondrement de notre Défense nationale.

S'il y a un domaine dans lequel la responsabilité directe de Chirac doit être directement engagée, c'est bien celui-là.

Certes, la décroissance de notre effort militaire a commencé sous Rocard en 1991, mais elle a été accélérée par deux mesures qu'a prises Chirac, ès-qualités de président de la République, chef des armées.

Le 27 janvier 1996, Jacques Chirac se prononça pour l'arrêt définitif des essais nucléaires à Mururoa.

Puis, moins d'un mois plus tard, le 22 février 1996, il annonçait la suppression de la conscription et la " professionnalisation " des armées.

Depuis lors, l'effort financier en faveur de la Défense n'a cessé de se réduire, la France perdant ainsi l'outil de son indépendance, la garantie de sa sécurité nationale, dans un monde où les crises et les risques sont omniprésents, et à l'heure où, peut-être, une nouvelle guerre se prépare au Moyen-Orient.

A titre d'exemple, depuis 1990, les crédits de paiement de l'armée de terre ont globalement diminué de 16,2%, les crédits d'équipement diminuant, pour leur part, de 35,5%.

On manque de munitions, de moyens de transport, terrestres, aériens et maritimes.

Nos équipements sont vétustes, voire parfois inutilisables : c'est le cas de certains missiles antichars et antiaériens, de la moitié des bâtiments de guerre, avions et hélicoptères de combat.

Dans l'Armée de terre, pour constituer un bataillon opérationnel à l'extérieur, il faut ponctionner 15 régiments…

La Direction des constructions navales, très durement touchée par la restructuration des industries de défense, a perdu près de 20.000 emplois en dix ans.

Voilà, mesdames et messieurs, la triste réalité de l'effondrement de notre outil de défense. Mais le tableau ne serait pas complet si je n'évoquais pas notre arsenal nucléaire militaire.

La condition sine qua non pour que l'on puisse se passer définitivement des essais nucléaires en Polynésie est de maîtriser la simulation électronique des explosions thermonucléaires, à base de calculateurs géants faisant " tourner " des programmes conçus par des analystes de très haut niveau.

Voici ce qu'en disait récemment le rapporteur spécial de l'Assemblée nationale au Budget de la Défense : " Il faut avouer que le recrutement d'un nombre suffisant de concepteurs se heurte à l'image de marque du nucléaire, aujourd'hui fortement décrié dans les médias… "

Alors, mesdames et messieurs, les Français ont raison d'avoir peur, car jamais autant qu'aujourd'hui les conditions de la sécurité intérieure n'auront été aussi mauvaises, et jamais notre sécurité internationale n'a été aussi menacée qu'elle l'est aujourd'hui.

II- C'est déjà dur à assumer, mais ce n'est pas tout, hélas.

Depuis que les pouvoirs publics ont ouvert en grand nos frontières à tous les vents d'une mondialisation sauvage, chaotique et incontrôlée, les Français connaissent aussi l'insécurité économique et sociale.

La plus flagrante insécurité économique qui soit, elle est dans votre poche : c'est l'euro.

L'euro, en effet, rappelez-vous, devait limiter la hausse des prix et faire jeu égal avec le dollar, voire conférer à l'Europe le rang de première puissance économique du monde, devant les Etats-Unis. Eh bien, c'est pipeau !

Depuis son lancement comme monnaie de compte dans les transactions courantes, la hausse des prix sur les produits alimentaires a été de 5 à 40%, avec des pics à + 70%, tandis que la hausse des prix de l'immobilier n'a jamais été aussi rapide.

L'euro est la première cause de la dégradation du pouvoir d'achat des ménages, avant les hausses d'impôts et avant la faible progression des salaires depuis une dizaine d'année.

Ce n'est pas tout. Depuis le premier janvier 1999, jour de son lancement, l'euro s'est apprécié de plus 25% de sa valeur, pénalisant lourdement nos exportations et favorisant les importations des pays non européens.

On voit le résultat : la France va connaître en 2006 sa troisième année consécutive de déficit commercial record, accentuant la pénétration de notre marché intérieur, aggravant les difficultés de nos entreprises et détruisant nos emplois, c'est-à-dire les revenus de nos salariés !

On ne s'en rend pas encore compte, mais l'euro est une monnaie artificielle. Il n'est pas promesse de prospérité économique et sociale pour notre Pays. Il n'est que de voir le niveau du chômage.

Ah, c'est sûr, si on écoute les statisticiens à la botte de monsieur Borloo, le chômage ne frappe que 8,9% de la population active.

Le chômage aurait subi depuis 5 ans un recul historique, passant de 3 millions à 2 millions de personnes.

Le problème, c'est que ces chiffres sont contestés par à peu près toutes institutions étatiques concurrente du Ministère du Travail et de l'ANPE.

Selon l'INSEE en effet, près de 3,3 millions de personnes se sont déclarées au chômage lors du recensement effectué par cet organisme en 2006. C'est déjà mieux, mais on s'est seulement un peu rapproché de la réalité. Le rapport de la Cour des Compte paru en décembre dernier sur ce sujet fait état d'un chiffre plus élevé, en notant que la comptabilisation officielle gouvernementale ne prend en compte que 59% des chômeurs inscrits : le chiffre n'est donc pas de 2 millions, mais de presque 4 !

En effet, les chômeurs sont répartis en 6 catégories par l'ANPE, mais seule la première est prise en compte officiellement. C'est cette catégorie 1 qui est le chiffre médiatique et institutionnel du chômage en France.

C'est mirobolant, mais c'est vrai, et cela dure depuis des années et des années. J'ajoute qu'il faut ajouter tous ceux, qui, pour des raisons multiples, ne s'inscrivent même plus à l'ANPE, sans compter les chômeurs dissimulés dans les statistiques de stage ou d'emplois aidés.

A la vérité, il y a 5 millions de chômeurs, ce qui représente 20% de la population active.

Il y avait 3,4 millions d'allocataires de minimas sociaux en 2005, dont plus de 1,2 millions de Rmistes, et 340.000 bénéficiaires de l'allocation misérable que l'on verse aux chômeurs en fin de droits.

Si l'on compte les enfants et les conjoints de tous ces gens, 6 millions de personnes vivent des minimas sociaux.

Il y a plus de 10 millions de salariés qui gagnent moins de 800 euros par mois. On comprend mieux pourquoi plus de 1,6 millions de personnes vivent dans des logements sans douches ou sans WC.

Le drame, mesdames et messieurs, c'est que tous ces chiffres ont littéralement explosé depuis le milieu des années 90, depuis que des gouvernements de déclin national ont sacrifié l'intérêt de nos enfants à la pétition de principe absurde des bienfaits du nouvel ordre économique mondial, en somme depuis que la France a supprimé ses frontières commerciales, monétaires sociales et règlementaires.

Résultat, le système productif Français est en concurrence directe, immédiate et permanente avec celui des pays à bas salaires.

A la vérité, il n'y a pas de concurrence mais une compétition pipée quand une chemise vaut ici à la production 50 francs et 2 F en Chine !

Comment notre économie peut-elle résister à de telles différences ?

Depuis quelques années, les grandes multinationales ont quitté les " dragons ", pays émergents d'Asie, pour aller en Chine populaire.

En effet, produire y revenait encore moins cher, puisque le régime communiste fait travailler gratuitement les millions de prisonniers politiques du lao-gaï!

Cela n'a pas eu l'air d'ébranler plus que cela madame Royal, lorsqu'elle s'y est rendue.

En revanche, ici même, en France, les résultats de cette folle politique d'ouverture des frontières se font désormais sentir avec une terrible acuité: l'insécurité sociale frappe tout le monde, dans tous les secteurs d'activité, depuis l'agriculture jusqu'aux nouvelles technologies de communication, à tous les niveaux de la hiérarchie d'entreprise, du salarié en CDD au PDG lui-même.

Jadis, on construisait sa vie professionnelle au travers d'une bonne formation scolaire, puis d'une relation de long terme avec l'entreprise, qui garantissait la permanence des revenus et donc le remboursement des emprunts bancaires, pour réaliser des projets légitimes : acheter une maison ou se constituer un patrimoine.

Aujourd'hui, ce n'est quasiment plus possible et tous les Français tirent la langue.

Le système éducatif, l'école, ne donnent plus aucune garantie d'insertion sociale par le travail.

Les jeunes Français subissent ainsi l'insécurité scolaire, parce que tout le système éducatif est devenu une gigantesque escroquerie.

Derrière les envolées égalitaires, c'est une machine à gaspiller notre jeunesse. Les parents confient leurs enfants à l'école mais elle ne transmet ni les valeurs morales, ni les connaissances qui forment les hommes.

20% des élèves de sixième ne savent ni lire, ni écrire correctement

40% des étudiants de DEUG ne sont pas capables de rédiger une dissertation ou de résoudre une équation simple.

On gâche les futurs citoyens français, en ne nourrissant pas leur âme et en ne formant pas leur esprit.

On diminue constamment le niveau des études pour distribuer les examens et les diplômes comme des cartes Orange.

Qui paiera les pots cassés de cet abaissement criminel, d'ailleurs dénoncé par nombre d'enseignants, sinon nos enfants eux-mêmes, qui ne seront pas convenablement formés pour affronter la spécialisation professionnelle exigeante des économies modernes ?

Beaucoup, on le voit bien, ne peuvent trouver un métier qui les rende dignes et capables de fonder un foyer !

C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons actuellement distraire la moindre ressource pour accueillir de nouveaux étrangers : la préférence nationale s'impose pour servir d'abord nos compatriotes dans le besoin.

La politique euromondialiste de Bruxelles, la capitulation lors des négociations du GATT et de l'OMC ont ruiné des pans entiers de notre industrie, et que dire de notre agriculture !

Quand le Président sortant était ministre de l'agriculture en 1973, il y avait 2 millions 700.000 paysans en France ; il n'y en a plus que 600.000 aujourd'hui !

Depuis la PAC 1998, les subventions à nos agriculteurs baissent un peu plus chaque année et, en 2013, elles seront toutes supprimées.

Dans ce grand effondrement agricole, nous avons perdu aussi toute une conception de la qualité de l'alimentation, toute une conception de la sécurité sanitaire, et finalement toute une conception du vivant.

Eh oui, mes chers camarades, la vie même de nos compatriotes n'est plus l'objet d'une protection sans faille. Nous sommes entrés dans une ère qui n'a de civilisation que le nom. Nous sommes dans le " meilleur des mondes barbares ".

L'affaire de la " vache folle ", comme celle de l'hormone de croissance, qui constituera dans les années à venir un problème majeur de santé publique, relève des mêmes considérations : la santé a très froidement été sacrifiée aux exigences du profit et au libre-échangisme euromondialiste, au laxisme moral et à la violation consciente de la nature.

Là aussi, la responsabilité des pouvoirs politiques successifs en place est totale, comme elle le fut aussi dans l'affaire de la contamination des hémophiles et des polytransfusés par le virus du Sida - 3.300 victimes officiellement, combien plus en réalité ?

Alors que l'on savait depuis 1983 les risques que l'on faisait courir à des milliers de personnes en utilisant des produits contaminés non chauffés, ce n'est qu'en septembre 1985 que la décision a été prise par le gouvernement socialiste d'alors de procéder aux tests préalables.

Bien pire, la collecte de sang à haut risque infectieux dans les prisons ou sur la voie publique s'est poursuivie jusqu'en 1990 !

La réalité a été exposée lors du procès devant la Cour de Justice de la République : si la collecte de sang contaminé s'est poursuivie jusqu'à cette date, c'est parce qu'il fallait " mélanger " les sangs de diverses provenances, " la traçabilité " de l'origine des produits sanguins étant réputée " fasciste " !

Telle est la responsabilité délibérée des politiciens de l'Établissement, socialistes et UMP, dans cette tragédie qui a duré plus de dix ans.

Il faut le dire haut et fort, en dépit des progrès médicaux, en dépit de la réduction des infections nosocomiales depuis 2 ans, nous vivons désormais dans une insécurité sanitaire généralisée qui est extrêmement préoccupante.

II- Sur tous ces sujets, on a menti aux Français depuis des années sur ce sujet, et c'est proprement ignoble, que les gens de l'Etablissement, à l'abri de leurs prébendes, n'ont jamais subi les conséquences des politiques qu'ils ont mis en place, en particulier, l'ouverture inconsidérée de notre pays à tous les flux humains, économiques et financiers qu'occasionne l'accélération brutale de la mondialisation.

Bien sûr, la vie est risquée, et l'on ne peut se protéger de tout. Cela n'est d'ailleurs pas souhaitable, car à ce moment là, l'idée même de responsabilité disparaîtrait, laissant la place à une humanité de moutons vivant dans une armure, respirant avec un masque à gaz et réfléchissant une demi-heure avant de prendre la décision d'aller acheter du pain.

Mais tout de même, mesdames et messieurs, un des symptômes les plus évidents de notre décadence est certainement la disparition de toutes les barrières, naturelles ou instituées par la loi, qui, traditionnellement, protègent l'homme des multiples agressions de son environnement.

Cette disparition n'est pas fortuite. Elle n'est pas le produit d'un quelconque enchaînement mécanique et irréversible, sur lequel la volonté politique ne pourrait rien.

Cette explication fataliste ne résiste pas à l'analyse, et la vérité est bien plus prosaïque que çà.

Sous l'influence de diverses idéologies anti-nationales, qu'elles soient mondialistes ou libertaires, les pouvoirs publics successifs ont cédé aux sirènes de la suppression des frontières.

Ils ont consenti et organisé la disparition des frontières politiques entre le national et l'étranger, en supprimant les contrôles aux frontières, en instituant une procédure quasi automatique d'acquisition de notre nationalité, en accordant aux immigrés les mêmes prestations sociales qu'aux Français.

Ils ont supprimé les frontières économiques, qui n'avaient jamais empêché le commerce entre les peuples, supprimant ainsi les écluses nécessaires entre les coûts salariaux chinois et Français, livrant à la misère, à la précarité, à la pauvreté des millions de nos compatriotes.

Ils ont supprimé les frontières sanitaires, en organisant l'absolue circulation des hommes et du cheptel, qui est aussi la libre circulation des maladies humaines ou animales, au risque d'une catastrophe de grande ampleur en ces temps de retour des grandes épidémies dans la foulée du SIDA.

Ils ont enfin, laissé disparaître les frontières morales entre le bien et le mal, ce qui, de laxisme éducatif en laxisme scolaire en passant par le déclin de la religion catholique et de l'armée, a aboutit à priver de plus en plus de jeunes gens des repères nécessaires tant à la construction de leur personnalité qu'à l'équilibre de la société.

Alors, mesdames et messieurs, il est temps de cesser ces expériences destructrices et de revenir, un peu, à la sagesse des siècles.

Pour les Romains, la frontière, c'était le limes, terme latin qui a donné en Français le mot limite.

Eh bien il faut le dire, la France ne sait plus mettre de limite, ni aux enfants, ni à l'immigration, ni au commerce.

Nous sommes comme engourdis dans une morale molle, et la France paie au prix fort la faiblesse d'âme de ses chefs, parce qu'évidemment le mauvais exemple vient d'en haut.

Or depuis que le monde est monde, la frontière, c'est un outil indispensable à l'Etat, un instrument essentiel pour remplir ses missions fondamentales.

En refusant de jouer son rôle de gardien de l'ordre intérieur, l'Etat s'est largement décrédibilisé.

La première mission de l'autorité constituée, de l'Etat, la raison du respect que l'on a pour lui, c'est qu'il assure à chacun la sécurité de sa vie, de ses proches, de ses biens.

Supprimez cela, et vous retournez à la barbarie.

Le devoir fondamental de l'homme politique, ce n'est donc pas de permettre que demain on rase gratis, qu'on vivra sans travailler, que les autres paieront.

Non, c'est d'assurer qu'on ne vous assassinera pas, qu'on ne vous dépouillera pas, de votre portefeuille ou de votre emploi, qu'on ne vous empoisonnera pas, avec de la nourriture avariée ou des produits médicaux infectés.

Cela, c'est la base de la civilisation, le but ultime de la politique, et pour cela, il faut contrôler, réglementer quand c'est nécessaire et empêcher les dangers extérieurs de pénétrer dans le pays.

Et bien nous, mes chers camarades, nous qui ne rêvons que d'être les serviteurs du peuple Français, nous acceptons de passer pour réactionnaires ou pour " fascistes ", lorsque nous disons qu'il faut savoir stopper certaines dérives politiques, économiques et sociales.

Nous acceptons de laisser la compassion aux moralistes, pour nous astreindre à notre devoir d'état, celui de protéger et de défendre nos compatriotes d'abord.

Nous voulons rendre à l'homme politique sa dignité, mais aussi sa responsabilité, afin que plus jamais, le peuple Français ne puisse des erreurs de politique économique, de politique familiale, de politique d'immigration, de politique de sécurité.

L'objectif n'est pas de faire du passé table rase pour reconstruire une société nouvelle qui ne peut être qu'une utopie meurtrière et une réalisation injuste et désordonnée.

Nous en appelons simplement au bon sens.

Il faut agir, et simplement garder raison, au plus proche de la terre, des paysages, des hommes et de leurs attaches naturelles, afin que les pages à écrire de l'Histoire de France ne soient pas les dernières.

Je vous remercie

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
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Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours à Nantes (11/02/07)

Mesdames,

Mesdemoiselles,

Messieurs,

chers compatriotes,

Permettez-moi, en prologue à mon discours du jour, de faire un petit aparté sur le déroulement de la campagne.

Le spectacle que nous offrent les candidats des partis dits « de gouvernement », Madame Royal, Messieurs Sarkozy et Bayrou, est affligeant.

Unis sur l'essentiel, c'est-à-dire la conservation d'un système qui a fait d'eux des ministres, des présidents de région ou de département, ils en sont réduits à se quereller sur des affaires dérisoires : le scooter volé du fils du Ministre de l'Intérieur, les relations entre la candidate du parti socialiste et le Premier Secrétaire du parti socialiste, les chevaux de course de Monsieur Bayrou...

Ils essaient même, comme le feraient des adolescents gâtés par leurs parents, de jouer au rebelle à l'égard d'un système dont ils sont les privilégiés.

Madame Royal le fait en torturant notre langue.

Monsieur Sarkozy en se réclamant des grands ancêtres de la gauche, Jaurès et Blum.

Monsieur Bayrou, plus culotté que les précédents, en prétendant être le mouton noir de la classe politique.

Mais le candidat centriste, héritier politique de Lecanuet, de Giscard d'Estaing, de Barre et de Delors, le Ministre de l'Education Nationale de Mitterrand, puis de Chirac entre 1993 et 1997, l'euro-oui-ouiste de 2005, qui aujourd'hui veut gouverner avec la gauche et la droite, est au centre de ce système qui l'utiliserait comme roue de secours, si les candidatures Royal et Sarkozy se dégonflaient pendant la campagne.

Quant aux autres candidats, ils sont là pour faire de la figuration, notamment à l'extrême gauche qui en compte six.

J’observe d’ailleurs que mes concurrents de la Bande des 10, communient sur les mêmes autels.

Venant après les commisérations officielles autour du cercueil de l’Abbé Pierre, le défilé de ces candidats le 31 janvier dernier, venus passer leur grand oral écologiste devant Nicolas Hulot, est une illustration de la déchéance dans laquelle est tombée la République française.

Bientôt, en plus des 500 signatures de maires, il faudra, pour se présenter à la présidence de la République, l'agrément de tel ou tel lobby. Mais Dieu merci, en démocratie, l'unique juge est le peuple souverain.

C'est la raison pour laquelle, homme politique libre et responsable, j'ai refusé de me prêter à cette mascarade.

I - D'autant plus que je n'ai pas attendu que l'environnement devienne un sujet à la mode pour m'en préoccuper.

L'écologie fut ainsi le thème de la première publication du Front National en 1974, quand s'achevaient les années Pompidou, celles du bétonnage de la France.

Cela n'est guère étonnant : il y a une cohérence complète entre la défense de l'identité nationale et celle de notre environnement.

Patriotes, nous voulons sauvegarder le patrimoine de la France qui s'incarne dans un peuple et dans une civilisation, mais aussi dans un terroir, avec ses paysages, sa faune et sa flore.

L'écologie, qui est la défense de l'harmonie entre la nature et l'activité humaine, est une valeur traditionnelle, au bon sens du terme, exigeant le respect des paysages, le respect des animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques, de travail, de boucherie ou de compagnie, le respect des dons de la nature que sont l'air, l'eau, le ciel, la terre et la mer, le respect de l'ordre naturel.

Cette harmonie, la France l'avait atteinte, grâce bien sûr à la beauté et à la diversité de ses paysages, mais aussi grâce au travail de nos ancêtres paysans qui, pour se nourrir et nourrir leurs contemporains, ont défriché des millions d'hectares de forêts, planté ailleurs des centaines de milliers d'arbres, conquis sur la mer des milliers de kilomètres carrés, drainé des milliers de marais insalubres, épierré nos coteaux, amendé les terres...

La plupart des sites que nous admirons, comme le marais poitevin ou les Landes, sont le produit de ce travail humain sur la nature.

Ils faisaient dire, un jour qu’il avait, venant du Maroc, survolé la France après l’Espagne, aride et rousse, au roi Mohammed V : « Votre Pays est un grand jardin ».

Nantes et son environnement terrestre et maritime symbolisent d’ailleurs bien cet équilibre qui se retrouve aussi bien sur la côte bretonne que dans la vallée de la Loire.

Le matérialisme effréné qui inspire depuis des décennies la politique gouvernementale a détruit cette harmonie.

Ceux qui se réclament aujourd'hui de l'écologie n'ont pas arrêté ce phénomène, car ils utilisent le mot pour recycler trois idéologies particulièrement toxiques : le communisme, le mondialisme et le nihilisme.

Seule une écologie authentique, fondée sur le respect de l'ordre naturel, le bon sens et la confiance dans le génie humain, peut concilier la sauvegarde de notre environnement avec le développement de notre nation.

Les dirigeants politiques qui aujourd'hui font assaut d'écologisme sont d'autant plus grotesques qu'ils ont mis en oeuvre ou soutenu les politiques destructrices de notre environnement. N’oublions pas que le socle de la philosophie de gauche est la foi aveugle dans le Progrès matériel, et que les pollutions redoutées en sont une des conséquences principales.

Le plus caricatural est l'actuel locataire de l'Elysée, devenu le champion de l'environnement. Lui qui ne paie pas ses billets d'avion a fait ainsi imposé une taxe sur ceux-ci.

Il y a huit jours, avec les représentants de 45 pays et bien sûr l'appui des vedettes médiatiques que sont Nicolas Hulot et l'ancien vice-président américain Al-Gore, Monsieur Chirac a lancé lors de la « conférence pour une gouvernance écologique mondiale » un appel pour la création d'une Organisation des Nations Unies pour l'environnement, l'ONUE.

Confier à Chirac des responsabilités en matière écologique, reviendrait à confier la protection de l'enfance à Dutroux.

Le Président sortant, qui prétend vouloir réduire la pollution automobile, est celui qui a augmenté de moitié le parc automobile de l'Elysée, lequel compte aujourd'hui 61 voitures de fonction.

De même, il a à sa disposition huit avions - six Falcon et deux Airbus A319 - qu'il utilise de façon fort peu économique puisque chacun de ses déplacements aériens nécessite deux appareils : l'un pour le transporter, tandis que l'autre voyage à vide, au cas où le premier aurait une panne.

Surtout, celui qui a été le Ministre de l'Agriculture du président Pompidou, qui a dirigé le gouvernement à deux reprises de 1974 à 1976 et de 1986 à 1988, qui, depuis douze ans, préside la République française, cet homme-là porte une lourde responsabilité dans les dégâts causés à notre environnement depuis 40 ans.

Lui et les autres gouvernements qui se sont succédé ont tout cassé.

Notre air, nos sols et nos eaux sont pollués.

Chaque jour nous respirons en France quinze mètres cubes d'air pollué par les particules d'ozone, de monoxyde de carbone (CO), de dioxyde d'azote...

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, l'exposition prolongée à ces particules serait la cause en France de 32 000 décès par an et de 500 000 nouveaux cas de bronchites chroniques.

L'utilisation dans une agriculture vouée au productivisme de millions de tonnes de produits chimiques et de pesticides a conduit, d'une part, à la destruction de 60 % de l'humus naturel de nos terres, rongé par les désherbants et par les engrais chimiques, d'autre part, à la pollution des nappes phréatiques, notamment en Bretagne, et de nos sources d'eau. 90 % d'entre elles sont polluées par les nitrates.

Résultat, l'eau du robinet, nécessitant un traitement coûteux, est de plus en plus chère.

Dans les années 60, nos agriculteurs ont été contraints, dans le cadre de la politique agricole commune, de pratiquer une agriculture intensive et pour cela de s'endetter dans l'achat d'un matériel coûteux, et d’utiliser de plus en plus d'engrais chimiques et de pesticides.

Aujourd'hui, après avoir exigé d'eux des rendements industriels, l'Europe de Bruxelles impose à nos éleveurs d'abattre leurs bétails, à nos cultivateurs de mettre en jachère leurs terres, à nos vignerons d'arracher leurs pieds de vigne.

Outre la disparition de deux millions de paysans, ces politiques contradictoires ont eu pour résultat la destruction d'une grande partie de nos paysages ruraux, notamment notre bocage, victime du remembrement, et le développement d'élevages industriels menaçant notre santé et imposant des conditions d'exploitation indignes pour les animaux.

Des poules, élevées en batterie, qui faute d'un espace suffisant, se dévorent entre elles.

Des porcs et des bovins, nourris aux hormones, qui ne connaîtront jamais la lumière du jour, transportés pour l'abattoir dans des conditions souvent atroces.

Ce mépris de la vie animale a des conséquences désastreuses sur la santé humaine. Vous le savez, la maladie de la vache folle résulte de la folie du profit maximum : on a donné à des animaux herbivores, des farines d'origine animale, contaminées par un prion particulièrement dangereux. Je rappelle à cette occasion que c’est notre collègue et ami Jean-Claude Martinez qui, le premier en Europe, a lancé le cri d’alarme.

-Nos campagnes sont à l’agonie

Elles sont frappées par de nombreux maux : la ruine de l'agriculture qui était leur activité principale, les délocalisations des entreprises, la fermeture des commerces et des services publics de proximité, l'isolement dans les villages.

A ces maux s'ajoutent ceux provenant des villes : la délinquance, les « raves parties », la transformation de certains villages en cités dortoirs, la volonté d'étendre, par le biais notamment de la loi SRU, l'immigration à des communes jusqu'à présent préservées, la remise en cause par Bruxelles des libertés traditionnelles comme la chasse ou la pêche.

- Nos villes, quant à elles, sont victimes d'une politique d'urbanisation inhumaine.

L'exode rural, provoqué à partir des années 60, aurait pu entraîner une urbanisation harmonieuse du territoire.

Mais les technocrates et les grands groupes du BTP, qui ont financé le PS, le PC, le RPR et l'UDF, ont construit des grands ensembles sans âme, criminogènes, pour des raisons à la fois idéologiques, - celles des disciples de Le Corbusier qui rêvait de mettre Paris, non pas en bouteille, mais dans un même immeuble - et mercantiles.

La prolifération de grandes zones commerciales, constituées d'entrepôts et de grandes surfaces, a considérablement enlaidi l'entrée de nos villes, et contribué à ruiner les commerces de proximité, supprimant des centaines de milliers d’emplois.

La stricte séparation entre les zones d’habitat et les zones d’activités économiques entraîne chaque jour le déplacement de millions de personnes dans les agglomérations, donc des flux automobiles et des embouteillages massifs générateurs de pollutions, sans compter le gaspillage du précieux temps de liberté qui sépare le sommeil du travail.

De plus, chaque année, l'arrivée en France de centaines de milliers d'immigrés supplémentaires qui viennent s'entasser dans nos agglomérations où ils sont prioritaires dans l'attribution des logements sociaux, contribue à la détérioration de notre environnement urbain.

La construction de mosquées-cathédrales avec minaret, dont Monsieur Sarkozy souhaiterait qu'elles soient financées par l'Etat, porte aussi atteinte au paysage traditionnel de nos villes.

Tel est, Mesdames et Messieurs, le bilan écologique des partis se partageant le pouvoir depuis 30 ans, l'UMP, le PS, l'UDF, le PC et Verts, dont les candidats se disputent aujourd'hui la succession de Chirac.

Ce bilan, c’est le résultat de l'idéologie matérialiste qui les rassemble tous et qui considère le Monde comme une immense usine, dans laquelle l'homme est uniquement un producteur et un consommateur interchangeable, sans patrie, sans famille, sans racine, sans terroir.

Monsieur Sarkozy, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, l'ami des patrons du béton, est l'héritier du système chiraquien qui a bétonné l'Ile de France.

Madame Royal, qui a juré devant monsieur Hulot qu'elle ferait de la France « le pays de l'excellence environnementale » est cependant une admiratrice de la Chine, de sa justice expéditive bien sûr, peut-être aussi de son système politique totalitaire et aussi de son économie, qui n'a pas plus de respect pour l’environnement que pour la main d'oeuvre.

La candidate du parti communiste, Madame Buffet, représente un système, qui a ruiné l'économie des pays dans lesquels il sévissait, massacré plus de 100 millions d'êtres humains, mais qui a aussi détruit l'environnement. Les Soviétiques ont réussi l'exploit de réduire de plus de moitié la surface de la mer Caspienne et de faire de la mer d'Aral une mer morte. N'ayant aucun respect pour la vie, humaine ou non, ils ont construit des centaines de centrales nucléaires sur le modèle de Tchernobyl ou de Temlin en République Tchèque, cette dernière ayant déjà connu plus de 100 incidents de fonctionnement.

En Russie des dizaines de millions d'hectares sont des zones irradiées.

Ce bilan, qu'elle a défendu jusqu'à la disparition de l'Union soviétique en 1991, n'a pas empêché Madame Buffet de passer avec succès, son grand oral écolo devant Monsieur Hulot, le 31 janvier dernier.

II - L’exemple de la candidate communiste montre bien, d’ailleurs, que l’écologie est utilisée pour recycler les vieilles idéologies toxiques de la gauche radicale.

L'idéologie soixante-huitarde se retrouve ainsi principalement chez Voynet et chez Bové.

Jugez-en par vous-même. La demande de légalisation de la drogue qui pollue le corps humain, la promotion de l'immigration qui détruit l'environnement social de notre pays, la traque des automobilistes et, bien sûr, la négociation de strapontins ministériels avec le parti socialiste, voilà les préoccupations des Verts.

L'attitude de Madame Voynet en 1999, lors du naufrage du pétrolier Erika au large de nos côtes, est révélatrice.

Ministre de l'environnement, elle refusa alors d'interrompre ses vacances à la Réunion.

Quant à Monsieur José Bové, c'est un bobo déguisé en gaulois et jouant au paysan, qui utilise l'écologie comme une arme de subversion.

Dans les années 70, il s'en servit sur le plateau du Larzac dans son combat anti-militariste. Aujourd'hui, en détruisant en France les champs d'expérimentation OGM, d'une part, il viole le droit de propriété, de l'autre, il sert les intérêts des grands groupes agro-alimentaires américains, qui veulent avoir le monopole mondial des brevets.

Ces deux candidats, issus de l'extrême gauche, poursuivent le même objectif révolutionnaire : la destruction des fondements naturels de la société que sont la famille, la patrie, la liberté, la propriété et le travail.

Mais aujourd'hui la manoeuvre ne trompe plus personne. En témoigne leur peu d'audience dans l'opinion française.

Les Verts et Bové sont peut-être moins dangereux que ceux, apparemment plus modérés, qui utilisent la peur pour imposer leur idéologie.

En effet, il m’apparaît évident que les mondialistes jouent sur la peur d'une catastrophe écologistes planétaire pour imposer un nouvel ordre mondial.

Deux utopies internationalistes se sont écroulées dernièrement : le communisme, avec la chute du mur de Berlin en 1989, l'euromondialisme bruxellois avec le vote des Français et des Néerlandais en 2005.

Le Ministre-candidat s’efforce d’ailleurs de redonner vie à ce cadavre institutionnel en le confiant au Parlement chargé de le ressusciter.

Après avoir prôné avec l’Union Européenne, l’Union Atlantique avec Bush, il propose maintenant l’Union méditerranéenne avec les Turcs et Bouteflika. A quand l’Union pingouine au nord ? Quand la girouette aura fini de tourner ?

Aux yeux des peuples européens, pas plus l'édification de la société socialiste que la construction de l'Europe ne justifie la disparition de leurs libertés individuelles et nationales.

En revanche la menace d'une catastrophe écologique mondiale, qui ne pourrait être surmontée qu'au prix d'une collaboration internationale sous la direction d'un organisme supranational, pourrait peut-être amener les Européens à renoncer à leur liberté personnelle et à l'indépendance de leur pays.

Dans les années 90, déjà, des experts internationaux nous avertissaient que le trou de la couche d'ozone, découvert en 1985, s'élargissait.

De plus en plus, l'humanité, nous disait-on, allait périr sous les coups des rayons ultra-violets. Or le trou n'a pas été découvert en 1985, mais était visible dès 1926 et les ultraviolets, loin d'augmenter, diminuent en surface.

Telles sont les conclusions auxquelles est parvenue toute la communauté scientifique, y compris ceux de ses membres qui ont adhéré dans un premier temps à la thèse apocalyptique du trou dans la couche d'ozone.

Auparavant, dans les années 80, on nous avait fait le coup des pluies acides menaçant de détruire toutes les forêts européennes.

En réalité, la disparition du système communiste en RDA a mis fin à cette menace et en France le domaine forestier s'est agrandi.

Aujourd'hui, un nouveau péril nous guetterait, dont les hommes seraient les responsables : le 2 février, un organisme dépendant de l'ONU, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, a déclaré que d'ici 2100, la température moyenne du climat augmenterait dans une fourchette comprise entre 1,1 et 6,4 degrés Celsius, à cause des gaz carbonique à effet de serre émis par les activités humaines depuis 1750.

Cette menace a-t-elle plus de fondements que celles précédemment agitées?

Poser la question c'est déjà s'exposer aux foudres de la pensée unique.

Ses titres universitaires et ses anciennes fonctions ministérielles n'ont d’ailleurs pas empêché le professeur Claude Allègre d'en être la victime.

Dans son livre le Défi du Monde, il s'interrogeait juste sur les conséquences climatiques de l'augmentation du gaz carbonique dégagé par l'homme, constatant, d'une part, que les deux tiers de ce gaz carbonique ne se retrouvant pas dans l'atmosphère ne pouvaient pas intervenir dans le réchauffement de la planète, d'autre part, que d'autres facteurs peut-être plus importants interviennent dans la formation du climat, notamment la vapeur d'eau mais aussi l'orbite de la terre autour du soleil, l'activité volcanique...

D'autres éléments amènent à s'interroger sur les conclusions du GIEC :

- Le réchauffement climatique annoncé ne serait pas la première mutation du climat terrestre, alternant les périodes chaudes avec les époques froides.

En l'an mil, les températures étaient suffisamment élevées pour que le Groenland, le pays vert, soit colonisé par des Scandinaves et que ceux-ci puissent atteindre l'Amérique du Nord par la mer, aujourd'hui prise par les glaces.

Le petit âge glaciaire apparu au XIIIème siècle a atteint son point culminant au début du XVIIIème siècle, quand le vin servi à la cour de Louis XIV arrivait glacé à la table du Roi. Il a pris fin dans la seconde moitié du XIXème siècle. Aucun de ces changements climatiques, les uns bénéfiques, les autres négatifs, n'est dû à l'homme, et les thèses du GIEC ont été contestées dans une pétition signée récemment par 17 000 scientifiques.

Faut-il par conséquent, sur la base de données discutable, nous engager dans un processus remettant en cause notre économie et notre indépendance ?

Ainsi, l'application du protocole de Kyoto pour réduire les gaz à effet de serre absorberait 9 % du PIB mondial, soit l'équivalent de ce qu'il faudrait pour résoudre le problème de l'eau dans le Tiers-Monde, sans pour autant réduire de façon notable la hausse du niveau de la mer (10 centimètres en un siècle), depuis 15 siècles au moins.

Plus grave, la France devrait se soumettre à une instance internationale non élue chargée d'attribuer à chaque pays le droit d'émettre du gaz carbonique, c'est-à-dire de disposer de l'énergie.

Cette dictature écologique planétaire se retrouverait dans tous les actes de la vie quotidienne.

Or, la liberté de millions de Français est déjà entravée par des règlements et des politiques inspirées par les Verts.

Leur autophobie, qui les amène d’ailleurs à créer à Paris des embouteillages monstres, lesquels augmentent la pollution, révèle un esprit totalitaire.

La voiture constitue en effet pour les Français un moyen d'évasion, réservé jusque dans les années 50 aux plus fortunés. C'est la raison pour laquelle nos compatriotes y restent attachés, malgré la hausse de l'essence, des taxes, des amendes.

Cette conquête sociale, les Verts veulent la détruire pour repenser les villes sur le modèle de la Chine maoïste des années 70, dans lesquelles seules les voitures de fonction de la nomenklatura circulaient.

L'écologie ainsi dévoyée peut conduire à l'établissement d'un système totalitaire mondial, un Big Brother contrôlant nos faits et gestes, rationnant nos activités et nos dépenses et imposant des normes sociales contre-nature.

Et puis, disons-le, une autre idéologie anime les partis politiques écologistes, partout en Europe.

Cette idéologie, née en 1972 avec les thèses du Club de Rome préconise, pour sauver la planète de la surpopulation et de la surproduction, l'arrêt de la croissance. Elle considère que l'humanité constituant une espèce dangereuse pour l'environnement, il faut en réduire les activités et la population.

« La nature est bonne, l'homme est mauvais ». Tel est le credo de cette religion de la Terre, appelée Gaïa.

Les plus modérés suggèrent juste un ralentissement de la croissance. Les plus radicaux militent pour un retour à un âge d'or, que les uns situent avant la révolution industrielle du XVIIIè siècle et que d'autres encore plus extrémistes placent avant la révolution néolithique, il y a plus de 10 000 ans, quand les hommes vivaient de la chasse et de la cueillette.

Cette idéologie, d'apparence bucolique, est en réalité plus criminelle que celles qui ont ensanglanté le siècle dernier, puisque sa mise en oeuvre impliquerait la mort de milliards d'hommes. Comme cela a d’ailleurs été le cas au Cambodge où des millions d’hommes ont été tués par les communistes pour revenir à l’ère préindustrielle.

Au reste, les systèmes économiques ruraux antérieurs à la révolution industrielle ne permettaient pas de faire vivre plus de 500 millions d'êtres humains sur la planète.

Quant à la cueillette et à la chasse, elles assuraient avant l'apparition de l'agriculture au néolithique, la subsistance de 5 à 10 millions d'hommes sur toute la terre.

Face à ces dérives, et même contre elles, seule une écologie authentique nous permettra de retrouver une harmonie entre la nature et le développement humain.

III - Pour refaire de notre pays le jardin qu'il était autrefois, pour lui conférer à nouveau, aux yeux du Monde, le rang de modèle de développement économique, social et culturel, il nous faut mettre en oeuvre une authentique politique écologique fondée sur :

- un principe : le respect de l'ordre naturel ;

- une méthode : le bon sens ;

- un sentiment : la confiance dans le génie créatif de l'homme.

Les dirigeants de la gauche ainsi que ceux de l'UMP et de l'UDF considèrent l'homme comme une simple marchandise.

Ce n'est pas notre conception.

Héritiers de deux mille ans de civilisation chrétienne et humaniste, nous croyons que l'homme est au coeur de la nature dont il doit respecter les lois.

L'homme doit donc protéger la nature, la mettre en valeur et non pas la pervertir ou la détourner à des fins uniquement mercantiles.

Ce respect, nous devons l'avoir à l'égard du règne animal, sauvage ou domestique, car la manière dont un peuple traite les animaux, y compris ceux dont il se nourrit, est révélateur de son niveau de conscience morale.

Bien sûr, le respect de l'ordre naturel ne doit pas entraîner à une méfiance systématique vis-à-vis des progrès techniques.

Ceux-ci permettent des avancées dans la lutte contre la maladie et la pauvreté, dans la sauvegarde de l'environnement et dans l'embellissement de nos terroirs.

Dans le domaine économique et social, le bon sens nous amène à penser qu'une nation dotée de frontières non pas imperméables, mais permettant de filtrer les arrivées et les sorties, constitue le modèle politique le plus performant. Il en est de même dans l'ordre écologique.

Les frontières, bien sûr, ne protègent pas de toutes les pollutions, notamment climatiques.

Cependant, si elles n'avaient pas été détruites, elles nous auraient protégés de pandémies comme celle de la vache folle dans les années 90. De même si aujourd'hui, il est prudent d'interdire la fabrication d'OGM, interdisons dans ce cas les importations de produits fabriqués à l'étranger à partir d'OGM.

Des frontières nous permettraient de surcroît d'imposer des droits de douane spécifiques sur les marchandises produites dans les pays ne respectant pas les normes environnementales.

Le rétablissement de nos frontières nous permettrait enfin de lutter contre la pollution automobile en imposant, comme le fait déjà la Suisse et comme veut le faire la Belgique, un droit de passage aux véhicules immatriculés à l'étranger.

Cette taxe servirait à financer d'une part l'amélioration de notre réseau routier, fort emprunté, car il relie l'Europe du Nord à celle du Sud, d'autre part, dans le domaine du transport des marchandises, de promouvoir les alternatives à la route que peuvent être le ferroutage ou la batellerie.

D'autres politiques inspirées par le bon sens doivent être appliquées.

Ainsi notre combat contre la délocalisation des productions agricoles et industrielles est aussi écologique, puisque le transport maritime, aérien, routier, ferroviaire est d'autant plus polluant que le produit vendu localement vient de loin.

Le transport d'une tonne de fruits vendue à Nantes, mais produite en Afrique du Nord, dégage dans l'atmosphère une tonne d'équivalent carbone, contre huit kilos si les fruits viennent de Provence.

De même c'est le bon sens qui nous amène à conclure que la sauvegarde de notre agriculture est une nécessité d’aménagement du territoire, car seul le savoir-faire parfois plurimillénaire de nos agriculteurs est capable d'entretenir nos terroirs, qui faute d'être cultivés, donc entretenus, redeviennent peu à peu des friches.

Ces politiques de bon sens sont soumises à une condition : le rétablissement d'un Etat français souverain.

Nous pourrions ainsi mieux protéger nos côtes des naufrages comme celui de l'Erika ou plus récemment du Prestige, en exigeant :

- l'application du principe pollueur-payeur pour le remboursement intégral de tous les coûts induits par la catastrophe ;

- la surveillance par satellite des cargos navigant dans nos eaux ;

- l'interdiction des pavillons de complaisance et des épaves flottantes.

Un Etat fort et respecté pourrait mener une autre politique d'aménagement du territoire, afin de désengorger nos agglomérations, les rendre plus humaines et profiter de l'atout que constituent nos 30 000 communes rurales.

Enfin, Mesdames et Messieurs, dans ce domaine comme dans bien d’autres, je crois plus à l’incitation et à la prévention qu’à la multiplication des interdictions.

Plutôt que de culpabiliser les personnes, plutôt que de brider leurs initiatives, plutôt que de créer un nouvel impôt comme le propose Nicolas Hulot, faisons confiance aux Français. Encourageons notamment par des réductions d'impôt les industriels, les agriculteurs, les consommateurs, les automobilistes...qui font un effort en faveur de la protection de l'environnement.

Ce n'est pas en freinant la croissance économique de nos nations que nous protègerons notre environnement. Ce sont les progrès technologiques qui ont permis d'avoir des voitures aujourd'hui dont la pollution est inférieure de 20 % à celles d'il y a vingt ans.

La recherche technologique, à condition qu'elle ne soit plus muselée par la pression des lobbys pétroliers, peut nous libérer de la dépendance à l'égard de l’or noir.

Pour cela nous devons, non pas privilégier une énergie, mais favoriser la multiplication des sources d'énergie.

Il faut donc encourager la recherche en vue d'obtenir un nucléaire propre et sûr, et miser sur le développement des énergies renouvelables : éoliennes, solaire, bio-masse, géothermie, utilisation des courants marins, mais aussi hydrogène, qui remplacera peut-être demain l'essence pour les véhicules.

Même si l’on ne peut pas tout attendre des énergies renouvelables, cette politique d’ensemble contribuera à la protection de notre environnement et assurera l'indépendance énergétique de la France.

Créons un environnement économique, social, mais aussi intellectuel propice à la recherche, aujourd’hui brisée à l’initiative des lobbies pétroliers.

Le génie français, à l'origine de quelques unes des plus grandes inventions, comme l'automobile ou l'avion, pourra ainsi de nouveau s'épanouir.

Aujourd'hui, les dirigeants dont la politique a détruit nos campagnes, défiguré nos villes, exposé notre santé aux épidémies venues du monde entier, agitent des peurs millénaristes sur la fin du Monde pour garder leur pouvoir.

Chers amis, chers compatriotes, combattants de l'Espérance française, n'ayons pas peur. Mettons nos pas dans ceux des génies qui ont fait la grandeur de notre pays et nous rendrons à la France sa beauté, aux Français la fierté d'appartenir à la plus belle des Nations.

Je vous remercie.

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
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Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Convention présidentielle à Lille (26/02/07)

Françaises, Français,

Militants et Sympathisants du Front National,

Chers Amis,

Si j'ai choisi d'exposer mon programme économique et social, ici même à Lille, au milieu des gens du Nord qui, comme dans la chanson, " ont dans les yeux le bleu qui manque à leur décor, ces gens du Nord qui ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors ", c'est que cette belle ville de Lille est emblématique des difficultés et des chances françaises, des souffrances et des espoirs de notre beau pays.

Car il est des lieux prédestinés par l'Histoire,

Des lieux propices à inspirer la parole de celui qui, animé par le désir de servir sa Patrie, se présente au service et aux suffrages des hommes et des femmes de son pays. Des lieux qui jalonnent les étapes de l'Histoire de la Nation.

Lille, ainsi que la région Nord-Pas-de-Calais qui l'abrite et l'entoure, incarnent aujourd'hui le lieu géométrique où s'entrelacent toutes les grandes questions qui se posent à la France.

Car ici plus qu'ailleurs a été versé le sang français pour la défense de la Patrie comme pour notre croissance économique, dans la guerre comme dans la paix, quand tombaient par milliers les poilus dans la bataille des Flandres, ou que mouraient 1200 mineurs au coup de grisou de Courrières, ou encore les 42 de Liévin en 1974…

Aujourd'hui, il n'y a plus de mines mais le charbon vient encore de tuer deux dockers à Dunkerque.

Lille…

ville frontière, vigilante sentinelle au rempart de notre défense, aujourd'hui encore à la pointe du combat pour la sauvegarde de notre territoire, et de notre identité nationale si fortement menacés.

Mais Lille aussi, pays de la chaleur du cœur, pays ouvert et accueillant, renforcé dans sa vigueur par les vagues successives d'immigration réussies : polonais, italiens, espagnols, portugais et tant d'autres encore, aujourd'hui tous français, assimilés par le travail, la participation à l'œuvre et à l'espoir communs.

C'est encore cette région Nord Pas de Calais où agriculture et pêche, commerce et négoce constituèrent la richesse de la France, avant même que le Nord ne devienne le socle industriel de notre pays.

De la mine à la forge, de la fosse au laminoir, dans le grondement des haveuses et le rougeoiement des hauts-fourneaux, se constituèrent les attributs de notre puissance industrielle, grâce à l'activité d'un peuple inventif et laborieux.

De la mine à la forge… c'est là aussi que les travailleurs obtinrent par la lutte syndicale, les conditions de travail décentes, des salaires acceptables dont on ne leur fit jamais cadeau…

C'est à Bruay, à Hénin, à Marles ou Noeux-les-Mines, à Oignies, à Loos en Goelle, à la fosse Sainte Elisabeth ou à celle du Grand Condé que galibots, porions et reculeux arrachèrent de haute lutte les droits essentiels du travailleur aux patrons de droit divin d'alors…

Ces droits dont les nouveaux grands patrons du MEDEF et du Cac 40 veulent à nouveau les priver, aidés en cela par la complicité active de leurs zélés serviteurs : les Sarkozy, les Bayrou, les Royal, tous partisans de cette Europe du Oui à la constitution européenne, qu'ils veulent déjà nous refourguer en douce pour sacrifier les productions françaises sur l'autel de la compétitivité d'un ultra-libéralisme mondialisé…

De ce passé glorieux, de cette aventure humaine exaltante due à la volonté et au courage d'un peuple digne et rassemblé,

Qu'ont ils fait ?

Qu'ont ils fait de ce patrimoine agricole, industriel et commercial si patiemment accumulé, Patrimoine garant de notre puissance et de notre bien être, sans lequel il n'est ni rêve, ni avenir meilleur ?

Sacrifié sur l'autel de l'Europe, ils l'ont cassé, brisé, liquidé !

Loin des proclamations de nos gouvernants et de leurs statistiques truquées, chacun peut constater, en effet, pour lui comme pour ses proches, l'appauvrissement général du pays.

Un appauvrissement général qui atteint le seuil de l'insupportable pour des millions de Français et qui en inquiète aussi des millions d'autres, menacés de paupérisation, promis, à plus ou moins court terme, à la perte de leur emploi, à la perte de leur logement, à la perte de leur retraite et de tout ce qui constituait leur maigre patrimoine …

Non, le Front National ne se nourrit pas des peurs…

Il est la voix du peuple des salariés et des retraités, peuple des agriculteurs et des petits entrepreneurs, peuple des familles et des isolés, peuple des veufs et des veuves, peuple des français de souche et d'ailleurs… des jeunes et des seniors,

Et moi, je suis le seul candidat de la Nation, de la Patrie et de la République.

Chacun doit savoir qu'il ne peut y avoir de politique sociale sans politique nationale, ni de fraternité française sans Patrie. Il ne peut y avoir de politique française sans souveraineté française. La situation sociale des français n'a cessé de se dégrader par le chômage, les fermetures d'entreprises, les délocalisations, la baisse du pouvoir d'achat, la précarité professionnelle et sociale et couronnant le tout, l'immigration massive.

Celle-ci a provoqué chaque année une dépense supplémentaire de 50 milliards d'euros, 300 milliards de francs par an depuis 30 ans, creusant un gouffre de dettes évaluées aujourd'hui à 1.500 milliards d'euros (10.000 milliards de francs) et paralysant tous les secteurs sociaux (emploi, logement, santé, aide sociale, enseignement, justice, etc…).

Nous ne devons pas en vouloir aux immigrés de cette politique, les seuls et exclusifs responsables sont les politiciens français UMP, UDF, PC, PS, représentés aujourd'hui par les candidats Royal, Sarkozy, Bayrou, déguisés en premiers communiants alors qu'ils sont des responsables politiques depuis 30 ans. Ce sont eux et leurs partis qui ont gouverné la France, tantôt en alternance, tantôt en cohabitation. Tous responsables, tous coupables.

Ils ont détruit les protections légitimes des travailleurs français et d'abord les frontières devenues de véritables passoires en bradant notre souveraineté à l'Europe de Bruxelles qui, elle, les a cédées sans aucun scrupule ni aucune réserve au mondialisme.

Sur le plan juridique, le privilège légitime des français chez eux, la préférence nationale à l'embauche, au logement, à l'école, à l'hôpital a été aboli et même, fait incroyable partout ailleurs, poursuivi en justice.

L'activité économique sans laquelle il ne peut y avoir de politique sociale que ruineuse s'est progressivement affaiblie, le chômage est monté, les impôts et les charges aussi. Les dépenses publiques n'ont cessé d'augmenter, écrasant d'impôts les entreprises qui pourtant sont les seuls organismes économiques capables de créer de la richesse et l'emploi.

La gauche socialo-communiste, aveugle et bornée a, à l'inverse des besoins, réduit la date de la retraite à 60 ans, voire pour certains à 55 ou même 50 ans. On a favorisé, en les payant, les départs en préretraites et pour couronner le tout, réduit la durée hebdomadaire du travail à 35 heures, alors que la durée de la vie augmentait de 15 ans en moyenne, augmentant d'autant le nombre des retraités, c'est-à-dire en diminuant le nombre des cotisants, sans considération de l'augmentation des charges des retraites. Mais la droite a aligné sa politique sur la gauche. Bonnet rose et rose bonnet.

La situation aujourd'hui est catastrophique. En 30 ans, la France a perdu dans :

* l'industrie : 2 millions d'emplois

* l'agriculture/pêche : 4 millions et demi

* Artisanat et commerce : 1 million et demi - tué par les grandes surfaces

INDUSTRIE - Des pans entiers de notre industrie ont disparu ou sont menacés de disparition.

* Les mines

* La sidérurgie

* La métallurgie

* Le textile

* L'industrie chimique

* La construction navale

* La réparation navale

* L'industrie d'armement

* Les cycles et motocycles

* Les produits bruns : télé, radio

* Les produits blancs :

* L'horlogerie - la bijouterie

* L'armement naval

Aujourd'hui c'est la construction aéronautique qui est menacée et l'industrie automobile qui fait vivre 2,5 millions de travailleurs en comptant les entreprises de sous-traitances.

L'AGRICULTURE n'a plus que quelques centaines de milliers d'exploitations en survie jusqu'en 2013, menacées de liquidation alors que se lève le matin des paysans.

LA PECHE qui a perdu la moitié de ses bateaux.

L'ARTISANAT en voie de disparition par manque d'apprentis.

LE COMMERCE de proximité étranglé par les grandes surfaces.

Le résultat de tout cela, quel est-il ?

En 10 ans, la France est passée du 4e rang au 11ème rang en Europe pour la richesse par habitant.

20 % des moins de 25 ans sont sous le seuil de pauvreté, moins de 559 € par mois !

Le pays compte 1,2 million de Rmistes à 360 euros par mois.

Fin 2006, 4,8 millions de personnes dépendent de la CMU.

7 millions de français vivent - survivent devrais-je dire - avec moins de 700 euros par mois.

1 Français sur 2 a peur de devenir SDF.

L'augmentation des prix à la consommation a dévoré le pouvoir d'achat de 5 à 30 % depuis la mise en place de l'euro en 2001.

Depuis 7 ans, 150 000 jeunes français créateurs d'entreprises sont partis s'installer en Angleterre.

260 000 cadres français de haut niveau ont émigré depuis 10 ans.

Pendant le même temps, au moins 4 millions d'immigrés sont entrés en France, pour la plupart sans formation et à la charge de la collectivité.

5 millions de nos compatriotes sont, en réalité, demandeurs d'emploi si l'on compte ceux qui ne s'inscrivent pas, ceux qui sont radiés, ceux qui sont en formation, ceux qui subissent le temps partiel et ceux qui bénéficient d'emplois subventionnés publics et privés.

La France a la croissance la plus faible de la zone euro, qui a elle-même la croissance la plus faible du monde développé.

Il reste dans notre pays un actif pour 5 inactifs.

Voilà où la gestion de nos dirigeants, de droite comme de gauche, nous a mené.

Voilà où l'aveuglement de ceux qui n'ont pas su ou pas voulu prévoir et anticiper les évolutions du monde nous ont conduit.

Ce sont les Sarkozy, les Royal, les Bayrou, les Buffet, cartel de ministres et anciens ministres des gouvernements qui se sont succédés au pouvoir depuis 30 ans qui portent la responsabilité de ce désastre !

Eux qui plastronnent dans l'apparat des grands messes des puissants de la planète, pendant que crient misère les 12 millions de travailleurs pauvres de notre pays, les quatre millions de retraités agricoles aux portions si congrues et ceux, tous les autres, qui font face avec une dignité admirable aux privations de toutes sortes.

Le voilà le vrai scandale de notre Nation, cette insupportable vision du malheur de nos concitoyens pourtant dignes et silencieux, tandis qu'on abrutit avec la surmédiatisation des sans papiers venus en fraude, le tintamarre autour des illégaux qui jouent du chantage à l'enfant, bénéficiant de toute la compassion des happy few du Système, de la comédie compassionnelle et politicienne des SDF Don Quichottisés.

Et pendant ce temps là, à la fermeture du marché voisin, deux retraités français ramassent les fruits et légumes tombés des étals.

Un fonctionnaire de la Mairie de Paris dort dans la voiture qui lui sert de logement et le travailleur payé au salaire minimum cache sa honte de devoir aller se nourrir aux restos du cœur !

Qui sont les coupables ?

Ils sont tous coupables.

Tous coupables, oui.

Gauche et droite faussement opposés, en réalité complices dans le partage des prébendes et l'apparence d'un changement organisé pour tromper le peuple.

Tous les tenants de l'ultra-libéralisme mondialisé.

Car être ultra-libéral c'est vouloir la disparition des frontières.

Être ultra-libéral, c'est accepter la disparition de toutes régulations du commerce mondial sous l'égide de l'OMC.

Être ultra-libéral, c'est encourager l'immigration pour favoriser une baisse généralisée des salaires.

Être ultra-libéral c'est accepter, depuis dix ans, toujours plus de déséquilibre dans la répartition des bénéfices.

Être ultra-libéral, c'est détruire la Nation pour laisser sans défense les travailleurs de notre pays face à la mondialisation et aux délocalisations.

Être ultra-libéral, c'est permettre l'écrasement de nos PME-PMI, de nos agriculteurs de nos commerçants par les entreprises du Cac 40 et la grande distribution.

Être ultra-libéral, c'est adhérer à une politique de laxisme judiciaire et moral.

Voilà tout ce qu'ils veulent, défendent, soutiennent et proposent !

Tous ces principes s'incarnent dans une construction européenne qu'aucun de mes adversaires ne veut combattre.

Et pour répondre à la crise profonde qui affecte le pays que proposent-ils donc ?

L'altesse Royale des Charentes qui propose des soins palliatifs aux blessés de la guerre économique.

Et Nicolas, qui va, qui vient, qui court et nous attend au coin du bois mesdames.

Tandis que dans une posture toute neuve, Bayrou joue au rebelle, Tartuffe dans le rôle de d'Artagnan !

Pour sortir de l'impasse où nous ont conduit leurs politiques, je vous propose loin de la fausse alternance et de la vraie cohabitation, une vision, une espérance, des choix, en un mot un destin.

Ne comptez pas sur moi pour débiter un catalogue de mesures catégorielles destiné à satisfaire chaque électeur, je rappelle d'ailleurs à Madame Royal et à Monsieur Sarkozy qu'il s'agit d'une élection présidentielle, pas de l'élection d'un gouverneur européen de la Province France.

La différence entre le candidat Le Pen et les autres, c'est que eux pratiquent le massage et moi le message.

Eux vous disent " relaxez-vous " et moi " réveillez-vous ".

Réveillez-vous parce que, sur la scène du théâtre du monde, le décor de la tragédie est déjà en place. Le décor planétaire, qui sert de toile de fond à la présidentielle française est fait de choses visibles, qu'enfin maintenant tout le monde voit, et de choses invisibles que pas un seul candidat ne perçoit.

Le visible,

C'est le court terme. C'est l'actualité. Je n'insiste pas. Vous vous souvenez, il y a quelques mois. C'était l'Afrique sur les barbelés de Ceuta et Melilla ; les " pateras ", ces bateaux d'immigrants qui arrivent sur les plages des Canaries. C'était la Guyanne, la Martinique, Mayotte submergées par le flot des clandestins.

Et ça ne fait que commencer. Parce que derrière, via les routes turques débouchant sur la Bulgarie, il y a toute l'Asie centrale, mongole, tamoul et, un jour, chinoise qui attend pour se déverser.

Le visible, il est là, sur nos pulls, nos chemises, nos sous-vêtements : made in China. C'est la casse de nos industries, les délocalisations de nos entreprises, le chômage et donc les cotisations salariales qui ne rentrent plus, les prestations sociales qui augmentent et les trous budgétaires qui se creusent. 41 milliards d'euros encore annoncés pour le budget 2007.

Tout cela est enfin connu, même si les solutions sont toujours attendues. Et puis s'ajoute l'arrivée des nouveaux tigres économiques :

* Le Brésil, la ferme du monde

* La Russie, le gisement gazier du monde

* L'Inde, l'informatique du monde

* Et la Chine, usine du monde, à la conquête aussi de l'Afrique.

Les aveugles avaient commencé même à voir, le samedi 4 novembre 2006, qu'il y a un problème d'énergie en Europe et que la France se prive d'électricité pour éclairer l'Allemagne qui joue avec les éoliennes et qui, évidemment, manque de courant.

Mais le décor, la toile de fond de l'élection présidentielle, c'est aussi et surtout, quatre tsunamis invisibles qui arrivent du fin fond de l'humanité et qui vont balayer les équilibres de nos sociétés.

Certes, à moyen terme, le Président élu en 2007 sera pour la France, Président de l'Union européenne de juillet 2008 à décembre 2008. C'est lui qui héritera de la Constitution européenne qu'Angela Merkel veut remettre sur le tapis.

A moyen terme, c'est aussi sous la présidence de la France, en 2008, que Bruxelles traitera des finances de la PAC après 2013 et de l'impôt européen, lequel finira par arriver en 2014.

En 2007 donc, chers compatriotes, le Président élu sera au cœur de tous les problèmes de l'Europe en suspens depuis le 29 mai 2005. Voilà pourquoi il doit être le Président de la majorité du 29 mai. Car si l'Europe de 2008 était présidée par M. Sarkozy et Mme Royal, champions du oui, on recommencerait comme si de rien n'était et ils seraient capables de nous la remettre, mais cette fois-ci sans nous faire voter.

Mais, à long terme, le Président de 2007 doit préparer le pays aux quatre grands défis invisibles suivants :

D'abord, l'invisible agricole

Pour la première fois de l'histoire du monde, en 2007, la population urbaine de la planète sera supérieure à la population rurale. En 195O, il y avait 86 villes de plus d'un million d'habitants. Il y en a 400 aujourd'hui. Et 550 dans huit ans. Avec les tensions qui arrivent. Les guerres qui vont venir se joueront dans les rues, les tours, les zones de logements tentaculaires, anarchiques, des cités. Clichy, Aulnay, c'est le coup de semonce.

Mais, en même temps, des terres agricoles sont mangés par la ville, par l'érosion ou le manque d'eau.

L'Inde arrive au bout de sa révolution verte et comptera pourtant 600 millions d'habitants en plus d'ici 2050. Elle devra importer massivement des aliments.

La Chine fait la course économique en tête. Mais 300 millions de paysans vont migrer vers les villes, après les 200 millions déjà partis depuis la décennie 1970. Comme de surcroit, les millions de riches de Shanghai, Shenzhen, Guanzou ou Fushan consomment de l'agroalimentaire de qualité, la Chine aussi va devoir importer.

Qui va répondre à l'appel d'offres alimentaires de l'Asie ? La question de l'alimentation du monde est à nouveau posée.

L'élection présidentielle, ce n'est donc pas la simple question des OGM et de la fin des paysans, mais au contraire, celle du matin des paysans. Du grand avenir que nos agriculteurs vont avoir. A condition de ne pas les éliminer d'ici-là. Et de ne pas empêcher leurs enfants de s'installer à la ferme.

Et puis, il y a le deuxième invisible, celui du vieillissement du monde.

En Europe et en Chine.

En Europe, c'est peu à peu les vieux de l'Atlantique à l'Oural.

A l'est, de la Russie à la Bulgarie et la Roumanie, les pays se vident. Il y a plus de morts que de naissances.

Chez nous, à partir de 2045, le nombre de décès va l'emporter sur les naissances.

En 2014, dans sept ans, nous franchirons un premier cap. Les moins de 20 ans seront moins nombreux que les plus de 60 ans. Est-ce que vous croyez que cette génération va payer nos retraites ? Il faut être inconscient et fou pour ne pas voir la guerre des générations qui a commencé au printemps 2006 avec le CPE.

Et, dans une guère générationnelle et financière entre les jeunes et les vieux, qui croyez-vous qui va gagner ?

Concrètement, les Présidents élus en 2007, en 2012 et en 2017 devront trancher la question budgétaire suivante : on utilise les impôts pour les dieux du stade ou pour les vieux au dernier stade ?

D'autant que la question du vieillissement vaut aussi pour la Chine où la génération Mao de l'enfant unique va partir à la retraite sans retraite. Alors, cette Chine d'un milliard de cheveux gris, qui dispose en réserve, cette année, de 1 000 milliards de dollars d'épargne, cette Chine, qui bouche chaque mois le trou du budget des USA en achetant les bons du Trésor américain, va avoir bientôt besoin de son épargne pour elle.

Mais quand la Chine ne souscrira plus aux emprunts américains, qui, alors, financera le déficit budgétaire américain ?

Le troisième invisible prend place dans les laboratoires des physiciens. Une révolution planétaire plus grande que la révolution informatique des vingt dernières années de l'ordinateur à transistors se prépare : la révolution de l'ordinateur quantique, inventé à Oxford et par la compagnie américaine ATT.

Un ordinateur d'aujourd'hui stocke l'information dans des puces de silicium, de plus en plus petites.

C'est là, à ce niveau, que va arriver l'ordinateur quantique, en utilisant les lois de la physique subatomique, pour stocker l'information sur des ions ou des photons. La puissance de calcul de ces ordinateurs va révolutionner le cryptage de l'information. Les transactions financières planétaires, le commerce électronique, la banque, les communications militaires, la médecine, le diagnostic, les assurances, tout va être bouleversé.

Les possibilités de traitement de l'information vont devenir vertigineuses. Les questions des libertés, du secret de la vie privée, des relations du citoyen et de l'Etat vont devenir essentielles.

Tout cela, c'est l'avenir, avec à la clé, des marchés économiques insoupçonnés, une puissance de diagnostic médical aux confins des molécules de chacun de nous et un risque terrifiant de dictature des compagnies d'assurances sur la société.

Ces compagnies vont fixer des règles auxquelles devront se plier les particuliers, les entreprises et les états.

Avec leur poids mondial, en 2006, de 2 500 milliards de dollars, contre seulement 2 000 milliards pour l'énergie, les assurances, lancent par leur puissance, un défi aux Etats et aux hommes politiques. C'est le défi du capitalisme financier planétaire.

C'est le quatrième invisible qui pèse en secret sur la présidentielle. Celui du capitalisme financier planétaire.

Mes amis, chers amis artisans, petits patrons des TPE ou de PME, un capitalisme total est en train de naître, qui n'a rien à voir avec vous entrepreneurs mettant en jeu votre propre capital pour créer, innover, enrichir le pays.

Aujourd'hui, apparait un capitalisme sans projet, avec le culte du rendement à trois mois plutôt que de l'investissement. Ce capitalisme, décrié par un grand patron comme Jean Peyrelevade, ancien PDG de Suez, du Crédit Lyonnais, ce capitalisme, critiqué par les économistes responsables, est organisé comme une gigantesque société anonyme planétaire. 300 millions d'actionnaires de ce capitalisme mondial contrôlent, en apparence, toute la capitalisation boursière du monde.

Mais en réalité, le pouvoir appartient à quelques milliers d'analystes, de traders, de gestionnaires, qui n'ont qu'un seul but, le taux de profit à deux chiffres et une seule nation : l'argent.

C'est un capitalisme prédateur, fait de grands sauriens des fonds de pension anglo-saxons, qui achètent nos industries, nos richesses, nos infrastructures publiques et privées.

C'est le capitalisme des Hedge Funds, ces fonds d'investissements de capitaux spéculatifs, qui rachètent les sociétés en bourse en vendant d'abord des actions qu'ils ne possèdent pas, avant de les racheter ensuite à leurs propriétaires, après qu'ils les aient déjà vendues.

C'est le capitalisme des grands requins de la finance qui nagent sur les sites Internet d'informations financières, à la recherche de sociétés à dévorer.

Ces spéculateurs de la " financial connection ", font transiter chaque jour 1 000 milliards de dollars via Clearstream et d'autres banques, en cheville avec les oligarques russes, français et autres, avec lesquels ils se sont, notamment, partagés le butin des 250 milliards d'euros des biens nationaux des Français privatisés de 1986 à 2007.

Ce capitalisme des OPA, des fusions acquisitions, des Mittal, des Enron, des World Com, de l'Allemand E.O.N, a engagé la guerre contre les Etats, les peuples, les nations. La guerre contre les lois et les Républiques.

Ce capitalisme globalisé a imposé aux dirigeants, français notamment, qui ont obéi, la destruction de nos frontières, la neutralisation de notre Parlement, lequel ne fait plus nos lois mais enregistre celles que la City, Wall Street et le FMI nous dictent via Bruxelles.

Cela ne peut pas continuer comme cela !

Non ! c'est une direction, une impulsion, un cap qu'il faut donner au pays, en même temps qu'une espérance et un avenir.

C'est un projet économique et social clair, cohérent, réaliste qui prend son assise sur une véritable philosophie.

Les grands principes que je mettrai en œuvre sont les suivants :

* Fonder l'économie de demain en la mettant au service de l'Homme et de la Nation.

* Sauver l'économie de demain en redonnant aux Français la maîtrise de leur destin, le contrôle de leurs frontières et en défendant un projet alter-européen.

* Dynamiser l'économie de demain par une révolution fiscale qui rendra aux Français le fruit de leur travail et la disposition de leur patrimoine, par la baisse significative de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les successions.

* Asseoir l'économie de demain sur la liberté du travail et la restauration du plein emploi, mais aussi sur la liberté d'entreprendre et la réhabilitation de la réussite professionnelle.

* Rééquilibrer l'économie de demain en instaurant un plan Marshall pour nos campagnes par le biais d'un investissement massif et de l'installation de 15 000 nouveaux agriculteurs par an.

* Dynamiser l'économie de demain par l'augmentation du pouvoir d'achat. L'Etat prendra immédiatement en charge 200 euros de cotisations sociales salariales pour tous ceux qui gagnent moins de 1,4 SMIC. L'entreprise pourra ainsi verser au salarié l'intégralité de son salaire brut.

* Adosser l'économie de demain sur la recherche et l'innovation technologique.

* Préparer l'économie de demain à l'épuisement des énergies fossiles par la recherche d'énergies nouvelles.

* Appuyer l'économie de demain sur des services publics performants qui accompagnent les acteurs économiques dans la compétition mondiale et garantissent aux Français une véritable égalité territoriale.

* Fonder la solidarité de demain sur le privilège d'être français.

* Sauver la solidarité de demain en arrêtant l'immigration, devenue cause essentielle de l'appauvrissement généralisé par la pression qu'elle exerce sur l'ensemble des salaires et sur les comptes sociaux de la nation.

* Garantir la solidarité de demain en généralisant la préférence nationale à l'emploi, aux logements et aux aides sociales.

* Soutenir la solidarité de demain par le rétablissement de la sécurité, l'insécurité physique étant la première injustice sociale.

* Consolider la solidarité de demain en réaffirmant le rôle social des parents notamment par la mise en place d'un salaire parental et d'un statut social protecteur.

* Baser la solidarité de demain sur une école, redevenue le lieu privilégié de l'acquisition des savoirs pour donner à tous ceux qui le méritent la garantie de s'intégrer dans le tissu économique à proportion de leur compétence et ainsi pouvoir s'élever socialement.

* Légitimer la solidarité de demain par le rétablissement d'une représentativité sociale dans les syndicats et politique dans les assemblées élues.

* Garantir la solidarité de demain par la certitude d'une protection sociale performante pour tous les Français.

* Affirmer la solidarité générationnelle de demain en assurant à tous nos anciens un revenu juste et digne.

* Promouvoir la solidarité de demain, celle de la préférence nationale, pour ceux dont la vie et le bien-être ne peuvent dépendre que d'elle.

Et ces engagements moi et moi seul pourrais les tenir- car moi et moi seul j'incarne une doctrine qui peut nous affranchir de la camisole politique, juridique, financière et fiscale de l'Europe de Bruxelles.

Car enfin ! Comment organiser le redressement du pays alors que 80 % de nos lois se décident à Bruxelles et que nos gouvernants ont même échoué à obtenir la TVA à 5,5 % sur la restauration.

Il nous faudra donc discuter avec Bruxelles en lui présentant un ensemble d'aménagements nécessaires à la reprise économique et au retour de la croissance.

Nous fixerons un délai de réflexion à l'Europe pour nous donner une réponse qui, je vous le prédis sera favorable, car sans la France, il n'y a plus d'Europe.

C'est parce que nos dirigeants sont tous des européistes convaincus que cette négociation n'a pas été ouverte car si elle l'avait été, elle aurait réussi.

Le point central de cette discussion concernera la maîtrise de nos frontières.

Pas de réforme économique, pas de retour à la croissance, pas de hausse du pouvoir d'achat sans que ne soit endiguée l'invasion de produits fabriqués par des pays à bas salaires et sans protection sociale !

Pas de réforme économique, pas de retour à la croissance, pas de hausse du pouvoir d'achat sans que ne soit endiguée l'immigration incontrôlée des miséreux de toute la planète qui viennent concurrencer nos travailleurs pauvres, nos retraités misérables qui eux ne peuvent se délocaliser !

Nous instaurerons donc un contrôle strict de l'immigration et le retour des clandestins et des illégaux dans leur pays.

Nous réserverons l'ensemble des aides sociales, des logements sociaux aux Français, à tous les Français mais seulement aux Français par l'application de la préférence nationale.

Nous organiserons des droits de douane de nouvelle génération.

Ils taxeront les produits importés de pays ou la protection sociale est inexistante pour le ramener aux prix de notre production nationale.

Cette taxation ouvrira un droit de même montant à l'achat des produits français.

Si ce droit n'était pas exercé, la taxation serait effective.

Le voilà le commerce éthique qui protège les travailleurs français et pousse au développement de la protection sociale et à l'amélioration des conditions de travail dans les pays émergents ! La voilà, la clef du développement durable.

La voilà la mission universelle de la France, mère des arts, des armes et des lois, exportatrice des valeurs de liberté d'égalité et de fraternité !

Dans le pays qui prétend faire partie des quatre seules nations qui parlent aux autres nations de la Terre, on ne devient Président de la République, surtout après la vague des inquiétudes planétaires et médiatisées sur le climat, qu'avec une proposition à la dimension du XXIe siècle qui commence.

Parce que, pour seul projet d'avenir, tous les autres candidats n'ont à offrir que le vieux rêve européen de leur jeunesse passée, alors qu'au-delà de l'Europe, le monde a plus que jamais besoin de la France,

Je serai le Président qui, en septembre 2007, ira à l'Assemblée générale des Nations Unies, proposer l'audace de gérer en commun, en un quadrilatère de l'humanité, quatre parties communes de la copropriété planétaire : l'eau, l'alimentation, les médicaments de base et l'instruction.

Ainsi, avec ce rêve suffisamment grand pour ne pas le perdre de vue pendant que nos filles et nos garçons de 20 ans le poursuivront, je serai :

Le Président du peuple rétabli dans ses droits à se gouverner directement, sans que sa souveraineté lui soit confisquée.

Le Président de toutes les libertés restaurées, à commencer par celle d'entreprendre et de travailler.

Le Président des femmes et des hommes des campagnes parce qu'ils sont la base du bonheur d'être français.

Le Président du rayonnement de la France, sans lequel nous ne serions pas la puissance que nous sommes, aux quatre coins du monde et dans le cœur des hommes.

Alors vous tous les petits, les obscurs les sans grades, les humbles, travailleurs, seniors, agriculteurs, retraités, femmes et familles, solitaires, veufs et veuves, français de souche ou d'ailleurs, gavroches à qui j'avais dit le soir du 21 avril 2002 n'ayez pas peur,

Vous que jamais l'on n'entend,

Vous qu'on a toujours trouvé sur le chemin de l'honneur d'être Français,

Vous qui toujours à la guerre comme aux champs, à la mine et à l'usine, à l'établi comme au comptoir ou à l'école faites votre devoir en silence,

Vous qui n'avez jamais servi, combattu, travaillé que pour des prunes,

Reprenez avec moi le pouvoir,

Retrouvez avec moi le privilège d'être Français,

Allons dire ensemble à l'Univers étonné que la France est de retour, que la grande Nation s'est réveillée et que c'est le 6 mai 2007 au soir avec mon élection que refleurira le printemps des Français !

Senior, comme 17 millions de nos compatriotes, père de 3 filles et de 9 petits-enfants, orphelin élevé par une veuve de guerre, ancien dirigeant étudiant, qui a été travailleur manuel, chef d'entreprise, officier parachutiste, député français à l'Assemblée Nationale et au Parlement Européen, pendant 30 ans Président du Front National, ayant consacré ma vie à la défense du Peuple et de la Nation et continuant de le faire avec la force que donne la foi et l'amour de la Patrie, je crois être digne de votre confiance et de celle des françaises et des français pour réaliser avec eux le changement nécessaire et la renaissance de notre pays.

Rêvons un peu, mes amis.

Si nous considérons que nous sommes les passagers du vaisseau Terre, tous embarqués dans la même caravelle perdue dans un océan de 1 000 milliards de galaxies, comptant chacune 1 000 milliards de soleils, alors nous avons une chance de maintenir ici cet invraisemblable miracle qui n'existe qu'ici, uniquement qu'ici, puisque sur un espace de millions et de millions d'années lumière, ce n'est qu'ici qu'existe l'invraisemblable miracle de la vie.

C'est peut-être cela le destin de la France : dans la communauté des nations, être celle qui dit non seulement le chemin, mais le but de ce chemin.

C'est comme dans Alice au pays des merveilles, Alice s'est perdue dans la forêt. Elle demande à un chat sur un arbre :

- " Pourrais-tu m'indiquer le chemin ? "

Et le chat répond :

- " Tout dépend où tu veux aller ! "

Eh bien ! Mes amis, compagnons d'un demi-siècle de luttes et d'espérances, si nous avons tenu, c'est que nous avons toujours su où nous voulions aller. Et c'est pour vous y conduire et y conduire la France, les Français et les nations qui voudraient nous y accompagner, que je suis candidat.

C'est d'ailleurs tout le contenu de mon projet politique que de dire le chemin et le but de ma candidature. Et comme celui-ci tient en un mot, il me suffit d'une dernière image pour l'illustrer.

Au sud de l'Italie, en Sicile, à plus de 3 000 mètres de hauteur, au-dessus du bleu de la Méditerranée, il y a les cratères d'un volcan géant : l'Etna. Régulièrement, des milliers de tonnes de lave explosent, coulent et emportent les arbres de la forêt et les pylônes de la station de ski.

A peine tout est refroidi, dans un paysage lunaire entièrement noir, sous le vent froid qui accompagne le rouge des soleils qui se lèvent ou se couchent, on voit de petites taches jaunes qui percent entre les amas dantesques de " pouzzolane " noire. Ce sont des genêts qui poussent. Et puis, s'il reste un peu de lumière du jour sur les flancs noirs du monstre, on voit de petites taches blanches qui bougent doucement à plus de 2 500 mètres. Ce sont des moutons qui broutent les pousses de genêts.

C'est la leçon de l'Etna : la vie finit toujours par gagner.

Voilà le but de notre combat politique : faire gagner la vie !

Parce qu'à tous les âges et sous toutes les formes, des pentes noires et brûlantes des volcans aux draps blancs et froids des services de réanimation, c'est beau, c'est grand, c'est fort la vie.

Le Dieu des fourmis et le Dieu des étoiles nous donneront, avec vous, la victoire. Parce que je suis le candidat de la vie.

Vive la nation !

Vive le peuple !

Vive la France !

Vive la vie !

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
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Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Le Pen, Discours à Marseille (03/03/07)

Mesdames et Messieurs,

Comment vous dire ma joie de commencer la série de nos grands meetings de clôture de la campagne dans cette belle ville de Marseille, elle qui fut longtemps le symbole de la quiétude méridionale, la vitrine de l’art de vivre méditerranéen, illustré depuis le fonds des âges par les écrivains de l’Antiquité grecque qui vantaient son climat et la douceur fruitée de ses vins, jusqu’aux merveilleux accents des romans de Pagnol et de Giono.

Une nouvelle fois, c’est dans ce cadre chaleureux que j’ai l’occasion de m’adresser à vous, pour évoquer, il faut bien le dire, la disparition progressive de ce patrimoine, sous les coups de boutoirs de la récession économique, qui a bien cruellement frappé cette région, et de l’immigration de masse, qui, en trente ans, a profondément changé le visage de Marseille, comme d’ailleurs celui de la France toute entière.

I- Certains de nos compatriotes – dont vous ne faites pas partie, mesdames et messieurs, je le sais bien – ont l’air de croire qu’en matière d’immigration, le Ministre de l’Intérieur a pris le taureau par les cornes.

A la vérité, en la matière, les seules cornes que l’on voit sont celles des groupies de Sarkozy, qui parfois avec aplomb, affirment en chœur que le Ministre de l’Intérieur veut lutter contre l’immigration clandestine, qu’il met en place le retour au pays et qu’il est décidé à régler définitivement les problèmes.

Ceux de nos concitoyens qui croient à ce discours éculé devraient méditer ces quelques faits :

- Qui est favorable au droit de vote des immigrés en France, sinon Nicolas Sarkozy lui-même, emboitant le pas aux revendications les plus caricaturales de l’extrême gauche militante ?

- Qui est le promoteur et le défenseur de la discrimination positive, gigantesque système de préférence étrangère dans notre pays, sinon Nicolas Sarkozy ?

- Qui propose l’immigration « choisie », sous forme de quotas divers, donc plus d’immigrés encore dans notre pays, sinon l’ancien maire de Neuilly ?

- Qui a institutionnalisé l’Islam de France, qui veut aider à la construction et au financement des mosquées, y compris des grandes mosquées cathédrales comme ici même à Marseille, sinon le Ministre de l’Intérieur ?

- Qui a supprimé la prétendue double peine, affaiblissant notre système de dissuasion de la criminalité étrangère, sinon le candidat de l’UMP ?

- Qui donne des consignes de modération aux préfets, en matière de régularisation des tunisiens et des algériens, sinon monsieur Sarkozy, alors que seulement 30 % des décisions d’éloignement – expulsions et reconduites à la frontière - sont exécutées ?

Est-ce le gouvernement socialiste qui a proposé le CV anonyme, ou encore le fameux « contrat d’intégration » pour chaque immigrant ?

Non, c’est monsieur JEGO, député UMP de Seine-et-Marne et proche de Nicolas Sarkozy….

Mais qu’est-ce donc que cette affaire d’intégration, dont on nous rabat les oreilles depuis 15 ans ?

C’est l’idée selon laquelle l’immigré de fraîche date doit à la fois s’adapter à la société d’accueil et conserver les traits essentiels de son identité d’origine….

Bref, c’est la quadrature du cercle, et cette utopie serait simplement à remiser aux rayons des propositions baroques si elle n’aboutissait dans les faits à l’émergence d’une société conflictuelle.

Le principe d’unité de la République comme d’ailleurs le fond de l’identité française s’oppose en effet à une « intégration à géométrie variable », autre façon de désigner le particularisme et le communautarisme, qui sont étrangers à notre modèle national.

Il n’est évidemment pas dans l’intérêt de la France de voir se développer partout sur le territoire des communautés et des ghettos, parfois composés majoritairement de Français de souche, vivant et prospérant dans un isolement territorial et culturel contraire aux traditions françaises et aux lois de la République.

Non, Mesdames et Messieurs, il ne suffit pas de proposer un contrat d’intégration incorporant une bonne connaissance de la langue française.

On doit prendre en compte un ensemble d’éléments culturels, sociaux et linguistiques qui révèlent immédiatement soit un parcours réussi d’insertion dans la société française, soit au contraire un échec patent.

Il faut revenir à l’esprit et à la lettre de cette circulaire ministérielle du 23 avril 1952, qui indiquait :

« … est assimilé l’étranger qui par son langage, sa manière de vivre, son état d’esprit, son comportement à l’égard des institutions françaises, se distingue aussi peu que possible de ceux des nationaux au milieu desquels il vit. »

C’est clair et même très clair.

J’y ajoute la précision suivante, que je crois essentielles, pour ceux qui acquièrent ou veulent acquérir la nationalité française :

« ……et qui, faisant corps commun de sa chair et de l’âme française, est prêt au sacrifice suprême pour défendre sa patrie ».

Ce n’est en tout cas pas à la France de s’adapter, ni de tout excuser.

C’est aux immigrés de faire la preuve de leur bonne volonté.

C’est important, mesdames et messieurs, mais ce n’est même pas l’essentiel.

Aucun des hommes politiques qui se présentent aujourd’hui au suffrage des Français n’a en effet pris la mesure du phénomène migratoire dans le monde contemporain.

Comment oublier l’incompétence foncière de ceux qui nous ont dirigés pendant trente ans, leur cécité absolue qui leur a fait négliger des informations capitales.

En effet, depuis un siècle, la population mondiale a littéralement explosée, passant de 1 à 7 milliards d’individus.

Cette pression démographique colossale s’est accompagnée d’un ralentissement de la production et donc d’un appauvrissement général du monde.

Le fait est là. Plus le monde gagne en population, plus il s’appauvrit.

Si l’on ajoute à ce fait incontestable, la formidable révolution des communications et des transports qui est intervenue en l’espace d’un demi-siècle, on comprend mieux ce grand mouvement de population du Sud du monde vers le Nord qui marque l’époque contemporaine.

Ce mouvement était, il faut le dire, absolument certain, puisque la tentation ne pouvait être que forte de venir là où l’on pouvait penser trouver des modes de vie plus favorables, ou plus simplement de meilleures conditions pour élever ses enfants.

Le Président algérien Boumedienne le notait dès 1964, dix ans avant 1974 et le regroupement familial de Jacques Chirac : « le temps approche où les masses affamées du sud envahiront progressivement le nord opulent et cette invasion ne sera ni pacifique, ni tranquille ».

A ce phénomène s’est ajouté, dans le même temps, un vieillissement tragique de la population française et des peuples européens.

Ainsi, la différence entre les basses pressions démographiques du nord et les hautes pressions démographiques du sud s’est aggravée, créant, à l’aune de l’histoire des peuples, un phénomène d’occupation progressive de l’espace par les plus nombreux.

Mesdames et Messieurs, il faut bien être conscient que la politique consiste avant toute chose à prévoir.

Nous avions depuis trente ans les armes pour faire face à cette menace d’invasion, par le contrôle de nos frontières, par la mise en défense de notre territoire, par le respect strict de la préférence nationale qui n’est pas autre chose, depuis deux siècles, que l’application des principes de l’Etat-Nation.

C’est l’inverse qui a été fait par les politiciens successifs, par les gouvernements de droite et de gauche qui ont exercé les responsabilités du pouvoir.

Six grandes étapes, plus catastrophiques les unes que les autres, balisent 30 erreurs en matière de politique d’immigration.

1) D’abord, l’institution du regroupement familial en 1974, qui a transformé une immigration temporaire de travail en immigration de peuplement définitive.

2) Ensuite, la grande régularisation de clandestins effectuée par la gauche en 1981 et 1982, signal dramatique envoyé à tous les damnés de la terre de ce que la France accueillerait toujours tout le monde.

3) Troisième phase, l’abandon par le RPR et l’UDF de leur programme de lutte contre l’immigration qui leur avait pourtant permis de gagner les élections législatives de 1986.

4) Quatrième temps fort, l’adoption en 1994, par le Gouvernement Balladur, d’une réforme instituant un véritable droit du sol pour accéder à la nationalité française, en rupture absolue avec la tradition de notre pays, dans lequel l’accès à la nationalité est toujours principalement passé par la filiation.

5) Cinquième étape, au cours des années 90, nous avons abandonné nos contrôles aux frontières, en les supprimant et en déléguant le contrôle de l’accès au Vieux Continent aux institutions européennes.

Comme cela était prévisible, l’Europe a été incapable de nous protéger. Il suffisait d’ailleurs qu’un seul pays ne joue pas la discipline pour que, par le jeu des régularisations, on puisse librement venir chez nous, les frontières intérieures de l’Europe ayant été supprimées.

En effet, en raison de l’entrée en vigueur des traités de Schengen et Amsterdam, le contrôle des flux migratoires ne relève plus seulement de la France. Il est aussi effectué par des pays comme l’Espagne, la Grèce et l’Italie, où les contrôles sont encore moins stricts que chez nous.

Bien évidemment, le contrôle aux frontières externes de l’Europe est un mythe.

De surcroît, avec Maastricht, l’Europe met en œuvre la libre circulation, et donc la libre circulation des étrangers à l’intérieur de la Communauté.

La France est donc à la merci de n’importe quel pays européen qui entendrait délivrer sans conditions particulières des autorisations de séjour, ou réaliserait des opérations de régularisations massives, comme ce fut le cas en Italie et en Espagne l’an dernier (un million et demi).

6) Enfin, dernière étape, la marche promise vers une véritable préférence étrangère, baptisée discrimination positive par Nicolas Sarkozy lui-même.

Le résultat de toutes ces erreurs, mes chers camarades, quel est-il ?

La France a accueilli dix millions de personnes d’origine immigrée en trente ans.

Chaque année, depuis au moins quinze ans, le solde annuel de l’immigration est de 500 000 personnes supplémentaires.

En comptant les naissances d’enfants d’étrangers sur le territoire de la République, le solde est donc, légaux et illégaux confondus, plus d’un demi million de personnes chaque année en France.

La société française supporte également au plan financier, social et civil, au moins un million de clandestins.

Depuis 2002, nous dit-on, l’immigration a été contrôlée.

Mais disons la vérité, telle qu’elle ressort des statistiques officielles du Ministère de l’Intérieur lui-même.

Le nombre d’étrangers non européens qui entre légalement chaque année en France, a augmenté entre 2001 et 2006, de 3 %.

Il est passé en effet de 244 000 à 251 000 personnes.

Le nombre de naturalisés a augmenté de 3 % en cinq ans, puisqu’il y a eu 550 000 acquisitions de nationalité française entre 1998 et 2001, et plus de 565 000 entre 2002 et 2005.

Les mariages mixtes, c’est-à-dire comportant au moins un conjoint étranger, ont augmenté de 70 % en cinq ans, passant de 53 000 à 90 000. Cela représente 28 % du total des mariages.

Enfin, le nombre d’immigrés illégaux qui entre chaque année en France, évalué par l’entourage de Chirac à 100 000 environ en 2002, chiffre sous évalué, a été confirmé par Sarkozy pour l’année 2007.

A la vérité d’ailleurs, le vrai chiffre des entrées illégales est plus important puisque les bénéficiaires de l’Aide Médicale aux Clandestins, l’AME, sont désormais 170 000 contre 150 000 en 2002.

Si l’on prend le simple cas de Mayotte, les reconnaissances de paternité y ont été multipliées par six en cinq ans. Là-bas, 80 % des accouchements sont le fait d’étrangères en situation irrégulière.

Il faut d’ailleurs se rendre compte que par une formidable inversion de valeur, les immigrés clandestins bénéficient aujourd’hui de très nombreux droits sociaux, alors même que par leur seule présence sur le sol Français, ils enfreignent les lois relatives à l’entrée et au séjour en France.

Il y a donc, et c’est mirobolant, un véritable statut juridique du clandestin en France.

La plupart de ces mécanismes sont financés sur les crédits de l’aide sociale, gérés par les collectivités départementales ou les services de l’Etat, mais le droit à certaines prestations de la Sécurité sociale est également constitué, ce qui ne peut qu’encourager de nouveaux illégaux à tenter leur chance en France.

Jugez-en par vous-même.

Dès qu’il arrive, sur le territoire, l’immigré en situation illégale a droit à :

- L’hébergement d’urgence : ce droit n’est subordonné à aucune condition. Tous types de structures confondues, le dispositif français d’hébergement d’urgence totalise 52.000 places (y compris les nuitées d'hôtels financées par l'Etat pendant la période hivernale, à hauteur de 8.000 places fin 2005).

- Deuxième droit, le droit à l’aide médicale, la fameuse AME. C’est le droit se faire soigner à l’œil. Au plan strictement financier, le nombre de bénéficiaires de l'AME, qui a fortement progressé depuis la création du dispositif, est proche de 180.000 personnes. Le coût budgétaire du dispositif s'est également fortement alourdi : il n'était que de 200 millions d'euros en 2001 et devrait s'élever à 470 millions d'euros en 2005. Et si les flux ne sont pas taris, ce n’est que le début….

- Troisième droit, l’Aide Sociale à l’Enfance, qui, là encore, n’est subordonné à aucune condition de régularité du séjour, et comprend des aides financières à domicile, destinées à aider une personne ayant à sa charge un enfant à assurer son entretien, sa sécurité et sa conduite, lorsque ses ressources sont insuffisantes, mais aussi l'intervention à domicile d'un éducateur et l'hébergement, qui peut concerner des mères isolées avec enfant de moins de trois ans, en vue de leur réinsertion sociale et professionnelle, ou des mineurs.

Les immigrés clandestins ont également le droit d’inscrire leurs enfants à l’école.

Et une fois que les enfants sont scolarisés, les parents sont inexpulsables, d’où ce critère de scolarisation des enfants retenus par Sarkozy lors de la régularisation de juillet 2006.

C’est extravagant !

Et c’est pourtant vrai !

Comment peut – on croire une seule seconde à la détermination de Sarkozy de lutter contre l’immigration clandestine ?

Je vous le répète, qui peut honnêtement le croire ?

Alors on me dit, mais monsieur Le Pen, si vous renvoyez chez eux les clandestins, avez-vous pensé à leurs enfants ?

Bien sûr que j’y pense, et ils ne doivent pas être séparés de leurs parents, c’est pour cela qu’ils partiront avec eux !

Je n’en ai pas fini, hélas, avec l’énoncé des droits sociaux des clandestins.

- Quatrième droit, un étranger séjournant irrégulièrement sur notre sol et qui travaille au noir a droit aux prestations de la Sécu en matière de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles !

Là encore, c’est un encouragement aux patrons-délinquants, une incitation à l’immigration irrégulière, un manque à gagner et une charge nette pour la Sécurité Sociale, et une puissante pression à la baisse des salaires des travailleurs français peu qualifiés.

Je voudrais une fois de plus être bien compris.

Le drame de l’immigration pour la société française ne tient pas à la personne des immigrés, ni même principalement à leur comportement, dont on sait qu’il est, en grande majorité, respectueux de nos lois et de nos coutumes.

Non, le drame de cette folle politique d’immigration, c’est qu’il a fallu la financer, parce que 95% des gens qui entrent sur notre territoire y viennent sans aucun contrat de travail!

Vous avez bien entendu : 95% des immigrés, ce sont les chiffres officiels.

Ces 95% sont donc à la charge de la collectivité, qui doit subvenir à leurs besoins.

Il faut financer les soins, financer le logement, financer la scolarisation, financer même la simple survie de ces masses humaines et que pour cela il a fallu augmenter inconsidérément nos dépenses et donc la dette publique.

On nous dit qu’on ne construit pas assez de logements en France, que les Français n’arrivent pas à se loger, que les prix flambent.

Mais on ne construira jamais assez de logements, puisque chaque fois que l’on en construit, et que l’on y loge préférentiellement les immigrés de fraîche date, comme c’est le cas aujourd’hui, on crée un fantastique appel d’air qui fait venir de nouveaux immigrés, en même temps qu’on entretient une pénurie permanente, qui fait exploser les prix et pénalise les foyers Français.

Cette politique fut tragique pour les immigrés eux-mêmes, qui souvent se retrouvent dans des ghettos urbains et dans des conditions de vie dramatiques, et ce fut aussi et surtout un crime contre les français.

On nous dit de la même façon que l’Education nationale est en crise, que l’école ne remplit plus ses missions essentielles.

Mais une des raisons de cette crise, c’est l’immigration de masse, puisque l’école est devenue le réceptacle de tous les problèmes linguistiques, culturels et sociaux qui naissent de l’arrivée sur notre sol de gens pauvres, qui parlent une langue étrangère et ignorent tout de nos moeurs, de nos coutumes et de nos valeurs.

Dans les classes qui comptent 50 à 90% d’immigrés récents, voire d’étrangers qui parlent peu ou pas le Français, le niveau ne peut que baisser. Parfois même, il faut le dire, une insécurité permanente sévit dans les collèges majoritairement peuplés d’immigrés récents.

Bien sûr, ce n’est pas le cas de tous, bien sûr, la plupart des élèves sont calmes et attentifs, mais on sait bien qu’il suffit de quelques excités pour perturber une classe toute l’année.

L’immigration a également un coût pour la sécurité sociale, puisqu’on sait que de plus en plus, les droits à la sécu sont déliés des cotisations que chacun verse pour la financer.

Autrement dit, vous pouvez aujourd’hui y avoir droit, alors même que vous ne travaillez pas, et que donc vous ne versez rien aux différentes caisses.

C’est le cas, je le disais, de nombreux Français, mais aussi de 95% des immigrés qui entrent sur notre sol.

Comment voulez-vous que dans des conditions pareilles, les comptes publics puissent être en équilibre ?

Comment ne pas être choqués par le fait qu’en France, on ne s’occupe pas d’abord et en priorité des Français d’abord ?

Nos compatriotes en effet, ont, dans leur pays, des droits préférentiels issus du labeur de leurs pères et de leurs grands-pères, de la sueur de leurs ancêtres, et à ce titre le dernier des chômeurs français a plus de droits que n’importe quel étranger, qu’il vienne d’Europe ou du reste du monde.

A cause, entre autre, de l’explosion des coûts financiers de l’immigration de masse, la France subit l’appauvrissement dramatique des classes moyennes et populaires.

A la chute du pouvoir d’achat s’ajoute une inflation croissante liée à l’euro, et que les Française constatent tous les jours dans leurs caddies ou à l’occasion du règlement de leurs factures, bien loin des chiffres lénifiants de l’indice des prix à la consommation.

Cet appauvrissement, c’est aussi la chute de l’épargne puisqu’on puise dans le bas de laine pour maintenir le niveau de vie.

L’épargne ne cesse de diminuer en France depuis 2002, passée de 16,7 % du revenu disponible brut à 14 % aujourd’hui seulement.

La meilleure preuve de notre appauvrissement et de la baisse du niveau de vie tient dans l’effondrement du revenu par habitant.

Il y a 25 ans, nous étions 4ème dans l’Europe à 27, nous sommes aujourd’hui en 2007, 11ème.

Le niveau de vie d’un Français n’atteint plus que 65% de celui d’un américain contre 75 % il y a 30 ans.

Le niveau de chômage officiel est toujours très élevé, proche de 9 % de la population active, tandis que la moyenne de la zone euro n’est qu’à 8 %. Oh bien sûr, le chiffre officiel parle de 2 millions de personnes, mais le chiffre réel est de 5 millions, ce qu’une étude de l’INSEE a récemment confirmé.

Oui, la France s’appauvrit.

Qui ne voit, mesdames et messieurs, l’augmentation considérable du nombre de smicards, plus de 20 % au cours des cinq dernières années ?

Qui ne voit que la moitié de la population habitant en France métropolitaine dispose de moins de 1 315 euros par mois pour une personne seule ?

Qui ne voit que 7 millions de Français vivent avec moins de 700 euros par mois ?

Qui ne voit que 3,7 millions de personnes vivent des minimas sociaux, soit 1,2 million de Rmistes, 4,8 millions de titulaires de la CMU et plus de 400 000 titulaires de l’Allocation spécifique de solidarité, réservée aux chômeurs en fin de droit.

Qui ne voit enfin la hausse scandaleuse de sans-abris, à Paris par exemple, + 30 % en cinq ans : c’est désormais 15 000 de nos compatriotes qui errent dans le froid de la capitale en hiver.

Voilà, Mesdames et Messieurs, les fruits vénéneux de la folle politique d’ouverture généralisée des frontières humaines, commerciales, sanitaires et internationales.

Ce sont là les conséquences de cette folle politique et c’est aux politiciens qui l’ont mise en œuvre qu’il faut s’en prendre et non aux immigrés eux-mêmes, victimes dramatiques du libre échangisme mondial, victimes dramatiques de la pression à la baisse des salaires, comme d’ailleurs les travailleurs français.

La France a voulu vider le Monde pour se remplir, elle n’a abouti qu’à se détruire elle-même.

Mais le drame, Mesdames et Messieurs, la pire des choses, c’est que ce mouvement migratoire n’en est qu’à ses débuts.

Regardez la carte de l’Europe, l’immigration de l’Est européen vers les pays de l’Ouest, dégarnit les marches orientales du Vieux Continent. Si ces pays anciennement communistes se vident, l’espace que leurs peuples occupaient sera bientôt rempli par d’autres peuples.

Ce n’est pas, croyez le bien, une prophétie catastrophique ou fantaisiste : c’est une loi éternelle de l’histoire.

Oui, Mesdames et Messieurs, nous n’en sommes qu’au début de ce mouvement de submersion qui risque d’emporter l’ensemble de l’Europe elle-même.

Qu’on ne vienne pas nous donner des statistiques ridicules de reconduite à la frontière de 25 ou 30 000 personnes par an.

Outre que ce chiffre est dérisoire, il masque une réalité d’inefficacité absolument évidente : le Ministre de l’Intérieur a ainsi reconduit à la frontière des milliers de Roumains et de Bulgares l’an dernier dont il savait parfaitement qu’au 1er janvier 2007, ils pourraient revenir en France parce que ces pays sont entrés dans l’Union européenne à cette date et qu’à ce titre, il leur est désormais loisible de venir en toute légalité s’installer sur notre sol.

Qu’on ne nous parle pas de la fameuse Aide au retour, 3 000 euros par famille, plus 500 euros par enfant à charge, quand on sait qu’une fois ce pécule touché, et les caisses de l’Etat vidées, les immigrés reviennent immédiatement.

Voilà, Mesdames et Messieurs, la situation de notre pays.

Alors, au point où nous en sommes, il faut dire la vérité aux Français.

Ils ont été privés de tout le bénéfice des Trente Glorieuses, de la croissance, de la production, de l’amélioration de la productivité, de la hausse du pouvoir d’achat en raison des mauvais choix de leurs dirigeants.

Notre richesse s’est évaporée à cause de la politique d’immigration et nous ne la retrouverons que si nous contrôlons nos frontières.

II- Pour inverser les tendances, pour préserver la prospérité de nos sociétés et la quiétude de nos vies, il faut désormais agir vite.

Les conditions politiques générales semblent favorables à la résolution de ce problème, à l’échelle nationale – où, depuis le 21 avril 2002, on peut dire que l’audience de nos idées est considérable – mais aussi à l’échelle européenne.

En effet, partout sur le Vieux Continent, les peuples veulent un durcissement de la politique d’immigration de leur pays, en liaison avec la montée électorale de mouvements de droite populiste, parfois d’ailleurs associés aux gouvernements dominés par la droite établie.

Je crois qu’en France aussi, un consensus sur des idées simples peut émerger.

Officiellement “suspendue” depuis 1974, l’immigration se poursuit en droit et en fait. La première des politiques d’immigration, c’est, simplement, le rétablissement de nos frontières et l’objectif d’immigration zéro.

Pour préserver notre identité et notre sécurité, il faut en effet limiter l’accès à notre territoire, ce qui suppose d’en avoir le contrôle et donc d’entrer en négociation avec nos partenaires européens pour récupérer, au plus vite, les moyens de maîtriser notre destin.

Il faut donc rétablir notre souveraineté territoriale, injustement transmise à la grosse méduse molle européenne, pour limiter l’accès au sol français : nous pourrons ainsi lutter contre l’immigration clandestine, faire la chasse aux faux touristes, contrôler l’arrivée des demandeurs d’asile…

Pour lutter contre l’immigration chaotique, il faut aussi veiller au strict respect de l’ordre républicain, parce que notre détermination à faire respecter nos lois contribuera à dissuader les aspirants clandestins de tenter le grand voyage.

Cela veut dire qu’il faut réprimer sans faiblesse les infractions aux lois.

L’immigration illégale doit être méthodiquement combattue et dissuadée, en favorisant les contrôles d’identité et en procédant à l’éloignement effectif du territoire des clandestins.

Pas un seul clandestin interpellé par les services de police ne doit être physiquement présent sur le territoire quinze jours après son interpellation !

Il suffit d’appliquer la loi.

Pour les étrangers en situation légale, comme pour ceux en situation illégale.

Les étrangers, même en situation régulière, qui troublent la sécurité publique, en enfreignant la loi pénale, doivent être effectivement expulsés, comme d’ailleurs ceux qui troublent l’ordre civil, c’est-à-dire notre droit civil, par les pratiques de l’excision ou de la polygamie.

La loi est la loi. Sans loi, il n’y a pas de société.

L’ordre républicain, c’est aussi la préservation des caractères de la citoyenneté républicaine.

En France, traditionnellement, le droit de vote est lié à la nationalité.

Ce fut même une des grandes innovations de la Révolution de 1789. Donc seuls les nationaux doivent pouvoir participer aux scrutins, à rebours du point de vue de l’ensemble des politiciens français, et plus particulièrement de Sarkozy et de Royal, que j’interpelle solennellement à cette occasion, afin qu’ils engagent, avec moi, un débat sur ce sujet à l’occasion de l’élection présidentielle.

Dites ce que vous pensez, dites ce que vous voulez faire, Mesdames et Messieurs et les politiciens, et laissons les Français choisir !

Pour ma part, je n’ai pas peur de la concurrence, et suis sûr de mon fait et de mon programme !

Eh oui, Mesdames et Messieurs, le droit de vote des étrangers, avant même d’être un mécanisme de dépossession des Français, est une insulte à la République.

Bien évidemment, pour nous autres, véritables nationaux, véritables patriotes, véritables républicains, seuls les Français peuvent voter, et c’est la raison pour laquelle il est impératif de limiter drastiquement l’accès à notre nationalité.

C’est aussi une question de sécurité nationale.

Je crois d’ailleurs, mesdames et messieurs, que la garantie de la sécurité nationale est le deuxième grand soubassement de la politique d’immigration.

L’importance des communautés déjà présentes et des entrées annuelles est par elle-même préoccupante, puisque le phénomène met en cause la stabilité de notre pays.

Il y a un lien entre immigration de masse et insécurité, même si dans notre pays, le politiquement-correct que la gauche a imposé à une droite courbe et molle interdit de le dire.

60% des détenus sont étrangers ou bi-nationaux !

Les rapports des préfets se succèdent, qui dénoncent la responsabilité des bandes de jeunes d’origine immigrée dans les violences gratuites, les vols avec violence ou encore les violences urbaines.

Il est temps de voir la réalité en face, d’autant que la constitution de ghettos ethniques et territoriaux dans un contexte international très tendu favorise les menées terroristes sur notre sol.

Dans ce contexte, il est aujourd’hui indispensable de rétablir le contrôle à priori des associations étrangères, simplement pour protéger la population et limiter les risques qui pèsent sur nos enfants.

Oui, mesdames et messieurs, je crois qu’un peuple doit se faire respecter, et savoir se protéger.

C’est une vérité d’évidence, qu’illustrent des siècles et des siècles d’histoire humaine, des siècles et des siècles d’émergence d’empire et de disparition de peuples, des siècles et des siècles de bataille pour un territoire, des siècles et des siècles d’affrontements entre les cultures, les nations et les hommes.

La règle selon laquelle nous sommes les maîtres chez nous s’accompagne logiquement de celle qui veut que les Français sont prioritaires dans leur pays.

La préférence nationale doit donc être rétablie, dans tous les domaines, depuis l’emploi jusqu’au logement et aux aides sociales, simplement parce que charité bien ordonnée commence évidemment par soi-même.

La préférence nationale est une réponse, présente et future, à l’immigration incontrôlée.

C’est une réponse présente, parce qu’elle rappelle la hiérarchie des valeurs au cœur d’un Etat véritablement national.

C’est une réponse future, parce que les immigrés qui viennent chez nous, illégaux ou légaux, doivent savoir qu’ils ne bénéficieront d’aucune aide spécifique et qu’ils devront trouver par eux-mêmes, les moyens légaux de leur subsistance, de leur logement et de leurs soins.

Ce sera là, n’en doutez pas, un puissant paramètre dissuasif, une puissante hésitation à tenter l’aventure en France.

Ceci étant dit, on peut envisager toutes les formes de coopération nécessaires avec les pays d’émigration, et notamment une gestion concertée avec les pays qui subissent le départ de leurs nationaux.

Nous le ferons, mais il faut pour cela redresser au préalable les finances publiques, car il faut le dire et le répéter, la France n’a plus les moyens de sa générosité.

Je crois au co-développement, mais quand il est possible : il est criminel de vouloir dépenser pour d’autres alors que nous n’avons pas assez pour les nôtres.

Il est criminel de promettre quoi que ce soit aux pays pauvres lorsqu’on n’a pas les moyens de tenir nos engagements.

De plus, je ne joue pas, moi, avec l’argent issu du labeur de mes compatriotes.

Je veux bien consentir à l’employer là où c’est utile, mais après avoir fait face aux priorités absolues.

Mais je conçois que l’un des nombreux drames de l’immigration, c’est, pour les immigrés, les troubles du déracinement.

C’est aussi une perte pour les pays d’émigration, c’est-à-dire pour les pays du Tiers-Monde, qui subissent une hémorragie de cadres, et qui, ainsi, pâtissent du départ de leurs ressortissants.

Il faut donc gérer ensemble les mouvements de population, pour limiter les tensions, et garantir un développement commun.

L’aide publique au Tiers Monde pourrait jouer dans cette perspective un rôle significatif, mais elle doit être subordonnée au redressement de nos comptes et à un strict contrôle de l’émigration de la part des pays qui en bénéficient.

C’est là je crois la dimension pleinement politique de notre politique d’immigration.

Nous y reviendrons dans les mois qui viennent, afin de convaincre tous les Français de la noblesse de nos intentions comme de la justesse de nos propositions.

Je voudrais terminer sur une note d’espoir.

La France a deux mille ans d’histoire. Elle a toujours su trouver en elle, aux moments fatidiques, les ressources nécessaires pour triompher.

Vive le Front National !

Vive la France !

Par RobSpierre59 - Publié dans : DISCOURS
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Mercredi 7 mars 2007
Élection présidentielle française 2007
L’étrange Monsieur Sarkozy

Le Nicolas Sarkozy nouveau est arrivé. À l’occasion de son investiture par l’UMP, il s’est appliqué à « rassembler son camp » en faisant volte-face sur nombre de sujets, de manière à se distancier de ses parrains états-uniens et israéliens. Mais, rappelle René Naba, ce discours d’un jour ne saurait faire oublier sa longue pratique de mener sa carrière en jouant contre son camp, voire contre son pays.
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La France est périodiquement secouée d’un phénomène cyclique : le syndrome du sujet médiatique unique (SMU) [1] : Une seule personne occupe le devant de la scène médiatique dans sa totalité pour une longue période, reléguant dans l’ombre toute autre protagoniste, même le plus respectable, tout autre sujet, même le plus digne, paré de toutes les qualités, sans le moindre défaut, suscitant l’admiration éperdue de la presse et des foules jusqu’à l’infini… Jusqu’à sa chute, qui déclenche alors une curée d’une férocité à la mesure de la complaisance antérieure.

Dans les années 1980, la France a eu droit au phénomène Bernard Tapie, du nom de cet industriel charmeur qui ensorcela journalistes et politiques au point de devenir ministre de la République française, jusqu’à ce qu’une chasse à l’homme judiciaire le rejette dans l’opprobre généralisée.

Dans les années 1990, ce fut au tour du phénomène Jean Marie Messier. Le génie de la finance internationale déchaîna des élans d’admiration jusqu’au collapsus final, qui déclencha une risée universelle en même temps que le démantèlement du deuxième groupe mondial de communications Vivendi-Universal et l’exil vers les États-Unis de cet ancien jeune prodige de l’élite intellectuelle française.

Nous voilà dans les années 2000 devant le phénomène Nicolas Sarkozy, seul homme sans doute à devoir restaurer la sécurité de la France, à redresser ses finances publiques en état de faillite, le principal barrage à l’extrême droite française, le tombeur de la gauche et le redresseur de la France, le champion de la lutte antisémite et de la discrimination positive.

En somme le nouvel homme providentiel de la décennie, le sauveur suprême. Du moins à en juger par ses déclarations et les commentaires savants de la presse française, souvent révérencieuse, rarement impertinente, à l’égard des puissants.

À croire que la France souffre d’une pénurie d’hommes et de femmes de valeur et de talents ou plus simplement d’hommes et de femmes de bonne volonté.

Le ministre de l’Intérieur et ancien ministre des Finances, le vibrionnaire candidat à la succession de Jacques Chirac à la magistrature suprême, est aujourd’hui au faîte de sa gloire.

Une critique dans ce contexte, c’est à dire hors du concert des louanges, sans que ne pointe à l’horizon la moindre perspective de trébuchement, est un exercice périlleux.

Assumons en le risque tant il est vrai que des débordements de comportement jamais dénoncés, une falsification des faits de gestion jamais relevée, s’ils venaient à persister, pourraient desservir à terme tout autant la démocratie que le renom de la France dans le monde.

Au ministère de l’Intérieur, malgré tous ses déplacements musclés et médiatisés sur le terrain, malgré tous les bulletins de victoire relayés par une presse compréhensive, la criminalité ordinaire a augmenté en France de 10,1 pour cent au premier trimestre 2004 par rapport à la période correspondante de 2003, elle même en augmentation déjà de 7,3 pour cent par rapport à 2002, alors que les bavures policières à l’encontre des civils ont triplé en trois ans.

Les violences commises par les policiers dans l’accomplissement de leur fonction sont ainsi passées de 20 actes en 2001 à 70 bavures en 2003, entraînant la mort de deux personnes en 2003 dans des opérations d’expulsion d’immigrés, au cours d’embarquement forcés à bord des « charters de la honte », selon l’Observatoire de la déontologie de la sécurité publique.

Au ministère des Finances, son entrée en fonction en fanfare dans un contexte de luxe tapageur a obéré, d’emblée, la crédibilité d’un discours volontariste.
La réquisition de trois des cinq logements officiels du ministère pour en faire des appartements de fonction pour la famille et le personnel affecté à son service, ainsi que la mobilisation d’une escouade de 24 policiers pour la protection rapprochée et d’une flotte automobile de sept voitures augure mal d’une politique de rigueur que la France se doit de s’imposer pour sortir de ses difficultés financières.

Il est, en effet, inconvenant d’exiger des autres ministères des compressions de dépenses, et de faire, dans le même temps, étalage de luxe. Indécent de se déplacer avec un tel déploiement de forces, sans susciter des interrogations sur cette forme puérile d’autoritarisme, la marque d’une immaturité politique.

Le déploiement d’un dispositif de sécurité et de confort proportionnellement plus important que celui affecté à la protection du Général Ricardo Sanchez, le chef du corps expéditionnaire états-unien en Irak, autrement plus exposé que M. Sarkozy, retentit comme une manifestation précoce de prépotence.

Un tel comportement frappe de caducité une démarche d’exemplarité dans la gestion des affaires publiques. L’ami du patronat français a privilégié, sur le plan économique, le faste à la sobriété, sur le plan interne, dans la pure tradition coloniale française, la répression à la prévention.

Donnant une dimension policière à sa politique de sécurité avec des résultats aléatoires, il a aggravé les problèmes lancinants de la société française.

Plus préoccupante est la projection internationale de sa politique sécuritaire : En prenant à deux reprises le contre-pied de Jacques Chirac dans des manifestations internationales, l’héritier auto-désigné a largement contribué à accréditer l’idée d’une duplicité de la diplomatie française.

Ainsi, le 5 mars 2003, alors que le président français serrait la main à Alger de Yacef Saadi, l’ancien adversaire algérien du général Jacques Massu dans la bataille d’Alger durant la guerre d’indépendance nationale (1954-1962), Nicolas Sarkozy refaisait décollait, le jour même, à une heure de décalage, le premier « charter de la honte » à destination de l’Afrique, occultant ainsi l’éclat de cette réconciliation nécessaire entre l’ancien colonisateur et son ancienne possession.

À moins d’impérieuses nécessités d’intérêt national, ses retrouvailles se devaient d’être exemptes de toute pollution. M. Sarkozy pouvait y surseoir et « les charters de la honte » attendre au sol la fin de la visite présidentielle en Algérie. Cela n’a pas été le cas. La visite algérienne de Jacques Chirac en a été entachée, de même que la réputation de la France qui dispose, en la matière, du monopole de cette pratique. Se restreindre devant un désir de parasitage est une marque des hommes d’expérience.

Il en a été de même pour l’affaire du « voile islamique » [2], déclenchée, contre toute attente, dans la foulée de l’installation du Conseil français du culte musulman, en octobre 2003. S’agissait-il alors de donner des gages à la droite radicale française en contrepartie de la mise en place d’un organisme représentatif de l’islam en France ? De faire preuve d’habileté tactique ?

La réactivation de cette querelle en plein congrès des associations musulmanes de France, alors que l’affaire était en phase d’accalmie depuis une demi dizaine d’années, que le port ostentatoire du voile ne concernait que trois cents élèves et que l’opinion mondiale était polarisée par l’intervention états-unienne en Irak, a suscité une tollé dans le monde arabe et musulman.

Tranchant avec l’attitude de la France dans la nouvelle guerre d’Irak, l’affaire du voile a relancé le procès de la duplicité de la diplomatie française et l’occasion pour l’administration Bush de donner, à bon compte, des leçons de liberté religieuse à leurs contestataires français, sans pour autant que le problème ne gagne en clarté. Était-ce le but recherché ? Se réserver pour les batailles décisives est également la marque des grands hommes.

Le ministre des Finances d’un État en cessation de paiement se doit au premier chef de redresser la barre et de tenir les engagements internationaux de son pays.

Le voyage de Nicolas Sarkozy à Washington fin avril 2004, alors que l’administration Bush se débattait dans le scandale des tortures des prisonniers irakiens, de même que celui qu’il a effectué deux ans plus tard en septembre 2006, apparaîtront rétrospectivement comme un point noir de la juvénile carrière diplomatique du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, ancien ministre des Finances, de l’Économie et de l’Industrie de la France.

Un voyage à Canossa, par similitude avec le voyage effectué dans ce petit village d’Italie par l’empereur Henri IV en vue d’implorer le pardon du pape Grégoire VII en janvier 1077, passé à la postérité comme une démarche d’humiliation devant l’adversaire.

Se faire adouber par les associations juives états-uniennes, un des principaux partisans du boycottage des produits français durant la guerre d’Irak, en pleine déconfiture diplomatique du tandem Bush-Sharon, et, dans le même temps, prendre à partie l’opposition socialiste pour sa frilosité dans la lutte contre l’antisémitisme constitue tout à la fois un contresens diplomatique, une contrevérité politique, une fanfaronnade démagogique.

À la surenchère électoraliste, la sagesse commande, sur un sujet aussi passionnel, un discours de vérité : l’antisémitisme, résiduel en France, a préexisté à l’arrivée des arabes et des musulmans en France et ses épisodes, douloureux, sont connus de tous.

L’Histoire en est témoin de l’affaire Dreyfus, au XIX me siècle, à la collaboration du régime de Philippe Pétain avec l’Allemagne nazie.

La pédagogie politique et le sens civique commandaient de rappeler à cette occasion le rôle du sultan du Maroc, le futur Mohamed V, dans son opposition à l’application sur son territoire des lois de Vichy sur les juifs et sa contribution à la lutte contre l’antisémitisme. L’occasion en a été manquée.

Si la stigmatisation est une arme du combat politique, elle ne doit jamais se faire au détriment de la vérité. Dans le même ordre d’idées, l’instrumentalisation de l’appartenance communautaire dans la vie politique en France a préexisté à la prise de conscience politique de la communauté arabo-musulmane.

Les vociférations des organisations telles, le Renouveau juif et du mouvement Siona, dans les années 1980, appelant à des votes sanctions contre Valéry Giscard d’Estaing ou même contre François Mitterrand, pourtant briseur de l’embargo anti-israélien et premier président de la République française à avoir effectué une visite officielle en Israël, sont là pour le rappeler. Les faits sont vérifiables dans leur chronologie.

Fausse bonne idée que ce voyage à Canossa-Washington, intervenu au pire moment alors que George Bush et Tony Blair faisaient face à une levée de boucliers de leurs propres diplomates contre leur gestion du conflit irakien, assurée à coups de mensonges sur les armes de destruction massive, de tortures et d’aveuglement pro-israélien. Mauvaise querelle, à tous égards, que celle faite par M. Sarkozy à ses adversaires quand on songe au zèle pro-israélien manifesté constamment par les socialistes de Suez, en 1956, lors de l’expédition anglo-franco-israélienne contre l’Égypte, à Bir Zeit (Palestine), en l’an 2000, quarante plus tard, qui a donné lieu à la lapidation du Premier ministre socialiste Lionel Jospin pour avoir qualifié de « terroriste » le Hezbollah libanais, enfin à la carbonisation politique d’un intellectuel socialiste Pascal Boniface coupable du crime absolu de lèse-majesté, la critique de la politique israélienne.

Il est malsain de souffler sur la braise pour le plaisir de la gesticulation médiatique. Une lecture hémiplégique de l’Histoire entrave toute cohésion nationale future.

L’UMP (Union pour la Majorité présidentielle anciennement, Union pour un mouvement populaire actuellement) sera son zénith et son nadir. Sur les décombres du RPR moribond et les déboires de son chef naturel Alain Juppé, Nicolas Sarkozy a été sacré chef de la majorité présidentielle avec les encouragements juvénilement médiatiques de son benjamin, Louis.

« Bonne chance mon papa » retentira toutefois rétrospectivement comme un camouflet suprême d’une amère ironie. L’apothéose du régicide tournera en effet au vaudeville avec la fugue de sa dulcinée -équivalant à un abandon du domicile conjugal- avec le « maître des cérémonies », le propre ordonnateur du sacre, cauchemardesque scénario jamais imaginé même par le cinéaste le plus facétieux d’Hollywood.

Parangon de l’ultralibéralisme, l’homme réagira selon sa pente naturelle. Avec un autoritarisme d’une brutalité extrême : le directeur de la publication coupable du dévoilement de ses déboires conjugaux sera décapité professionnellement et un éditeur, téméraire, sommé de renoncer sur le champ à son projet romanesque.

La loi d’airain de la morphologie politique : complexe d’infériorité ? Désir forcené d’ascension sociale ? Lors de ses entretiens avec les grands hommes de la planète, Nicolas Sarkozy se dresse, littéralement, sur la pointe de ses pieds, pour se hisser à l’égal de ses interlocuteurs, du moins dans les clichés officiels, dans une volonté de dépassement des lois de la morphologie politique édictées, sous forme de sentence prémonitoire, par son modèle absolu, Napoléon Bonaparte, à savoir : « les hommes qui ne mesurent pas 1M60, le destin leur passe par dessus la tête ». « Que penser de ce compensé ? Sa talonnette d’Achille ? ce n’est pas une question d’attaque physique, mais d’étiquette éthique. Si le ministre veut nous leurrer sur sa taille que serait-ce sur ces mesures s’il est un jour président ? », décrètera, un jour, à la suite d’une nouvelle jonglerie talonnière, un des oracles de la presse quotidienne parisienne [3].

L’outrage habite cet homme qui a fait de l’invective son outil de communication privilégié. Son passage au ministère de l’Intérieur, s’il n’a pas réduit la délinquance, a en revanche enrichi le vocabulaire politique de deux de ses plus beaux fleurons de la stigmatisation française : Racaille et Karcher. Bon nombre d’observateurs lui imputeront l’exacerbation de la flambée péri-urbaine de l’automne 2005 par ses outrances verbales et ses rodomontades.

Candeur juvénile ou machiavélisme éhonté, Nicolas Sarkozy se choisira comme conseiller exclusif pour la neutralisation des troubles des banlieues françaises, M. Avi Dichter, ministre israélien de la Sécurité publique, celui-là même qui est en charge de la répression de l’Intifida palestinienne dans les territoires sous occupation israélienne, transposant dans l’ordre symbolique, volontairement ou non, le conflit israélo-palestinien sur le territoire national.

Dans une démarche à portée démagogique, à connotation électoraliste, il s’assurera, en récividiste, la collaboration d’un ancien réserviste de l’armée israélienne, Arno Klarsfeld, tant sur la définition du « rôle positif » de la colonisation que pour la régularisation des sans-papiers [4]. Curieuse façon de promouvoir la laïcité, un des principes cardinaux de la République française, en assurant la promotion d’un homme ayant réclamé une nationalité étrangère, en l’occurrence israélienne, par conviction religieuse. Non moins curieuse façon d’assurer la visibilité et la crédibilité de la diplomatie française en s’assurant les services de réserviste israélien, un pays en guerre contre des pays amis de la France, le Liban et la Palestine [5].

Nicolas Sarkozy est un être « mal-latéralisé » [6], qui ne distingue pas sa gauche de sa droite et qui confond la droite et l’extrême droite.

L’horizon indépassable de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy est l’échéance présidentielle de 2007, une date qui coïncide avec la relégation de la France dans la hiérarchie des nations, dans son classement en tant que puissance économique, diplomatique que culturelle, passant de la 4e place à la 9e à l’horizon de l’an 2010, supplantée économiquement par le Japon, l’Inde et la Chine, nouveaux géants de la scène internationale, et, sur le plan culturel, par l’Hispanidad, l’agrégation de locuteurs de la langue espagnole dans le monde, près de 450 millions de personnes en Amérique latine, en Espagne ainsi qu’au cœur même des États-Unis (près de 50 millions de personnes), qui feront de l’Espagne un centre d’influence dans le monde, plus important que la Francophonie avec ses 120 millions de locuteurs.

Que les intellectuels de cour, ces êtres qui gravitent autour de notre Sujet Médiatique Unique du début du XXIe siècle, qui ont troqué leur statut d’intellectuels pour celui de courtisan, lui rappellent à l’occasion ces quelques vérités d’évidence : à savoir que le principal gisement de la Francophonie du XXIe siècle se situe en Algérie, au Maghreb ainsi que sur le continent noir, c’est à dire les destinations actuelles des « charters de la honte ».

Au delà des similitudes entre MM. Chirac et Sarkozy, existe cependant une différence de taille : l’aîné, en vieux routier de la politique, à l’inverse de son cadet, n’a jamais joué contre son camp dans les forums internationaux. La marque d’un certain sens de l’État.

A Washington, le « petit Nicolas » s’est livré à une prestation politicienne, quand se dégageait du discours du « grand Dominique » une prestance morale, en harmonie avec la haute idée que la France veut donner d’elle même.

A tous égards, le voyage à Washington de M. Sarkozy a représenté le négatif du voyage à New York de M. De Villepin, l’ancien ministre des affaires étrangères, en plein débat du Conseil de sécurité de l’ONU sur le conflit irakien. Une mauvaise manière faite à la France, qui a gommé dans l’opinion l’impact du plaidoyer français.

L’homme de la rupture n’a renoncé à rien de l’héritage du gaullisme électoral, s’emparant sans le moindre inventaire de la totalité du legs : parti, cadres, militants, électeurs et financement. L’homme de la rupture n’a renoncé en rien aux combines électoralistes de l’ancien parti gaulliste comme tendrait à le prouver le maelstrom magmatique du feuilleton Clearstream où il apparaît à la fois victime et bourreau, manipulateur et manipulé.

Mais que l’on ne s’y trompe pas : l’homme que l’UMP s’est choisi comme candidat présidentiel pour les élections de 2007 n’est toutefois pas l’héritier du gaullisme mais le chef de file du courant atlantiste, un des points d’articulation de l’axe israélo-américain dans la sphère euro-méditerranéenne.

Les humoristes anglais désignent Tony Blair de caniche britannique de George Bush. Les Français se sont surpris, un jour, de se découvrir, à leur insu, « tous américains », de par la volonté du Directeur du Monde, Jean Marie Colombani. A n’y prendre garde, un tel schéma pourrait se reproduire.

Que les hommes de bonne volonté se liguent donc pour que la France ne dispose jamais d’un caniche français au président américain. Car s’il suffit d’un décret pour faire un ministre d’état, il en faut davantage pour faire un homme d’état.

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[1] « Sujet médiatique unique » (SMU), l’expression est de Daniel Schneiderman, animateur d’Arrêt sur image (France 5).

[2] « Nicolas Sarkozy agite le voile islamique », Réseau Voltaire, 19 janvier 2004.

[3] « Sarkozy, c’est le pied », par Gérard Lefort, Libération, 4 novembre 2006.

[4] « Nicolas Sarkozy confie une réflexion sur la colonisation au colonialiste Arno Klarsfeld », Réseau Voltaire, 4 janvier 2006.

[5] « Quel statut juridique pour les soldats français de l’armée israélienne ? » par René Naba, Réseau Voltaire, 9 août 2006.

[6] « Mal-latéralisé », déficience relevée surtout chez les enfants et qui consiste à ne pas distinguer sa droite de sa gauche



http://www.voltairenet.org/article144674.html


Aziza Bahloul journaliste du site
Par RobSpierre59 - Publié dans : DIRIGEANTS POLITIQUES
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